lancé en 2017 par la sauvegarde de l’art français en hommage à son fondateur, le Prix Trévise distingue une restauration architecturale exemplaire.

Parmi les projets que la Fondation a soutenus entre 2017 et 2019, une sélection de 6 restaurations particulièrement admirables a été effectuée par les rapporteurs du Comité d’action de la Sauvegarde de l’Art Français, Élisabeth Caude, Conservateur en chef du patrimoine au département Mobilier Objet d’Art de la Conservation du musée national du Château de Versailles et de Trianon, Benjamin Mouton et Eric Pallot, tous deux inspecteurs général et architectes en chef honoraires des Monuments historiques et Philippe Plagnieux, historien de l’Art, professeur à l’Ecole Nationale des Chartes, titulaire d’une chaire d’histoire de l’art médiéval de l’Université de Paris I Panthéon-Sorbonne.

    Menées à bien grâce à la motivation et à la passion d’équipes municipales, de bénévoles associatifs et de propriétaires privés, ces restaurations témoignent de l’expertise et du savoir faire de nos architectes et artisans.

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    Clôture des votes le 31 août 2020.

    Chapelle Notre-Dame de Béneauville à Chicheboville (Calvados)

    La chapelle Notre-Dame est le vestige d’un moustier : une ferme construite et exploitée pour le compte de l’abbaye de Troarn, par les soins d’une petite communauté installée là à partir de 1060-1080.

     

    Le chœur est du XIIe s., la nef a été remaniée au XIIIe s. avec l’ajout d’une corniche décorée en dents de scie. Un clocher de charpente, ajouté au XIIIe s., fut détruit en 1698 en raison de sa vétusté et remplacé par un petit clocher en bout de nef, dit « clocher-pignon ». Le porche et son fronton triangulaire ont sans doute été ajoutés à la même époque. La corniche extérieure du chœur est remarquable par son décor de modillons variés.

     

    Fin 2018 se sont achevés les travaux de restauration générale de la chapelle, entrepris en 2009 par la commune avec la collaboration très active de l’association des Amis de la Chapelle Notre-Dame de Béneauville, présidée par André Arruego.

     

    Ces travaux ont compris la réfection des maçonneries extérieures, puis la réfection des maçonneries intérieures, la restauration de la toiture en tuiles plates et enfin la consolidation des contreforts.

     

    Cette restauration s’illustre par sa finesse et sa sensibilité.

     

     

    Consulter la fiche projet ici.

     

     

    Vue d’ensemble avant / après restauration

     

    Restauration de la litre funéraire aux armes de Louis Fribois, seigneur de Beneauville (XVIIIe s.)

    • Chapelle Notre-Dame de Béneauville
    • I.S.M.H. en 1932
    • Chicheboville, 512 habitants
    • Département du Calvados, en Nomandie
    • La Sauvegarde a aidé à hauteur de 5 000 € les travaux de reprise de la toiture, de restauration des murs intérieurs puis à hauteur de 3 000 € les travaux de consolidation des contreforts.
    • L'association des Amis de la Chapelle Notre-Dame de Béneauville s'est activement investie dans ce projet.
    • Maître d'oeuvre : Jean-Charles de Sèze, Architecte du patrimoine
    • Maçonnerie et taille de pierre : Ets QUELIN DEMOUVILLE / Société RTN / EIRL 14 MTPC Patrice LEU
    • Toiture : DELASALLE David
    • Menuiseries : SARL Godin
    • Vitraux : Maîtres Verriers Rennais (Frédéric Rault)
    • Restauration de la litre : l'Acanthe Patrimoine
    • Electricité & chauffage : Etse DESLOGES
    • Tableaux du retable : Normandie Patrimoine
    • Crédits photos : Julie Deslondes / André Arruego

    Vue ouest après restauration

    Vue ouest avant restauration

    Façade nord après restauration

    Façade nord avant restauration

    Réfection des enduits "à la bouteille". Ce type d'enduit ancien, à la chaux, consiste à laisser des stries qui suivent les rangs de pierre calcaire et les protègent de la pluie.

    Corniche à modillons après restauration

    Corniche à modillons avant restauration

    La charpente en carène de vaisseaux et les litres funéraires à l'intérieur de la nef.

    La chapelle du Manoir de Bimorel, à Imbleville (Seine-Maritime)

    Ancien manoir fortifié, surnommé La Perle de la Saâne, le château de Bimorel,  auparavant appelé château de la Couture puis château du Vivier, fut édifié en 1491 par Janon de Dampierre, Seigneur de Biville-la-Baignarde, Imbleville, Thiédeville et Eurville.

     

    Situé au bord de la Saâne, petit fleuve côtier qui se jette dans la mer à Quiberville, le château de Bimorel, entouré de bois touffus et de collines élevées, est assurément l’une des habitations les plus gaies et les plus complètes du pays de Caux.

     

    Il appartient à cette génération de vastes constructions, mi-résidentielles, mi-forteresses, élevées en Normandie pendant la période pré-Renaissance. Il s’agissait alors d’un petit château-fort, garni, de tous les côtés, de tourelles.

     

    A l’entrée de la cour, à laquelle on ne pouvait accéder que du côté nord, se trouvait un corps carré – sorte de poterne – flanqué de quatre tourelles, que l’on traversait, après avoir passé le pont-levis jeté sur les fossés.

    A la suite des remaniements ultérieurs, les tourelles de la façade ouest du château, ainsi que les bâtiments de service du coté du nord disparurent successivement, le pont-levis et ses quatre tourelles furent démolis et les fossés du sud furent comblés et transformés en jardins.

     

    Située à l’angle Est, la chapelle Notre-Dame, certainement édifiée au XVIIe siècle, était autrefois reliée au château par une galerie, faisant alors office de nef depuis laquelle les fidèles pouvaient suivre la messe. En dessous, se trouvaient des arcades et sous la chapelle, une grande cave voûtée.

     

    Imbleville fut un temps aux Saint-Rémy, d’Elbeuf, avant de devenir la propriété du comte et de la comtesse de Boigne.

     

    Propriétaire de l’édifice qu’elle a hérité de Jean de Boigne, la famille Kourimsky a entrepris ces dernières années d’importants travaux de restauration grâce auxquels ce joyaux de la campagne cauchoise a retrouvé tout son cachet.

     

    En 2018, la Sauvegarde de l’Art français a apporté son soutien aux travaux urgents de mise hors d’eau de la petite chapelle en briques : des infiltrations récurrentes en toiture avaient provoqué des désordres d’’assemblage de la charpente, entraînant des efforts horizontaux sur les murs et générant des fissures de la maçonnerie.

     

    Dans son écrin de verdure, le manoir de Bimorel est un véritable havre de paix.

     

    Voir la fiche projet ici.

     

    Vue d’ensemble avant / après restauration.

    • Chapelle Notre-Dame du Manoir de Bimorel
    • Le château est inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques mais la chapelle, en revanche, n'est pas protégée.
    • Imbleville, 320 habitants
    • Département de la Seine-Maritime, en Normandie
    • En 2018, la Sauvegarde a accordé 6 000 € pour la mise hors d’eau de l’édifice.
    • Maître d'oeuvre : Ateliers de la Corderie / Bertrand Camillerapp, architecte
    • Maçonnerie : Normandie Rénovation
    • Charpente : Les Métiers du Bois
    • Couverture : SARL Boutel
    • Menuiserie : Atelier Christophe Bénard
    • Crédits photos : Ateliers de la Corderie / Atelier Christophe Bénard

    Le manoir de Bimorel et sa chapelle. Crédits photos : Atelier Christophe Bénard

    Restauration de la charpente en chêne dont les bois étaient pourris par l'humidité.

    Réfection de la couverture en ardoise posée au clou cuivre sur voligeage sapin.

    Vue d'ensemble avant restauration.

    Consolidation et reprise des maçonneries en briques au mortier de chaux.

    Repose de l’épi de faîtage représentant Neptune. Crédits photos : Atelier de la Corderie - Bertrand Camillerapp, architecte

    Eglise Notre-Dame à Cazalrenoux (Aude)

    La première mention de Cazalrenoux date du XIIIe siècle. Il s’agissait d’un village ecclésial dépendant de la seigneurie de Laurac. L’église était alors entourée d’un enclos, érigé sur une motte.

     

    Notre-Dame est une église romane composée d’une nef unique de trois travées avec une abside hémicirculaire voûtée en cul-de-four.
    L’église est fortifiée une première fois au XIVe s., certainement lors des incursions du Prince Noir, et une deuxième fois lors des guerres de Religion, au XVIe s. La seconde surélévation, quasiment aveugle, comporte des archères avec ouvertures de tir pour armes à feu.

     

    En 2015, la commune de 89 habitants s’est lancée dans un ambitieux chantier de restauration du clos et couvert de l’église Notre-Dame.

     

    Outre la confortation générale des maçonneries et la consolidation des contreforts dont certains se désolidarisaient des élévations, il a fallu procéder à une reprise de l’ensemble des fondations déchaussées de l’église et au reprofilage des abords. Indispensable à la mise hors d’eau de l’église, la couverture en tuiles courbes a été restaurée.

     

    A la faveur de cet important chantier, des recherches archéologiques ont permis d’apporter de nouveaux éclairages sur l’histoire de l’édifice. Les sondages réalisés lors des travaux de reprises des fondations ont permis de retrouver dix silos ou fonds de silos médiévaux XI° et XII° siècles, et des niveaux de sol des XIII° et XIV° siècles, avec un mobilier important correspondant à trois phases d’occupation médiévale. Une étude du bâti a été faite en suivant les travaux.

     

    La deuxième intervention en 2019 a permis de valider deux phases de décaissement de l’église, la première au moment de sa première fortification au XIV° s., en même temps que la fortification  du village, la deuxième vraisemblablement au XIX° s. avec la réfection des voiries du village.

     

    Ce chantier imposant a permis de rendre son lustre à l’église qui domine le village.

     

    Consulter la fiche projet ici

     

    Vue d’ensemble avant / après.

     

    Le chevet et son imposant contrefort axial avant / après restauration.

    • Eglise Notre-Dame
    • I.S.M.H. en 1948
    • Cazalrenoux, 89 habitants
    • Département de l'Aude, en Occitanie
    • La Sauvegarde a contribué à hauteur de 55 000 € à la consolidation et à la restauration des maçonneries extérieures ainsi qu'à la réfection de la couverture en tuiles courbes.
    • Maître d'oeuvre : Cabinet Tarbouriech & Robert-Cols, Architectes du patrimoine
    • Archéologue : Frédéric Loppe
    • Echafaudage : Echas
    • Maçonnerie : Etse SELE - Yves Berthoumieu
    • Confortation structurelle : Entreprise R3S - Stéphane Panin
    • Couverture : Etse Jean-Louis IZARD
    • Paratonnerre : Etse Manolito TEROL
    • Menuiserie : Etse John TRUIN
    • Electricité : Chartier
    • Crédits photos : Cabinet Tarbouriech & Robert-Cols / Brice Asensio, Maire de Cazalrenoux

    Vue d'ensemble après restauration : l'église qui présentait de sérieux problèmes structurels a fait l'objet d'une reprise en sous-œuvre de l'ensemble de ses fondations. Les élévations et leurs contreforts ont été consolidés, rejointoyés et harmonisés.

    Façade sud après restauration. L'emmarchement d'accès a été entièrement reconstruit.

    Façade sud avant restauration.

    Vue du chevet, après restauration. Les chapelles nord du XIXe siècle, présentant un défaut de construction qui affaiblissait la façade nord de l'édifice, ont été consolidées et remaniées. La partie haute du contrefort a été restituée.

    Façade nord avant restauration

    Vue nord-ouest après restauration.

    Le clocher et la couverture après restauration

    Le clocher et la couverture avant restauration

    Restauration du portail et de ses éléments en pierre, rougis par le feu.

    Collégiale Notre-Dame des Oliviers à Murat (Cantal)

    Mentionnée dès l’an 270 comme l’un des lieux de prédication de saint Mamet, Murat est l’une des plus anciennes cités cantaliennes.

     

    Au XIe siècle, Murat est une vicomté puissante abritant une population d’artisans, de commerçants et de juristes protégés par d’épais remparts. Son puissant château, symbole d’un pouvoir menaçant pour l’autorité royale, fut détruit en 1633 par ordre de Richelieu.

     

    La collégiale Notre-Dame, nommée par la suite Notre-Dame des Oliviers, est construite au XIVe siècle, à l’emplacement d’une première église probablement fondée entre le VIIIe et le Xe s.

     

    Cet édifice suit un plan rectangulaire à chevet plat et le chœur prend place au nord-nord-est. Le clocher au sud-sud-ouest est érigé en 1430 et l’église agrandie de sept chapelles tout au long du XVe siècle.

     

    Le clocher est surélevé au XIXe siècle et pourvu d’une flèche en forme de bulbe, couverte d’ardoises, unique dans le Cantal.

     

    Au XXe siècle, l’église reçoit un portail et un porche en façade Sud.

     

    En 2015, la commune s’est engagée dans un important chantier de restauration de la toiture en phonolite dont le montant s’est élevé à plus de 1,3 million d’euros et s’est achevé à l’été 2019.

     

    La qualité de la restauration témoigne du talent et du savoir-faire des artisans couvreurs et charpentiers.

     

    Et parce que la transmission de ce patrimoine exceptionnel passe également par la promotion des savoir-faire, des élèves du lycée professionnel de Murat ont pu suivre une partie du chantier expliqué par Pierre Weiler, l’architecte du patrimoine, responsable de l’encadrement du projet, et par le charpentier en charge de la restauration.

     

    Consulter la fiche projet ici.

     

    Vue d’ensemble avant / après restauration.

    • Eglise Notre-Dame des Oliviers
    • I.S.M.H. en 1991
    • Murat, 1950 habitants
    • Département du Cantal en Auvergne-Rhône-Alpes
    • La Sauvegarde a aidé la commune à quatre reprises, à hauteur de 50 000 € pour la restauration de la charpente en chêne, de la couverture en lauzes de phonolite et la consolidation des maçonneries d'arase.
    • Maître d'oeuvre : Pierre Weiler, Architecte du patrimoine
    • Echafaudage : Centre Sud
    • Maçonnerie - Pierre de Taille : Louis Geneste
    • Charpente : Ateliers Férignac
    • Couverture : Etse Maurice Nailler
    • Vitrail : Laetitia Bastien
    • Crédits photos : Agence Pierre Weiler / Gilles Chabrier, maire de Murat

    L'église, au cœur du village.

    L'église Notre-Dame des Oliviers restaurée et triomphante, pour la Fête du Cornet de Murat.

    La couverture en lauze de phonolites avant restauration.

    Dépose de la couverture, restauration et redressement des travées est de la nef.

    Réfection à l'identique des travées ouest de la charpente en chêne.

    Revoligeage et fixation des lauzes par double clouage.

    Eglise Saint-Pierre-et-Saint-Paul à Saint-Paul-Lizonne (Dordogne)

    Saint-Paul-Lizonne est une commune du nord-ouest de la Dordogne limitrophe avec la Charente. Le bourg est situé sur un éperon surplombant la Lizonne.

     

    De l’église construite au XIIe siècle, il ne reste que l’avant chœur et l’abside qui est surmontée d’une chambre de défense.

     

    Au XVIIe siècle elle a été agrandie de sa large nef couverte d’un singulier lambris en forme de coque de bateau retournée de 11 m. sur 16 m., magnifiquement peint par Arnaud Paradol, maître peintre périogourdin sourd et muet, sur commande du curé de l’époque.

     

    En 2018, la commune a fait procéder à la restauration de la couverture de l’église et à la mise en œuvre d’un réseau optimal d’évacuation des eaux pluviales. Il s’agissait de mettre hors d’eau l’édifice, dont la toiture fuyarde menaçait la bonne conservation du plafond peint lambrissé, alors en cours de restauration.

     

    Encouragée par Sauvegarde de l’Art français, et assistée par l’association Culture et Patrimoine Local (C.PA.L.) présidée par Josette Bardy, la commune a entrepris une demande de classement de l’église qui a abouti en 2018.

     

    Consulter la fiche projet ici.

     

    Vue du plafond peint après/avant restauration.

     

     

     

    Reportage du 18 novembre 2016 consacré au trésor de l’église de Saint-Paul-Lizonne, sur France 3 Nouvelle-Aquitaine.

     

     

    Reportage du 7 novembre 2016 du Pèlerin magazine, sur l’église de Saint-Paul-Lizonne, lauréate du prix Pèlerin du patrimoine

     

    • Eglise Saint-Pierre-Saint-Paul
    • Classée MH en 2018
    • Saint-Paul-Lizonne, 275 habitants
    • Département de la Dordogne, Nouvelle-Aquitaine
    • La Sauvegarde de l'Art Français a accordé 14 000 € en 2018 pour la restauration des couvertures et l'assainissement de l'édifice.
    • L'Association Culture et PAtrimoine Local - C.PA.L. - Saint Paul Lizonne, grâce à sa ténacité, a permis de trouver les financements de ces travaux pour compenser le manque de moyens de la Commune.
    • Maître d'oeuvre : Denis Dodeman, Architecte en Chef des Monuments Historiques
    • Couverture : SAS Lafaye Bâtiment - Francis Lafaye
    • Peintures murales : Atelier Marc Philippe
    • Crédits photos : Architecture Patrimoine & Paysage - DODEMAN SARL / Association C.PA.L.

    Vue générale de l'église après restauration de la couverture en tuiles canal.

    La couverture en tuiles canal de la nef, avant restauration.

    La toiture restaurée, les oiseaux retrouvent leurs quartiers !

    Vue de la façade ouest.

    Avant restauration du plafond peint.

    Avant restauration du cartouche

    Le cartouche restauré

    Chapelle Saint-Fraimbault à Saint-Georges-de-la-Couée (Sarthe)

    La chapelle Saint-Fraimbault s’élève à l’emplacement d’un édifice primitif attesté au IVe siècle, sur les terres d’une villa Sabonarias, lieu d’une activité agricole artisanale et commerciale sur les bords d’Etangsort.

     

    Reconstruite au IXe et X s. après les destructions normande et bretonne, elle est un lieu de pèlerinage pour les fidèles venant recueillir la poussière du sarcophage de Saint Fraimbault, réputé pour guérir les fièvres.

     

    La charmante chapelle, aux proportions modestes, se compose d’une nef unique de 11m40 sur 4m50 et s’achève par une abside semi-circulaire.

     

    La façade de l’autel est percée d’une ouverture en plein cintre qui se prolonge par une sorte de caveau contenant un sarcophage mérovingien en grès de roussard, aujourd’hui encore situé au-dessous de l’autel. Désormais vide, il contenait probablement le corps de Saint Fraimbault.

     

    La chapelle est ornée de peintures murales du XVe et XVIe s., représentant principalement des Saints honorés par les Mérovingiens : saint Michel et sa lance, saint Pierre et sainte Radegonde, sainte Radegonde tenant un livre et un bâton d’abbesse, saint Eloi et un évêque avec mitre et crosse.

     

    En 2018, la commune sarthoise de 160 habitants a entrepris une restauration nécessaire de la chapelle très affectée par des désordres d’humidité. Les travaux de maçonnerie, de charpente et de couverture, entrepris avec finesse et mesure, ont permis de redonner un nouveau souffle à la chapelle tout en conservant son charme roman.

     

    La réfection de la couverture du clocheton et de son pignon par un bardeau en châtaignier offre un résultat particulièrement remarquable.

     

    Consulter la fiche projet ici.

     

    • Chapelle Saint-Fraimbault
    • I.S.M.H. en 1971
    • Saint-Georges-de-la-Couée, 155 habitants
    • Département de la Sarthe, dans les Pays-de-Loire
    • En 2018, la Sauvegarde a contribué à hauteur de 8000 € au chantier de restauration de la chapelle.
    • Maître d'oeuvre : Lucyna Gautier-Zielinska, Architecte du patrimoine
    • Maçonnerie : SARL Jean-Marie RENARD
    • Charpente / Couverture : SARL ABC Leroyer
    • Electricité : S.A. Pasteau
    • Peintures murales : Géraldine Fray
    • Crédits photos : Lucyna Gautier-Zielinska

    Vue d'ensemble de la chapelle. Les maçonneries assainies ont été ponctuellement reprises à la chaux. La charpente de la nef a été redressée et renforcée, celle du clocheton refaite à neuf en bois de chêne. La couverture de la nef a été entièrement restaurée en tuiles plates de récupération.

    Remplacement de la couverture du clocheton et de son pignon par un bardeau en châtaignier.

    Le clocheton et son pignon couverts en ardoise avant restauration.

    Assainissement des maçonneries intérieures et réfection à l'identique du lambrissage de la nef.

    Le lambrissage de la nef en très mauvais état sanitaire, avant restauration.

    Dépoussiérage et restauration des peintures murales du XVe s., représentant des saints mérovingiens.

    * champs requis

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