Île-de-France, Hauts-de-Seine (92)
Nanterre, Les Cent Images
Mobilier

Cette œuvre est la lauréate pour sa région du concours Plus Grand Musée de France mené de septembre 2025 à février 2026 par Allianz France et la Sauvegarde de l’Art Français. Elle va bénéficier d’un mécénat de 8 000 euros offert par Allianz France pour sa restauration.
En 1989, la Maison de Nanterre devient le Centre d’Accueil et de Soins Hospitaliers – Hôpital Max Fourestier (CASH). Cette transformation marque le début d’un vaste programme de rénovation et d’humanisation du site, notamment des structures médico-sociales comme l’EHPAD et le CHAPSA. Ces espaces sont principalement accessibles par la galerie Est, axe central de circulation long de plus de 300m. En 1997, le CASH commande à l’artiste Guy de Rougemont la réalisation d’une centaine de toiles marouflées destinées à cette galerie, un projet artistique emblématique de l’élan de modernité insufflé à l’établissement.
L’œuvre
Intitulé Les Cent Images, cet ensemble de cent toiles est conçu par Guy de Rougemont et réalisé avec l’aide d’une équipe qui l’accompagne en seulement quarante jours ouvrés, conformément aux souhaits exprimés par l’artiste dans sa correspondance avec le CASH. Cette correspondance révèle également que Guy de Rougemont n’a facturé que les matériaux, inscrivant délibérément ce projet dans une démarche de mise à disposition de l’art pour tous. Fondée sur un travail essentiel autour des formes et des couleurs, à la frontière de la peinture et de la sculpture, l’œuvre de Guy de Rougemont investit aussi bien des objets du quotidien que de grands espaces publics qu’on lui confie à animer, comme l’hôpital Saint-Louis à Paris, la station RER de Marne-la-Vallée, le parvis du musée d’Orsay ou encore la place Albert-Thomas à Villeurbanne. Pensées pour un lieu de soins et d’accueil, Les Cent Images offrent aux publics les plus fragilisés une expérience esthétique capable de stimuler l’imaginaire, illustrant pleinement les valeurs humanistes portées par l’artiste tout au long de son œuvre.
La restauration
Aujourd’hui, seules 82 des 100 toiles originales des Cent Images subsistent. Les différents chantiers de construction ont entraîné la destruction de plusieurs œuvres, et de nouveaux travaux prévus menacent encore une partie de la galerie. Face à ces risques, un projet de conservation-restauration apparaît indispensable afin d’assurer la sauvegarde de cet ensemble monumental. Il implique la dépose des toiles concernées par les démolitions, la stabilisation des œuvres restantes et la documentation de leur état, dans un objectif de prévention des pertes futures.



