Nouvelle-Aquitaine, Lot-et-Garonne (47)
Laplume, Mise au tombeau
Mobilier

Cette œuvre est la lauréate pour sa région du concours Plus Grand Musée de France mené de septembre 2025 à février 2026 par Allianz France et la Sauvegarde de l’Art Français. Elle va bénéficier d’un mécénat de 8 000 euros offert par Allianz France pour sa restauration.
Située dans le Lot-et-Garonne, la commune de Laplume possède un riche héritage historique et patrimonial. Son territoire, marqué par l’histoire médiévale de l’Agenais, conserve des traces de son passé rural et seigneurial. Le village s’est développé autour de son église et de ses anciens bâtiments agricoles, témoignant d’une organisation traditionnelle du paysage bocager et viticole. Plusieurs maisons et fermes conservent leur structure en pierre et en colombages, caractéristiques de l’architecture locale.
L’œuvre
Au cœur de l’église Saint-Barthélémy à Laplume se trouve un tableau représentant la Mise au Tombeau du Christ, moment poignant de la Passion où son corps est descendu de la croix et préparé pour l’ensevelissement. Au centre de la composition, le Christ est étendu, soutenu par ses proches. La Vierge Marie, le visage marqué par le chagrin, se penche sur lui, tandis que saint Jean et Marie-Madeleine l’entourent, exprimant douleur, compassion et fidélité. Les personnages sont disposés de manière à guider le regard vers le Christ et à souligner la dimension dramatique et émotive de la scène. Le peintre joue sur la lumière et les contrastes de couleurs pour accentuer la profondeur des sentiments et la gravité de l’instant. Les drapés des vêtements et les expressions des visages traduisent à la fois réalisme et intensité spirituelle.
La restauration
L’œuvre présente aujourd’hui un état de conservation préoccupant. La toile est déformée, avec un manque de tension en partie basse, plusieurs déchirures et lacunes en partie haute, un revers empoussiéré et une possible contamination fongique. Le châssis est encrassé et présente des traces d’insectes xylophages. La couche picturale à l’huile est recouverte d’un vernis jaunâtre irrégulier et fortement encrassée. Des écaillages, des soulèvements et des zones de chancis liés à l’humidité sont visibles, notamment dans la robe bleue de la Vierge. Une restauration est nécessaire pour stabiliser le support et la peinture, nettoyer la surface et traiter le vernis afin de préserver l’intégrité et la lisibilité de l’œuvre.


