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Somme affectée
8 000 €

Punaauia (Polynésie-Française), pétroglyphe polynésien - Sauvegarde de l'Art français - Plus Grand Musée de France

Cette œuvre est la lauréate pour sa région du concours Plus Grand Musée de France mené de septembre 2025 à février 2026 par Allianz France et la Sauvegarde de l’Art Français. Elle va bénéficier d’un mécénat de 8 000 euros offert par Allianz France pour sa restauration.

Située sur la côte ouest de l’île de Tahiti, en Polynésie française, la commune de Punaauia occupe une place centrale dans l’histoire et la mémoire de l’archipel. Anciennement nommée Manotahi ou Hiti, elle fut l’un des berceaux des grandes familles Ari’i (chefs royaux) de Tahiti, et ses terres sont imprégnées de traditions, de récits et de vestiges qui racontent la richesse d’un passé millénaire. Un des éléments patrimoniaux les plus emblématiques est le Musée de Tahiti et des Îles – Te Fare Iamanaha, qui conserve et met en valeur des collections ethnographiques, historiques et archéologiques qui illustrent la diversité des civilisations polynésiennes.

L’œuvre

Dès les temps anciens, Punaauia formait avec les territoires voisins un district dirigé par un Ari’i, suivant l’organisation sociale polynésienne traditionnelle. Parmi ses trésors patrimoniaux figure le pétroglyphe dit « des jumeaux de Tīpaeru’i » (Nâ maeha’a nô Tîpaeru’i), aujourd’hui conservé dans les jardins du Musée de Tahiti et des Îles. Les motifs de l’art rupestre polynésien étaient réalisés par piquetage, parfois par rainurage, et représentent principalement des tortues, mais aussi des figures humaines stylisées, des requins, des pirogues, ou des formes géométriques. Ces gravures étaient souvent intégrées à des roches naturelles ou dalles de corail formant des ahu, des structures à vocation religieuse dont le sens exact nous échappe encore aujourd’hui. La pierre Nā Maeaha’a nō Tīpaeru’i, sur laquelle figure le pétroglyphe des jumeaux, est liée à la légende de Tetauri et de son épouse enceinte. Lorsque la guerre éclata entre Punaauia et Fa’a’a, Tetauri dut rejoindre le champ de bataille malgré l’état avancé de grossesse de son épouse. Celle-ci mourut en accouchant de jumeaux, et Tetauri, pris de douleur, les enterra avec une large pierre gravée de l’image des enfants et d’une anguille, gardienne de la sépulture. Cette pierre raconte à la fois un épisode tragique et la profonde dimension symbolique et spirituelle de l’art rupestre polynésien.

La restauration

Le pétroglyphe nécessite une protection contre les intempéries, car l’eau de pluie favorise son érosion et le développement de mousses. Un projet prévoit la construction d’une structure en bois, sur laquelle une couverture végétale sera ajoutée ultérieurement pour préserver la pierre.

Le projet en images

Punaauia (Polynésie-Française), pétroglyphe polynésien - Sauvegarde de l'Art français - Plus Grand Musée de France

Punaauia (Polynésie-Française), pétroglyphe polynésien - Sauvegarde de l'Art français - Plus Grand Musée de France