Centre-Val de Loire, Eure-et-Loir (28)
Auneau, Église Saint-Rémy
Édifice

L’église Saint-Remy d’Auneau est un édifice de plan basilical orienté, composé d’une nef de six travées flanquée de bas-côtés, prolongée par un clocher carré puis par une abside en hémicycle. Le clocher est encadré de deux chapelles formant un transept de dimensions inégales, la chapelle nord se prolongeant par une sacristie ajoutée postérieurement le long de la façade nord. Une tourelle d’escalier en vis, située à l’angle sud-est, dessert les combles. La façade occidentale, dominée par un large pignon en moellons renforcé de contreforts en pierre de taille, présente un portail central en arc brisé, accompagné d’une porte secondaire en anse de panier et d’une niche destinée à une statue de saint Maur. L’ensemble est rythmé par une baie romane et surmonté d’un décor de modillons sculptés. Les bas-côtés, rythmés par des baies en plein cintre, sont coiffés de toitures en tuile plate et équipés de gouttières en cuivre. Le clocher, en moellons et pierre de taille, est percé de baies géminées et de lucarnes, tandis que les chapelles présentent des baies à remblages gothiques. L’abside en hémicycle est éclairée par trois baies en arc brisé séparées par des contreforts. Enfin, la sacristie s’intègre à l’ensemble en s’accolant à la chapelle nord, près d’un bassin sacré dédié à saint Maur.
L’église Saint-Remy s’inscrit dans une histoire longue marquée par des phases successives de construction et d’aménagement. L’édifice primitif a été progressivement enrichi par des campagnes de travaux qui ont donné sa forme actuelle, mêlant structures médiévales et ajouts postérieurs. Les chapelles, le clocher et certaines baies témoignent d’évolutions stylistiques allant du roman au gothique, complétées par des aménagements plus tardifs, notamment la sacristie et divers éléments décoratifs. L’église est également marquée par la présence d’un espace de dévotion autour de saint Maur, attesté par la fontaine sacrée et le mobilier de la chapelle nord. Le lieu conserve des éléments funéraires anciens, dont une pierre tumulaire datée de 1612 appartenant à la famille Michenet, classée au titre des Monuments historiques. L’ensemble du décor intérieur, de style néo-gothique, a été enrichi par un programme iconographique cohérent autour des saints patrons et de scènes bibliques, notamment dans le chœur et les chapelles latérales.












