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L’église Saint-Michel de Laballe. L’église Saint-Michel de Laballe, mentionnée   sous   le   nom   de   Saint-Michel   de   Sérin   dans   un pouillé de 1729, fait partie d’un ensemble  homogène  de  sept  églises  situées sur le territoire actuel de la commune de Parleboscq. Ces églises, dont deux  sont  malheureusement  ruinées,  toutes  construites  en  briques  à la notable exception de Saint-Cricq, présentent des similitudes architecturales évidentes dues à la  concomitance  des  principales  étapes de leur histoire et contribuent  à  éclairer  de  manière  sensible  l’histoire générale du Gabardan. Malgré l’œuvre des générations  successives, Saint-Michel offre aujourd’hui un plan  d’une  rustique  simplicité. Un vaisseau unique est  terminé  à  l’est  par  une  abside  à  cinq pans. Le chevet est soutenu par des contreforts imposants  entre  les­ quels s’insèrent des baies en plein cintre qui ont remplacé des ouvertures plus basses et étroites. La façade occidentale est elle-même étayée par de puissant s massifs aux angles nord et sud, imposés sans doute par l’instabilité du terrain. Une tour carrée à trois niveaux de  baies en  plein  cintre  est  accolée  au  mur  sud  et  une  vaste  chapelle de même plan au  mur  nord.  L’édifice  ancien  est  composé  de  la  nef et du chevet à contreforts. Divers éléments permettent d’en faire  remonter la construction à la fin du Moyen Age. On a proposé le XIVe s.  en   invoquant   une   petite   baie  géminée   à  oculus  ouverte dans le mur sud éclairant la nef à l’origine  et  aujourd’hui  visible  dans  la tour. Une date plus tard ive conviendrait sans doute mieux. La vicomté de Gabardan, zone frontière typique, a été particulièrement touchée par le conflit opposant le roi de France au roi d’Angleterre. Ce  n’est qu’à partir de la deuxième  moitié  du  XVe  s.  que  les  terres  furent à nouveau cultivées grâce  à  l’arrivée  d’une  immigration  paysanne importante et que – conséquence du repeuplement – l’activité constructive reprit avec vigueur. La présence de sept églises à Parleboscq serait le  témoignage  durable  de  cette  prospérité  retrouvée. C’est peut-être le souvenir des troubles, ainsi  que  la  rareté  des  refuges fortifiés, qui expliquent la construction  au  XVIe s.  de  la  tour carrée dont les meurtrières du dernier niveau attestent le caractère défensif. Une enquête ordonnée  en  1546  prouve  que  la  tour  n’était pas terminée et le voûtement encore à faire, malgré  l’existence  ancienne des contreforts. L’église a dû subir quelques remaniements  au XVIIe s. ; une pierre  de  remploi  datée  de 1637  est  encore  visible dans la façade occidentale. La chapelle nord qui est, on le notera, la seule  avec la tour à porter une génoise, date peut-être de cette époque. C’est   enfin  au   milieu  du   XIXe     s.    que  le  propriétaire   du   château   de Laballe imposa à l’édifice d’importantes transformations : construction d’une  fausse  voûte  dont  le  lambris  fut  enduit  de  plâtre  et   décoré par des artistes italiens, couvrement de la tour. par une flèche d’ardoises. La Sauvegarde de l’Art Français a aidé l’association, créée pour   la préservation de Saint-Michel, lors de plusieurs campagnes  de  travaux concernant la réfection des charpentes et toitures (33 500 F en 1991, 100 000 F en 1992, 100 000 F en 1994).

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