Nouvelle-Aquitaine, Lot-et-Garonne (47)
Port-Sainte-Marie, Chapelle de l’ancien couvent des Jacobins
Édifice

L’église des Dominicains du Port-Sainte-Marie, construite au milieu du XIVᵉ siècle, était une vaste église gothique à nef unique flanquée de deux bas-côtés, caractéristique des grandes églises des ordres mendiants. La nef principale comportait cinq travées voûtées sur croisées d’ogives, tandis que les bas-côtés en comptaient quatre, éclairés par des fenêtres géminées à arcatures trilobées. Les murs étaient ornés de peintures simples à fond blanc et de litres ocreuses. Aujourd’hui, l’édifice ne subsiste qu’à l’état partiel : deux travées du bas-côté nord et une portion du mur nord du chœur, avec des voûtes en briques dans les bas-côtés et une couverture en tuiles mécaniques sur le chœur, le reste ayant disparu au fil du temps.
Fondé vers 1330 dans la ville médiévale en bordure de Garonne, le couvent des Dominicains de Port-Sainte-Marie fut un lieu majeur pour l’ordre dans le Lot-et-Garonne. Transformé en temple protestant au début des guerres de Religion, il fut gravement endommagé en 1569 par Montgomery, ne laissant que quelques vestiges. Les fouilles des XXᵉ siècles n’ont pas permis de retrouver la sépulture de Matteo Bandello, évêque d’Agen et écrivain célèbre, qui devait y être enterré. Privatisé après la vente révolutionnaire de 1792 et morcelé en parcelles bâties, le site est désormais rendu accessible à la population depuis 2022, permettant de contempler les vestiges de cet important ensemble religieux, que la commune souhaite préserver de l’oubli.









