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Somme affectée
3 916 €

Gaillefontaines (78) - Christ et la Samaritaine - Le Plus Grand Musée de France - La Sauvegarde de l'Art Français

Le Tableau de Viardot se trouve dans l’Église paroissiale Notre-Dame de Gaillefontaine, elle a été commandée en 1850 et achevée en 1859, présentée au salon, elle a été achetée puis donnée par l’empereur des Français Napoléon III. La toile est inscrite sur l’inventaire du Fonds National d’Art Contemporain (FNAC) sous le numéro FNAC PFH8748.

Du Salon à Gaillefontaine, histoire du tableau

Le peintre Léon Viardot est très peu connu. Issue d’une famille d’artistes son frère Louis est écrivain et traducteur et sa belle soeur, Pauline, cantatrice et compositrice il est remarqué à l’époque pour ses lithographies et ses dessins, et qualifié de “peintre habile”. Un autre mystère entoure la toile, la raison pour laquelle cette oeuvre a été donnée à la commune par l’empereur, Napoléon III.

Gaillefontaine était, jusqu’au début du XIX siècle, une des plus grandes localités du Pays de Bray, on peut donc imaginer une faveur de l’empereur pour une localité prospère qui s’est de plus agrandie durant le XIXe en incluant successivement Saint-Maurice en 1823 et Noyer en 1825. Ou alors, est-ce à cause du nom de Gaillefontaine lui-même? Il vient du vieux français « gaille » et peut être littéralement traduit par “la fontaine des juments”. Cette étroite relation entre le nom et le sujet du tableau pourrait être la raison du don de l’Empereur.

 

La rencontre du Christ et de la Samaritaine, le sujet

Jésus lui répondit : “ Quiconque boit de cette eau aura encore soif ; mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura jamais soif, et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau qui jaillira  jusque dans la vie éternelle ”. La femme lui dit : “ Seigneur, donne-moi cette eau,afin que je n’aie plus soif, et que je ne vienne plus puiser ici ”.(Évangile de Jean, chapitre 4, versets 16-18)

L’épisode biblique de la rencontre de Jésus et de la Samaritaine, raconté dans l’Évangile de Jean, est un épisode souvent représenté à l’intérieur des églises, que ce soit sous la forme de vitraux, de peintures, de retables. En effet, cette histoire montre l’universalité du message apporté par le Christ, puisqu’il est également à la destination des Samaritains, “ennemis héréditaires” du peuple Juif, et que ceux-ci sont prêts à l’écouter.

L’eau du puits, représenté en arrière-plan, est une métaphore pour “l ’eau vive ” de la parole du Christ, et que quiconque en boira “ ‘n’aura plus jamais soif”. Accroché à la droite de l’autel de l’église Notre-Dame de Gaillefontaine, ce tableau fait partie de cette série de représentation. La Samaritaine est représentée à gauche, portant sa cruche, le regard perdu, tandis que le Christ prêche, la main pointée vers le ciel, assis au rebord du puits. On imagine aisément les mots échangés.

Aujourd’hui, la toile confrontée aux épreuves

A cause de sa localisation dans une église de village, le tableau n’avait pas bénéficié des meilleures conditions de conservation, ce qui avait mené à une lente dégradation de la couche picturale, en particulier sur la partie inférieure de tableau ainsi que sur l’arrière-plan.
Restaurée, cette oeuvre a pu retrouver une place centrale au sein de l’église, et lancer une dynamique positive où les autres oeuvres présentes au sein de l’église dont une “Assomption” et une “Sainte Marie-Madeleine” ont pu bénéficier dans le vue d’une future restauration.

Bibliographie

Salon du 1831, V. Schoelcher, in L’artiste, journal de la littérature et des Beaux-Arts, Tome II, 1831, Galerie de la presse, de la littérature et des Beaux-Arts, Troisième Série. Par Louis Huart (rédacteur en chef) ,Charles Philipon (directeur des dessins). Paris, chez Aubert Editeurs, Passage Vérot Dodat, 1841.
“Histoire de la ville” sur gaillefontaine.fr.
Projet mené par Maxime Gueudet, Luce Hebert, Gabrielle Monin, Flore Souesme, Morgane Feucher, Solène Collard, étudiants à Sciences Po

Le projet en images