LE PROJET

La Fondation d’Entreprise Michelin vous a proposé, ainsi qu’à sept autres sites industriels, de participer à la grande chasse au trésor du Plus Grand Musée de France. Plusieurs mois sont passés et nous voilà arrivés au vote ! Vous, salariés de Saint-Doulchard, avez identifié 5 œuvres ayant besoin d’une restauration dans les alentours de l’usine. Vous avez à présent la lourde tâche de voter pour celle que vous voulez voir gagner.

L’œuvre obtenant le plus de voix bénéficiera d’un don de 10 000 € pour sa restauration, offert par la Fondation d’Entreprise Michelin. S’il s’avère que la restauration de votre premier choix est moins onéreuse que les 10 000 € donnés, l’œuvre arrivée en seconde position se verra offrir la somme restante.

RAPPEL DES règles du jeux

Les votes seront comptabilisés ainsi :

  • Les voix des salariés compteront pour 50% du résultat final
  • la voix de la Fondation d’Entreprise Michelin comptera pour 25%
  • La voix du conservateur des Beaux-Arts comptera pour 25%
  • En cas d’égalité, la Sauvegarde de l’Art Français tranchera

Attention, seules les adresses mail @michelin.com seront prises en compte. Enfin, les résultats du vote seront annoncés à la mi-avril.

Bon vote !

Adoration des bergers, Moulins-sur-Yèvre

Située à 10kms à l’est de l’usine, Moulins-sur-Yèvre est une commune de 850 habitants. Construite au cœur du bourg, la jolie église Notre-Dame possède d’intéressants tableaux.

L’oeuvre

La pièce maîtresse de l’église est une toile de grandes dimensions représentant l’Adoration des bergers. Cet épisode de la vie du Christ se passe quelques minutes après sa naissance dans une étable. Alertés par des anges, plusieurs bergers, accompagnés de leurs moutons, viennent alors se recueillir devant le nouveau-né. Il s’agit d’une très belle copie du tableau de Jean Boucher (1575-1632) dont l’original se trouve à quelques kilomètres de là, dans la cathédrale de Bourges. Détail amusant, le peintre s’est représenté sous les traits du berger qui porte un bonnet rouge et blanc, à gauche de la composition.

La restauration

La copie de Moulins-sur-Yèvre est dans un état de conservation très inquiétant. Si rien n’est fait dans un futur proche, l’œuvre sera amenée à disparaitre. En effet, son châssis est infesté par les insectes, la tension est mauvaise, la surface picturale est très encrassée ce qui affecte la lisibilité du tableau. L’ensemble est piqué de moisissures. Le cadre qui date de l’époque Empire souffre énormément lui aussi. La dorure à la feuille se décolle et un certain nombre d’ornementations ont été arrachées. Les feuillures du cadre sont inexistantes ou dégradées par les insectes et ne maintiennent plus le tableau, ce qui pourrait causer une chute fatale. Un mécénat de la Fondation d’Entreprise Michelin permettrait d’offrir à cette belle toile un sauvetage bien mérité !

  • Titre: Adoration des bergers
  • Artiste : anonyme, d’après Jean Boucher
  • Type : huile sur toile
  • Dimensions : 200 cm x 162cm
  • Date : XIXe siècle
  • Lieu de conservation : église Notre-Dame de Moulins-sur-Yèvre (18)

Décalogue, Sancerre

Située à 45kms au nord-est de l’usine, Sancerre est une charmante petite commune d’un peu plus de 1 300 habitants. Davantage connue pour ses vignobles, elle possède également un riche patrimoine composé de plusieurs églises, châteaux et maisons anciennes. Plus rare, l’on trouve également dans la ville un temple protestant.

Le temple

Avant d’être un temple protestant, il s’agissait d’un lieu de culte catholique nommé « chapelle des nouvelles converties ». Cette chapelle a été construite en 1700 avec les matériaux récupérés des anciens temples détruits au moment de la Révocation de l’Edit de Nantes quelques années plus tôt. Cet Edit interdisait aux protestants de pratiquer leur foi. En 1797, l’édifice est finalement concédé aux protestants de la ville et il occupe encore aujourd’hui son rôle de temple.

L’œuvre

La pièce maîtresse du temple est le décalogue qu’il contient. Ce tableau, datant du XVIIe siècle, représente les dix commandements gravés sur deux stèles et donnés par trois personnages de l’Ancien Testament : Moïse au centre, Aaron à gauche et Josué à droite. Preuve de son ancienneté, les textes sont rédigés en ancien français. Ce type d’œuvre d’art est extrêmement rare puisqu’en principe les protestants n’acceptent pas d’œuvres d’art dans leurs temples. En France, il n’existe qu’une dizaine d’œuvres de ce genre. Preuve de sa qualité, elle est en cours d’inscription au titre des monuments historiques.

La restauration

Cette œuvre, rarissime, a absolument besoin d’une restauration pour être transmise aux générations futures. Le tableau nécessite une consolidation ou la réalisation d’un châssis neuf, un nettoyage du vernis, jauni par le temps et la reprise de quelques mauvais repeints. La restauration comprendra également un système anti-vol.

  • Titre: Le Décalogue
  • Artiste : anonyme
  • Date : XVIIe siècle
  • Type : Huile sur toile
  • Dimension : 122,5 x 172,5 cm
  • Lieu de conservation : temple protestant de Sancerre (18)

La mort de la Vierge, Sancoins

Située à 50kms au sud-est de l’usine, Sancoins est une commune de 3 000 habitants. La ville possède un riche patrimoine composé d’un donjon, d’une tour, d’une église, d’un parc et d’un musée. Sancoins est traversé par le canal de Berry. L’église Saint-Martin abrite deux importants tableaux qui concourent chacun au Prix de la Fondation d’Entreprise Michelin dans le cadre du Plus Grand Musée de France.

Une oeuvre…

Le deuxième tableau conservé dans l’église Saint-Martin de Sancoins représente La mort de la Vierge. Il illustre plus précisément le moment presque joyeux qui précède son trépas. Alitée, elle est accompagnée des douze apôtres transportés de leurs lieux de prêche vers la dernière demeure de Marie qui souhaitait les revoir avant de mourir.

… qui a voyagé

Ce tableau provient de la collection formée par l’espagnol Alexandre Aguado (1785-1842). Après une carrière militaire dans son pays où il rallia le maréchal Soult qui devint son ami, Aguado dut s’exiler. Il choisit la France et devint vite un riche banquier et un homme d’affaires avisé. Aguado investit dans le Berry où il acheta en 1833 le château, les terres et les forges de Grossouvre, non loin de Sancoins. Dans le domaine des arts, Alexandre Aguado est connu pour avoir constitué une importante galerie de peintures riche de plus de 500 œuvres, notamment espagnoles. Il avait installé ses collections dans son hôtel parisien. Il ouvrait volontiers les portes de sa galerie, permettant ainsi au public parisien des années 1830-1840 de se familiariser avec les noms de Murillo, Zurbaran ou Vélasquez, jusque-là peu connus en France. A sa mort; le comte Olympe d’Aguado (1827-1894) hérita de la terre de Grossouvre. Il donna en 1860, lors de l’achèvement de la nouvelle église de Sancoins, plusieurs pièces de mobilier parmi lesquelles le tableau de la mort de la Vierge.

La restauration

L’œuvre présente un médiocre état de cohésion générale. Un rentoilage a été effectué il y a plusieurs décennies. Ce dernier présente des ruptures adhésives en vagues, notamment localisées dans la partie inférieure gauche. On distingue une ligne de rupture horizontale. De nombreux repeints nuisent à l’ensemble. Le vernis a considérablement jaunis, ce qui altère cette belle toile. Une étude complète de ces œuvres et leur restauration permettraient d’en savoir plus et de les mettre en valeur auprès d’un large public local et national.

  • Titre: la mort de la vierge
  • artiste : anonyme, école espagnole
  • Type : huile sur toile
  • Dimension : 157 x 206 cm
  • Date : XVIIe siècle
  • Lieu de conservation : église Saint-Martin de Sancoins (18)
  • Protection : classé en 1980

Le Miracle de saint Hugues, Sancoins

Située à 50 au sud-est de l’usine, Sancoins est une commune de 3 000 habitants. La ville possède un riche patrimoine composé d’un donjon, d’une tour, d’une église, d’un parc et d’un musée. Sancoins est traversé par le canal de Berry. L’église Saint-Martin abrite deux importants tableaux qui concourent chacun au Prix de la Fondation d’Entreprise Michelin dans le cadre du Plus Grand Musée de France.

Une oeuvre…

Ce miracle est survenu en 1084 dans la chartreuse de Grenoble, il conduisit les moines à adopter le principe de ne jamais manger de viande. Le prodige se produisit le dimanche d’avant le mercredi des cendres. Saint Hugues, évêque de Grenoble, envoya de la viande aux moines qui discutaient sur la possibilité d’une abstinence perpétuelle. Par intervention divine, ils furent plongés dans un profond sommeil pendant 45 jours. Lorsque saint Hugues leur rendit visite, ils se réveillèrent et constatèrent avec surprise que la viande avait été transformée en cendres. Devant ce miracle, les chartreux décidèrent de pratiquer désormais l’abstinence, signe de la volonté divine. La tableau représente le moment ou saint Hugues vérifie, devant les chartreux encore endormis, la viande changée en cendre.

… qui a voyagé

Ce tableau provient de la collection formée par l’espagnol Alexandre Aguado (1785-1842). Après une carrière militaire dans son pays où il rallia le maréchal Soult qui devint son ami, Aguado dut s’exiler. Il choisit la France et devint vite un riche banquier et un homme d’affaires avisé. Aguado investit dans le Berry où il acheta en 1833 le château, les terres et les forges de Grossouvre, non loin de Sancoins. Dans le domaine des arts, Alexandre Aguado est connu pour avoir constitué une importante galerie de peintures riche de plus de 500 œuvres, notamment espagnoles. Il avait installé ses collections dans son hôtel parisien. Il ouvrait volontiers les portes de sa galerie, permettant ainsi au public parisien des années 1830-1840 de se familiariser avec les noms de Murillo, Zurbaran ou Vélasquez, jusque-là peu connus en France. Dans le fond de la galerie était accroché en bonne place Le miracle de saint Hugues. Le comte Olympe d’Aguado (1827-1894) hérita de la terre de Grossouvre. Il donna ce tableau en 1849 à l’église de Sancoins.

La restauration

L’œuvre présente un large réseau de craquelures. De nombreux repeints nuisent à l’ensemble. Le vernis a considérablement jaunis, ce qui altère cette belle toile. Une étude complète de ces œuvres et leur restauration permettraient d’en savoir plus et de les mettre en valeur auprès d’un large public local et national.

  • Titre: miracle de saint Hugues
  • Artiste : anonyme, école espagnole
  • Type : huile sur toile
  • Dimension : 220 x 358 cm
  • Date : XVIIe siècle
  • Lieu de conservation : église Saint-Martin de Sancoins (18)
  • Protection : classé en 1980

Retable, Vasselay

Vasselay est une commune d’un peu moins de 1 500 habitants située à 8kms au nord de l’usine. Elle possède un riche patrimoine architecturale composé de châteaux et d’église. Cette dernière, l’église Saint-Julien, possède entre ses murs un véritable trésor…

L’oeuvre 

Il s’agit d’un grand retable composé d’un autel, d’un tabernacle et d’un gradin. Son ornementation fait appel à un décor de coquillages et d’instruments liturgiques. Chose rare, l’auteur de cette belle œuvre n’est pas anonyme. Il s’agit du sculpteur Van Winden, dont la famille était originaire de Hollande. Il est connu pour avoir réalisé en Berry de nombreux tabernacles, celui-ci est l’un des rares qui soit précisément daté. Le tableau au centre du retable est plus récent, il s’agit d’un saint Julien du XIXe siècle.

La restauration

Cette œuvre est aujourd’hui conservée dans la sacristie de l’église Saint-Julien mais elle n’a pas été conçue pour ce lieu-là. Avant la Révolution, elle se trouvait à la place d’honneur dans l’ancienne église détruite dans les années 1790. Quand le meuble a été remonté à sa nouvelle place, il a été sérieusement mutilé. Par manque de place : ses ailes et sa croix ont été retirées. Une restauration globale de cet ensemble nécessitera un nettoyage général, une révision globale des assemblages, la restitution des parties manquantes ainsi que la restauration de la toile peinte. Afin d’être visible de tous, le meuble sera sorti de la sacristie et installé dans le bras nord du transept.

 

 

 

  • Titre: retable
  • Artiste : Van Winden
  • Type : Bois peint et doré, marbre
  • Date : 1760
  • Lieu de conservation : église Saint-Julien de Vasselay(18)
  • Protection : I.S.M.H le 12/01/2009

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