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Chaque lundi, la Sauvegarde de l’Art Français sélectionne pour vous 4 informations phares de la semaine. L’occasion de revenir sur l’actualité du patrimoine à ne pas manquer !

La restauration salvatrice de l’Arc de Triomphe

Zoom sur le travail des restaurateurs en charge des œuvres de l’Arc de Triomphe. Assailli par des casseurs, le 1erdécembre 2018, l’édifice se retrouve vandalisé en seulement quelques heures : tags, statues dégradés et surtout le moulage de la Victoire défiguré. Au lendemain de la manifestation, Philippe Bélaval estimait à un million d’euros le montant des dégradations et soulignait le dilemme comme la difficulté de la restauration. Aujourd’hui, fortes de l’implication des 6 restaurateurs, la maquette du monument et La Marseillaise de Rude sont quasiment terminées et seront visibles au public dès le mois de mai, d’après l’administrateur Bruno Cordeau.

Paris, la fontaine des Innocents : les habitants se mobilisent pour sa restauration

Place Joachim du Bellay, dans le 1erarrondissement : une fontaine sculptée en partie par Jean Goujon n’a plus très belle allure. Jacques Chavonnet, Philippe Desbois et Jean-François Frier, ont décidé de prendre les choses en main, en lançant une pétition pour la restaurer. Membres d’une association pour la défense des riverains et l’animation du quartier des Halles, ils expliquent que les vasques ébréchées empêchent l’eau de couler et la transforment en véritable « dépotoir ». Graffitis, morcellement, détritus, autant d’éléments qui mettent en péril ce joyau de la Renaissance, pourtant inscrit à l’inventaire des monuments historiques. Dans l’attente des 4 millions d’euros votés par le Conseil de Paris en 2014, 600 signataires confirment leur soutien à ce projet.

Des modifications juridiques à la faveur du mécénat des petites entreprises 

Auparavant, toute entreprise faisant une opération de mécénat, profitait d’une réduction d’impôt sur les bénéfices égale à 60% des dons, dans la limite de 0,5% de leur chiffre d’affaire. En pratique, cette politique limitait davantage les petites sociétés dans leur marge de manœuvre que les plus grandes, qui n’atteignent jamais le plafond. Les articles 148 et 149 de la loi finances, récemment adoptée, viennent réajuster ce déséquilibre. Le premier instaure une nouvelle franchise de 10 000 € et permet aux petites entreprises d’opter pour cette alternative si le plafond de 0,5% du chiffre d’affaire est atteint. Quant au second, il oblige les entreprises à déclarer leurs dons annuels supérieurs à 10 000 € et à lister les contreparties. Cherchant à faciliter le recours au mécénat pour toute entreprise quelle qu’elle soit, ces nouvelles dispositions sont de bon augure pour l’investissement culturel !        

Des statuettes volées il y a 40 ans identifiées lors d’une vente aux enchères

Octobre 1973 : des reliques et statuettes en bois sculpté, provenant d’un retable du XVIe siècle, disparaissent de l’église Saint-Jean-Baptiste de la commune de Fontaine-l’Abbé, dans l’Eure. Après constatation du vol par les gendarmes, l’histoire est oubliée jusqu’à ce que l’affaire resurgisse en décembre 2007 par l’intermédiaire d’un policier belge. Alerté sur l’origine douteuse d’œuvres mises aux enchères, Lucas Verhaegen adresse une demande d’authentification auprès de l’Office central de lutte contre le trafic de biens culturels (OCBC) à Paris. Officiellement identifiées grâce au concours du département de l’Eure, les œuvres sont mises sous séquestre par la justice bruxelloise dans l’attente de leur restitution à la France. Dénouement mitigé : aujourd’hui, ces quelques statuettes sont enfin de retour mais la restauration du retable d’origine est en suspens, dans l’attente des dernières figurines manquantes. Un appel à témoins est relancé !