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Chaque lundi, la Sauvegarde de l’Art Français sélectionne pour vous 4 informations phares de la semaine. L’occasion de revenir sur l’actualité du patrimoine à ne pas manquer !

Actu du Patrimoine 2

La Maison Victor Hugo à Guernesey fait peau neuve !

Occupée par le célèbre écrivain durant son exil entre 1856 et 1870, la maison vient d’être complètement restaurée grâce à la Ville de Paris, propriétaire du lieu, et au mécénat de l’homme d’affaires François Pinault. Victor Hugo avait un goût certain pour la décoration : les Parisiens peuvent le confirmer, sa demeure place des Vosges est un véritable musée de ses collections et meubles personnels. Or sa Hauteville House à Guernesey pâtissait depuis deux ans d’inquiétantes dégradations : fondations fragilisées, pièces empoussiérées… M. Gérard Audinet, directeur des Maisons de Victor Hugo, prit alors la décision de renforcer la structure du bâti et restituer des éléments disparus à partir de photographies. Résultat ? La redécouverte d’un intérieur au décor luxuriant aux influences marquées – néo-gothique, néo-renaissance, japonisante – par une restauration authentique et réussie.

Face à la baisse alarmante de la générosité, quel réflexe pour les associations ?

D’après une étude réalisée par France générosités, le montant des dons reçus par les associations et les fondations a baissé de 4,2% en 2018. Un chiffre à nuancer selon les secteurs. Alors que le soutien accordé au secteur de la santé a chuté, un regain d’intérêt s’observe pour la protection de l’environnement : Greenpeace France et WWF ont enregistré respectivement une hausse de 10% et 5% des dons reçus. Le secteur caritatif, quant à lui, parvient à stabiliser ses dons grâce à un réseau local fortement ancré. Deux phénomènes expliquent ces variations : d’un côté, la transformation de l’Impôt de solidarité sur la fortune (ISF) en Impôt sur la fortune immobilière (IFI) qui a réduit par deux le nombre d’assujettis, de l’autre la hausse de la CSG qui a impacté les dons des retraités. Face à ces difficultés, les associations et fondations sont contraintes de diversifier leurs sources de revenus : rencontres sur le terrain, carte bleue solidaire, développement du mécénat… Des initiatives à soutenir.

Le chantier de restauration de Notre-Dame à 100 mètres de haut

A l’occasion de la restauration de la flèche de Notre-Dame, 16 statues de cuivre de la couverture sont revenues sur terre pour la première fois, jeudi dernier. Représentant les douze apôtres et quatre évangélistes, les statues – de 3 mètres de haut – complètement oxydées ont été conduites dans un atelier de restauration à Périgueux. Cette opération de restauration des statues et de la flèche est financée par l’État et le mécénat privé à hauteur de 6 millions d’euros. La dernière restauration de la flèche remontant à 1935, M. Philippe Villeneuve, architecte en chef des Monuments historiques, souligne l’urgence de remplacer les tables de plomb de la flèche pour éviter toute infiltration d’eau. Un travail de démontage, restauration et remontage à l’identique, tellement méticuleux qu’il ne sera terminé qu’en 2022… En attendant, les statues seront exposées dans le déambulatoire de la cathédrale à partir de septembre pour un an !

Un séminaire en Bourgogne pour contrer le pillage archéologique

Estimé à 13 millions d’euros, le trafic illicite des biens archéologiques touche toutes les régions de France. Malheureusement seuls 10% des faits de vol ou de destruction sur un site archéologique sont connus. C’est pourquoi l’école de gendarmerie de Longvic, en Bourgogne, a organisé un séminaire sur la lutte contre les atteintes au patrimoine archéologique, au côté de la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC) et  l’Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP). La rencontre a pu pointer l’ensemble des mesures disponibles pour contrer ces dérives : creuser le sol pour en sortir des objets, utiliser un détecteur à métaux, ne pas déclarer une découverte auprès du maire sont des délits. Tout vol, recel, vandalisme de biens archéologiques est alors condamnable de sept ans d’emprisonnement et 375 000 euros d’amende. La loi CAP (liberté sur la création, l’architecture et le patrimoine) instaure d’ailleurs depuis 2016, la présomption de propriété de l’État pour protéger toute découverte d’une éventuelle commercialisation.