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Les œuvres qui constitueront notre Plus Grand Musée de France 2015-2016 ont été choisies lors de la réunion du comité scientifique du 25 novembre.  Retenues après  un mois de recherches dans les communes de France, les œuvres sélectionnées par les  sept campus de Sciences Po ont été présentées lors de la soirée de lancement du Plus Grand Musée de France qui a eu lieu sur le campus de Sciences Po Reims.

Ces œuvres sont au nombre de 8. Elles ont été choisies parmi une trentaine d’œuvres trouvées par les étudiants. Sept d’entre elles font l’objet d’une recherche de mécénat de la part des équipes étudiantes et la huitième, véritable coup de cœur de l’ensemble des participants, est mise en avant par l’équipe de Nancy pour sa belle histoire qu’il leur tient à cœur de faire connaître.

Œuvres soutenues par le campus de Nancy

Le ciboire de Gerbéviller est véritablement le coup de cœur de notre équipe. Réalisé au début XIXe siècle, son histoire se joint à celle de sa région. Au moment des bombardements d’août 1914, il a en effet été percé de onze balles alors qu’il était enfermé dans le tabernacle de l’église de Gerbéviller. Retrouvé par Sœur Julie, qui sera par la suite décorée pour héroïsme, il a été exposé durant la Première Guerre mondiale afin d’illustrer la barbarie de l’envahisseur.

Ciboire réalisé par la maison Martin et Dejean, Paris, 1838-1846, Église Saint Pierre et Saint Sylvestre, Gerbéviller

La paire de bénitiers de Neuviller-lès-Badonviller font également partie du patrimoine lorrain, puisqu’ils ont été réalisés par la cristallerie Daum de Nancy. L’un d’eux est brisé et nous espérons pouvoir leur redonner à tous deux leur lustre d’antan. Dans les deux cas, il nous importait de montrer que le patrimoine français ne se limite pas seulement à des peintures, mais comprend également un nombre très divers d’objets qui ont un intérêt autre que décoratif.

Œuvre soutenue par le campus du Havre

Nous avons choisi l’œuvre de Léon Viardot d’abord parce qu’elle est située dans un village, Gaillefontaine, à l’histoire riche. Pourtant, cette œuvre de grande qualité, représentative de l’art du XIXe siècle, est totalement oubliée dans la petite église du bourg. Nous avons poussé la porte et nous en sommes tombés amoureux.
Comment en effet ne pas être charmés par le regard de cette Samaritaine, par sa beauté, mais aussi par l’élégante construction du tableau et la douceur du paysage ?

VIARDOT, Léon, Le Christ et la Samaritaine, XIXe, Eglise Notre-Dame, Gaillefontaine

Œuvre soutenue par le campus de Menton

Comment ne pas tomber sous le charme de ce chef-d’œuvre ? Pour les étudiants du campus de Menton ce fut un coup de cœur. La fragilité du globe rempli de nuages tenu pas l’enfant Jésus a interpellé la sensibilité artistique des étudiants. L’engagement des propriétaires actuels, une association de croyants et de bienfaisance de Nice, qui essaient de préserver ce patrimoine a encouragé les étudiants à les soutenir dans la sauvegarde et la transmission de ce patrimoine. L’histoire tumultueuse de ce tableau et de son peintre, natif de Nice, reflètent parfaitement notre équipe multiculturelle composée d’étudiants français, italien, algérien et finlandais et qui se demande toujours s’il faut appeler le peintre Louis ou Ludovico Brea.

Œuvre soutenue par le campus de Dijon

Nous avons choisi ce tableau parce que nous pensons qu’il s’inscrit pleinement dans Le Plus Grand Musée de France. Tout d’abord par sa beauté et ses qualités artistiques, c’est une démonstration magistrale des talents de Jean Tassel. Nous voulions aussi promouvoir la Bourgogne, et restaurer ce tableau c’est s’inscrire dans le territoire, à Montliot-et-Courcelles. Nous espérons que notre action attirera les regards sur la richesse et de la beauté de notre patrimoine parfois méconnu.

Œuvre soutenue par le campus de Poitiers

Lorsque nous l’avons vu dans l’église de Chalandray, nous avons été frappés par la beauté de ce tableau représentant saint Jean-Baptiste dans le désert, peint d’après l’œuvre de l’espagnol Jusepe Leonardo. C’est un choix chaudement approuvé par le comité scientifique qui a reconnu la qualité de cette rare copie effectuée entre 1838 et 1848, pendant l’exposition de la galerie espagnole de Louis-Philippe, par un peintre que nous n’avons pas encore identifié.

Œuvre soutenue par le campus de Paris

L’équipe Parisienne n’a pas hésité une seule seconde quant au choix de son œuvre : ce sera L’adoration des bergers de l’église Saint-Martin à Favières-en-Brie (Seine-et-Marne)! Cela nous semblait une évidence de choisir cette œuvre car la restaurer répond parfaitement à tous les objectifs du Plus Grand Musée de France. Découverte la veille de la réunion du comité scientifique, il était moins une avant que ce petit chef d’œuvre ne succombe de ses blessures !

Œuvre soutenue par le campus de Reims

L’édifice dans lequel les Jésuites avaient fondé leur collège, qui est  actuellement le siège du campus de Sciences Po à Reims, est attenant à l’église Saint-Maurice. Le destin des deux édifices est donc étroitement lié. C’est pour cette raison que nous voulons contribuer à la sauvegarde d’une oeuvre de cette église voisine. L’œuvre retenue, représentant le Christ en croix, est très symbolique de l’histoire de Reims. Elle est très endommagée et nécessite une restauration urgente. Nous espérons pouvoir concourir à sa résurrection pour transmettre le message d’espoir qu’elle délivre.

Jean Enders, L’incendie de la Cathédrale de Reims, 1914, Église Saint-Maurice, Reims