Une ambition renouvelée pour le patrimoine français
Chaque année, La Sauvegarde de l’Art Français publie un rapport annuel pour rendre compte de son action avec le plus de précision possible.
Celui-ci concerne l’année 2025.
Il est destiné, en premier lieu, à faire connaître les services que rend La Sauvegarde, afin que tous ceux qui pourraient avoir besoin d’y recourir les connaissent.
En second lieu, il est destiné à tous ceux qui apportent à La Sauvegarde le soutien qui lui permet d’agir : ses mécènes, ses bénévoles et ses salariés, pour les rendre heureux et fiers de participer à l’œuvre qu’elle accomplit, sachant que celle-ci est, avant tout, une œuvre de confiance dans l’avenir.
Enfin, ce rapport est établi pour montrer que La Sauvegarde est exemplaire dans sa gestion.
L’année 2025 aura été marquée, en ce qui concerne notre patrimoine religieux, par la reconnaissance des devoirs de l’État envers lui, objet du discours du président de la République, Emmanuel Macron, à Semur-en-Auxois, le 15 septembre 2023.
Là, le président de la République a d’abord pris acte du fait que notre patrimoine religieux, qui est le plus souvent propriété des communes, est une richesse capitale pour la nation. Ensuite, il a constaté que nos communes n’ont, presque toujours, pas les moyens de faire face à l’entretien de leur patrimoine sans l’aide des pouvoirs publics et de mécènes privés.
Tirer les conséquences de ce constat pourrait poser les bases d’une politique patrimoniale qui manque à la France.
C’est ainsi qu’en ce qui concerne le patrimoine religieux immobilier, La Sauvegarde de l’Art Français, parce qu’elle est engagée depuis un demi-siècle dans la sauvegarde des murs et du couvert de nos églises et chapelles rurales, a été invitée par le ministère de la Culture à signer une convention lui accordant le privilège d’offrir à ses mécènes, pour les églises rurales, le même avantage fiscal exceptionnel que celui accordé par le gouvernement aux mécènes de la restauration de la cathédrale Notre-Dame de Paris.
En ce qui concerne le patrimoine mobilier, la campagne de La Sauvegarde de l’Art Français pour sauver ce qu’il est désormais convenu d’appeler, d’après elle, « Le Plus Grand Musée de France », continue à se développer avec un succès croissant auprès de ceux qui y participent, tout particulièrement des étudiants et des élèves du secondaire dans les lycées ; et également grâce à l’aide de nouveaux partenaires prestigieux, comme la Fondation TotalEnergies, la Fondation d’Entreprise Michelin et le groupe Allianz, ainsi que de nouveaux et très généreux mécènes privés.
La campagne continue de permettre de nouvelles découvertes et des restaurations spectaculaires, comme celle d’une statue du Bernin dans l’église de Jouy-en-Josas, et de deux tableaux de Simon Vouet, l’un dans une église de Châlons-en-Champagne (51), l’autre dans celle de Davron (78), par exemple ; ainsi que celle de huit peintures murales de William Bouguereau, présentées à l’église Saint-Vincent-de-Paul à Paris, qui constituent une révélation : comme quoi les églises de nos grandes villes ne sont pas toujours mieux connues et appréciées que nos églises rurales.
La Sauvegarde a été heureuse et fière de l’hommage rendu en 2025 à sa cofondatrice et bienfaitrice, Aliette de Rohan Chabot, marquise de Maillé, à l’occasion d’une exposition au musée Bossuet de Meaux inaugurée par Jean-François Copé, maire de Meaux et ancien ministre, qui sera suivie d’une exposition au château de La Motte-Tilly. Il s’agit d’un hommage rendu à une femme d’exception qui a marqué l’histoire du patrimoine entre les deux guerres, puis au temps du ministère d’André Malraux ; il a permis de mesurer l’importance de la vie associative pour promouvoir la sauvegarde de notre patrimoine et l’efficacité du rôle d’une femme qui a su s’imposer grâce à sa très grande culture et à sa non moins grande autorité intellectuelle et morale.
La Sauvegarde a également eu l’honneur d’être de nouveau invitée à FAB Paris, sous la verrière du Grand Palais, ce qui lui a permis de faire connaître aux grands collectionneurs des merveilles conservées dans nos églises, dont ils ignoraient sans doute l’existence et l’importance.
Elle espère que cela les invitera à soutenir son action, comme elle l’espère de tous ceux qui liront ce rapport.
« L’œuvre qu’accomplit la sauvegarde est, avant tout, une œuvre de confiance dans l’avenir. »
Olivier de Rohan Chabot, président