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Statut
Souscription fermée

Église Saint-Étienne. Le vocable de l’église peut correspondre à une fondation très ancienne que confirmeraient les vestiges gallo-romains retrouvés alentour, à moins qu’il ne s’explique par son rattachement dès le haut Moyen Âge, au plus tard pendant l’époque médiévale, au chapitre cathédral de Bourges. L’édifice situé au centre du bourg en a constitué le noyau initial. Son plan est celui de la croix latine. La nef romane a été conservée. Sans doute du XIe s., elle n’a jamais été voûtée de pierre, mais couverte d’une charpente qui a été refaite au XVe ou XVIe s. et dont on a gardé les poinçons et entraits apparents lorsqu’au XIXe s. on a cru bon, pour l’unité de style, de remplacer le lambris par une fausse voûte de pierre. Les fenêtres en plein cintre sont placées très haut dans les murs gouttereaux, selon une disposition générale dans ces constructions du premier âge roman. L’appareil lui-même laisse apparaître des traces de petit appareil cubique.

Ces fenêtres sont disposées deux par deux et devaient être séparées par des contreforts aujourd’hui arasés, contreforts destinés à maintenir l’équilibre des murs au niveau des  entraits de la charpente et qui définissent ainsi quatre travées. Du côté sud, la deuxième travée laisse apparaître une porte romane en plein cintre aujourd’hui murée. La troisième et la quatrième avaient été percées d’arcs brisés, communications de la nef vers des chapelles latérales disparues. La façade occidentale de la nef a conservé ses trois fenêtres romanes en plein cintre alignées sous un cordon mouluré. La porte principale a été agrandie, surélevée et encadrée de pilastres plats à chapiteau sous entablement classique au XIXe s. (1836).

Le transept et le chœur à chevet plat ont été construits au XIIIe siècle. Ils sont voûtés en pierre sur croisées d’ogives et éclairés par des fenêtres à lancettes et par un grand oculus sur le pignon oriental. La grande dimension de ces ouvertures correspond à l’élévation de cette partie de l’édifice. Celles du côté sud du transept et du bas du chevet oriental ont été murées par les adjonctions du XVe s. (au sud) et du XIXe s. (sacristie à l’est). Un somptueux retable à colonnes torsadées, trophées et ornements dorés, tableaux et sculptures avait déjà permis de ménager une sacristie derrière l’autel au XVIIIe siècle. Il s’agit du réemploi du riche décor d’une église plus importante dont on a tenté de réadapter les éléments à la largeur disponible du chœur. Un clocher du XIIIe s. a été accolé sur le côté occidental du bras nord du transept, il est percé de baies géminées en tiers-point au niveau du beffroi.

Pour la réfection des charpentes et toitures de la nef et du transept, la Sauvegarde de l’Art français a accordé en 2005 une aide de 20 000 €.

Philippe Chapu

Le projet en images