Nouvelle-Aquitaine, Vienne (86)
La Roche-Rigault, Église Saint-Germain de Claunay
Édifice

L’église de Claunay aujourd’hui réunie à la commune de La Roche-Rigault, présente un chevet en abside datant du deuxième quart du XIIe siècle, constituant la partie la plus ancienne de l’édifice. Cette abside est voûtée en cul-de-four et était initialement ornée de modillons romans, aujourd’hui restaurés. Le transept, non saillant, également daté du XIIe siècle, est surmonté d’un clocher dont la charpente d’origine a disparu suite à un incendie; la couverture actuelle, à faible pente, a été rendue définitive en 1978. La croisée du transept était à l’origine couverte d’une coupole nervurée, dont subsistent les colonnettes d’angle, témoins des retombées des nervures. La coupole actuelle est une reconstruction légèrement différente de l’originale. La façade occidentale est de style roman, tandis que la nef, unique, est postérieure au reste du bâti. L’édifice conserve également des traces de peintures murales des XVe ou XVIe siècles, notamment une scène de martyre et une litre armoriée encore partiellement visible.
La paroisse de Claunay relevait, au XXe siècle, du doyenné de Loudun, au sein de l’archiprêtré du même nom, rattaché au diocèse de Poitiers. La première église est donnée vers 1088 à l’abbaye de Maillezais par Thomas de Loudun et sa famille. La commune de Claunay, devenue Claunay-en-Loudun en 1967, absorbe celle du Bouchet en 1972. Au XVIIIe siècle, des problèmes de stabilité entraînent d’importants travaux : renforcement des contreforts du clocher et du chevet, percement de nouvelles baies sur le mur gouttereau nord pour améliorer l’éclairage, agrandissement de la baie d’axe et légère surélévation du clocher pour accueillir des baies géminées. La couverture du chevet est également reprise, avec remplacement des modillons par des consoles. Par ailleurs, des objets liturgiques, dont des fers à hosties du XIVe siècle classés en 1956, sont mentionnés dans les archives diocésaines, bien que leur disparition ait été signalée en 2004.









