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Saint Dominique est représenté debout, de très près et dans sa plus simple expression iconographique, tenant pour seul attribut le crucifix qu’il brandit de la main gauche et regarde fixement. Il a la main droite appliquée sur le coeur.

Il est vêtu de l’habit de son Ordre correspondant aux couleurs de la pureté et de l’austérité : la robe blanche et le manteau noir dont la capuche lui couvre entièrement la tête. Le corps enveloppé de ces lourdes étoffes est modelé avec beaucoup de précision et de densité. L’expression mystique et intensément réaliste de son  visage, jeune, cheveux noirs et barbu, est rendue par l’effet d’ombre produit par la cagoule. Sa tête est entourée d’une auréole dorée.
La figure de saint Dominique apparaît devant un paysage profond, de montagnes et de collines qui se développent à droite et à gauche sous un ciel et une lumière uniformes. Au loin, à droite une petite chapelle d’un ermitage apparaît près des trois grands sapins.

La remarquable simplicité des volumes, la puissance expressive du regard telle qu’elle apparaît dans un effet naturel de contre-jour et de clair-obscur semblent indiquer une inspiration de la grande peinture espagnole, notamment de Zurbaran : référence confirmée par Guillaume Kientz (Louvre) qui cite une série de « saints fondateurs d’ordres » de Zurbaran et notamment un saint Dominique dont les mères capucines de De Castellon de la Plana en Espagne possèdent une copie identique à la composition de Saint-Ouen-l’Aumône.

Christian OLIVEREAU

Le projet en images

après la restauration

Avant la restauration