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Somme affectée
10 000 €

Sainte Catherine, Cardonnette (80) - la Sauvegarde de l'Art Français

Cette statue représentant sainte Catherine est conservée dans le choeur de l’église Saint-Vaast à Cardonnette (80). Elle a été sélectionnée dans le cadre de la campagne « les lycéens à la découverte du Plus grand Musée de France« . Grâce au généreux soutien du Crédit Mutuel Nord Europe, elle va pouvoir bénéficier de 10 000 euros pour sa restauration.

DESCRIPTION

Sainte Catherine d’Alexandrie est représentée debout, richement vêtue. Elle porte une longue robe, une tunique courte et un surcot brodé et frangé dont le bord inférieur adopte la forme de grands festons. Un long manteau, maintenu à l’origine par un fermail, repose sur ses épaules, partiellement recouvert par un petit mantelet de fourrure. Un voile tombe à l’arrière de sa tête, coiffée d’une couronne qui fait sans doute allusion à la haute naissance de la sainte. Son attribut caractéristique, la roue hérissée de pointes – l’un des instruments de son martyre -, est placé à côté d’elle. Dans ses mains, elle tenait deux autres attributs qui ont disparu. La position des doigts et la comparaison avec d’autres statues représentant le même sujet incitent à penser qu’il s’agissait de la palme du martyre et de l’épée de sa décollation. On remarquera que certains attributs fréquents de la sainte ne sont pas représentés ici, tel le livre ouvert des Saintes Écritures, ou encore l’homme de petite taille souvent figuré à ses pieds, et qui évoque, soit l’empereur Maximien – son persécuteur -, soit l’un des philosophes d’Alexandrie. Il est vrai que ces derniers attributs sont surtout présents sur les statues d’Ancien Régime, en particulier du Moyen Âge et de la Renaissance, et que la roue à pointes suffit ici pour identifier le personnage.

QUI EST Sainte Catherine ?

D’après la Légende Dorée de Jacques de Voragine, Catherine est une sainte martyre qui a vécu au début du IVe siècle en Egypte. Femme très cultivée, Catherine d’Alexandrie décida, après avoir vu en rêve ses noces mystiques avec le Christ, de lui consacrer sa vie. Sa foi fut mise à l’épreuve par l’empereur Maximien. La sachant très savante, il décida de la mettre à l’épreuve face à cinquante savants mais l’intelligence de la sainte permis cependant de convaincre et de convertir ces savants au christianisme. Fou de colère, l’empereur fit exécuter tous les savants mais, séduit par Catherine, il l’épargna et lui proposa le mariage. Catherine refusa son offre. Humilié, Maximien la fit torturer à l’aide d’une roue constituée de pointes acérées. Par miracle, les pointes se brisèrent au contact de la peau de Catherine. Il décida finalement de la faire décapiter. Les anges déposèrent son corps au pied du Mont Sinaï. Ce corps fut découvert plus tard intact par des moines qui décidèrent de fonder un monastère à cet emplacement. Son tombeau est encore situé au monastère orthodoxe de Sainte-Catherine-du-Sinaï en Egypte.

HISTORIQUE de l’oeuvre

Aucune information ne nous est parvenue sur l’histoire de cette statue de sainte Catherine, qui ne comporte en outre aucune inscription. Stylistiquement, l’œuvre paraît influencée par l’imagerie religieuse populaire du 19e siècle (imagerie d’Épinal, images de dévotion) qui s’est elle-même inspirée de productions artistiques des siècles précédents. Cette statue, qui rappelle certaines œuvres du XVIIe siècle par la taille de la couronne et la forme du surcot, pourrait néanmoins avoir été réalisée vers le milieu du 19e siècle, avant que la statuaire de terre cuite, puis de plâtre, ne succède à la statuaire de bois dans les églises. Elle provient donc probablement de la précédente église de Cardonnette, l’actuel édifice ayant été bâti à partir de 1893.

une restauration urgente

Le bois a été attaqué par de nombreux insectes xylophages qui ont laissé des trous d’envol. La partie antérieure de la terrasse est d’ailleurs complètement rongée. La peinture qui recouvre l’œuvre a disparu à différents emplacements, laissant voir l’apprêt blanc, si ce n’est le bois. Il est même possible que la statue ait été décapée par endroits, comme le suggère par exemple l’observation de la roue. Trois doigts du personnage sont cassés aux mains et il manque à la roue des rayons et des pointes. Le fermail du mantelet s’est détaché, et les attributs que sainte Catherine tenait dans ses mains ont disparu. Enfin, la pièce de bois qui obture l’évidement dans le dos de la statue menace de se désolidariser de l’œuvre et est renforcée par des bouts de ruban adhésif qui se décollent.

Source et bibliographie

inventaire.hautsdefrance.fr/dossier/statue-demi-nature-sainte-catherine-d-alexandrie/b5fb26e9-3560-4d40-9589-2631b32ba115

Un projet mené en partenariat avec la région Hauts-de-France

Le projet en images

Sainte Catherine, Cardonnette (80) - la Sauvegarde de l'Art Français

(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général - Riboulleau Christiane

Sainte Catherine, Cardonnette (80) - la Sauvegarde de l'Art Français

(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général - Riboulleau Christiane

Sainte Catherine, Cardonnette (80) - la Sauvegarde de l'Art Français

(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général - Riboulleau Christiane

Sainte Catherine, Cardonnette (80) - la Sauvegarde de l'Art Français

(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général - Riboulleau Christiane

Sainte Catherine, Cardonnette (80) - la Sauvegarde de l'Art Français

© Région Hauts-de-France - Inventaire général - Riboulleau Christiane

Sainte Catherine, Cardonnette (80) - la Sauvegarde de l'Art Français

(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général - Riboulleau Christiane