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L’église de Venas, placée sous le vocable de saint Paul, appartenait avant la création du diocèse de Moulins à celui de Bourges. Cependant la paroisse était à la présentation du prieur clunisien de Souvigny (diocèse de Clermont), ainsi que le rappelle cette confirmation par une bulle du pape Eugène III en 1152.

Situé au centre d’un charmant village, sur une légère éminence, autrefois entouré de son cimetière, c’est un édifice en apparence homogène mais qui, en réalité, fut édifié au cours de plusieurs campagnes de travaux. Au début de l’époque romane, on construisit le chœur et le bas-côté sud. Au XIIIe s., fut édifié le bas-côté nord, voûté en plein cintre. Au XIVe s., la porte occidentale fut percée et ornée dans un style archaïsant. Il fallut attendre le XVIIe s. pour que le collatéral nord soit couvert de son berceau continu, et que l’on perce quatre grandes arcades en plein cintre dans le mur gouttereau. Il est probable que l’oculus surmontant la porte d’entrée remonte aussi à cette époque. Le décor peint que nous connaissons aujourd’hui, et qui fut appliqué à l’ensemble de l’intérieur du monument, remonte au XIXe siècle.

A l’extérieur, on remarque les modillons romans décorant le mur sud et le chevet, chevet dont l’appareil régulier en grès rose et gris de la vallée du Cher est apparent. Le clocher, assis sur la travée ouest de la nef, s’élève sur une base quadrangulaire surmontée d’un toit octogonal et d’une flèche de même plan, l’ensemble étant couvert d’essentes de châtaignier, à la différence du reste du monument où se juxtaposent des tuiles plates sur la nef centrale et des tuiles canal sur les bas-côtés et le chevet. D’épais contreforts ont été ajoutés aux angles du côté ouest contre et le long de la façade sud, laissant supposer que le monument eut à souffrir assez tôt de problèmes de stabilité.

Les travaux ont consisté en la restauration complète des charpentes et des couvertures de la nef, des bas-côtés du chevet et du clocher, en reprenant la nature des matériaux originels. L’aide de la Sauvegarde de l’Art français, d’un montant de 8 000 € a été versée en 2018.

Annie Regond

Bibliographie :

M. Génermont et P. Pradel, Les églises de France. Allier, Paris, 1938, p. 284-285.

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