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Vote
Les salariés Michelin à la découverte du Plus Grand Musée de France – Blanzy

LE PROJET

La Fondation d’Entreprise Michelin vous a proposé, ainsi qu’à treize autres sites industriels, de participer à la grande chasse au trésor du Plus Grand Musée de France. Plusieurs mois sont passés et nous voilà arrivés au vote ! Vous, salariés du site de Blanzy, avez identifié 4 œuvres ayant besoin d’une restauration dans votre région. Vous avez à présent la lourde tâche de voter pour celle que vous voulez voir gagner.

L’œuvre obtenant le plus de voix bénéficiera d’un don de 8.000 € pour sa restauration, offert par la Fondation d’Entreprise Michelin. S’il s’avère que la restauration de votre premier choix est moins onéreuse que les 8.000 € donnés, l’œuvre arrivée en seconde position se verra offrir la somme restante.

RAPPEL DES règles du jeu

Vous pouvez voter du lundi 7 septembre jusqu’au dimanche 27 septembre (fin de vote dans la nuit du 27 au 28 septembre, à minuit).

La voix des salariés de votre site comptera pour 60% du résultat final. Un conservateur s'exprimera pour 20% du résultat. Enfin, la Fondation d'Entreprise Michelin ainsi qu'un jury de directeurs voteront pour 10% chacun.

Attention, seules les adresses mail @michelin.com seront prises en compte.

Les résultats du vote seront annoncés durant la première semaine du mois d'octobre.

comment voter ?

  1. Avant de voter, si vous souhaitez en savoir plus sur les œuvres, cliquez sur « plus d’infos ».
  2. Cliquez sur votre œuvre préférée, un rectangle rouge doit apparaître autour d’elle.
  3. Cliquez ensuite sur « je confirme mon vote ! »

Bon vote à tous !

Charmoy, Vierge de l'Apocalypse

Située dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne, la commune de Charmoy est un petit village rural marqué par une histoire ancienne et un patrimoine discret. Implanté dans un paysage de bocage et de terres agricoles, le village s’est développé au fil des siècles autour de son église Saint-Martin et de ses exploitations agricoles, témoignant d’un mode de vie étroitement lié à la terre.

L’œuvre

Conservée dans l’église Saint-Martin se trouve une statue en bois représentant la Vierge et constituant un élément remarquable du patrimoine religieux local. L’œuvre est recouverte d’une couche de plâtre doré à la feuille d’or, lui conférant une présence lumineuse et solennelle. L’iconographie de la statue présente de nombreux éléments qui évoquentune Vierge de l’Apocalypse. La Vierge se tient sur un globe décoré d’étoiles, accompagné d’un croissant de lune. Sous son pied, elle terrasse un serpent qui tient dans sa gueule une boule ronde évoquant une pomme, symbole du péché originel. Ces attributs sont caractéristiques de la représentation de la femme de l’Apocalypse, telle qu’elle apparaît dans la tradition chrétienne. Par son iconographie, son histoire et son implantation dans ce lieu ancien, cette statue constitue un témoignage précieux de la dévotion mariale et du patrimoine religieux du territoire.

La restauration 

La statue de la Vierge présente plusieurs altérations qui nécessitent une intervention de restauration. La dorure du manteau est écaillée à plusieurs endroits, laissant apparaître la sous-couche ou le bois. Une reprise de la dorure permettrait de restituer l’éclat d’origine de la sculpture. Les mains, peintes en blanc, montrent également des signes d’usure. Un nettoyage et des retouches de polychromie seraient nécessaires. La base, décorée d’un ciel bleu étoilé, est aussi abîmée : la peinture est écaillée et le matériau du socle apparaît par endroits. Des retouches picturales permettraient d’en restaurer l’aspect. Enfin, une analyse de l’état du bois serait également recommandée afin de vérifier l’absence de fissures ou d’attaques d’insectes xylophages.

  • Artiste : anonyme
  • Type : statue en bois
  • Dimensions : 110 cm
  • Date : XIXème siècle
  • Lieu de conservation : église Saint-Martin, Charmoy (71)
  • Protection : inscrite (19/05/2022)
  • Parrainé par un salarié

Le Creusot, Marteau-pilon

Située en Saône-et-Loire, la ville du Creusot est l’un des hauts lieux de la révolution industrielle en France. Dès le XIXᵉ siècle, elle connaît un essor exceptionnel grâce au développement de la métallurgie et de la sidérurgie. Cette réussite est étroitement liée à la famille Schneider, qui fait des usines du Creusot un centre industriel de renommée internationale, produisant locomotives, machines, ponts et équipements pour le monde entier.

L’œuvre 

Conservé par l’Académie François Bourdon dans les anciens bâtiments de la fonderie Henri-Paul Schneider à Montchanin, ce marteau-pilon autocompresseur n° 1360 est un témoin remarquable du patrimoine industriel du Creusot. Haut de 3 mètres et pesant près de 9 tonnes, il est entièrement constitué de métal et de fonte. Il a été utilisé dans les ateliers des établissements Schneider & Cie, puis de la SFAC, où il servait au forgeage de pièces métalliques. Son histoire est liée à celle de François Bourdon, ingénieur de génie qui met au point le marteau-pilon à vapeur en 1841 pour répondre aux besoins de fabrication des arbres de transmission des premiers navires transatlantiques. Cette invention révolutionnaire connaît un succès considérable et contribue au rayonnement international des établissements Schneider, qui fabriquent et exportent des marteaux-pilons de différentes tailles dans toute la France et en Europe. Le marteau-pilon de 100 tonnes, mis en service en 1877 et été le plus puissant du monde jusqu’en 1891, est aujourd’hui l’emblème du Creusot.

La restauration 

Ce marteau-pilon autocompresseur n° 1360 nécessite une restauration afin d’assurer sa conservation et sa mise en valeur. Les travaux consistent à nettoyer la structure pour éliminer les traces de corrosion, puis à remonter les différents éléments dans le respect de leur configuration d’origine. Cette intervention n’a pas pour objectif de remettre le marteau-pilon en fonctionnement, mais de préserver ce témoin du patrimoine industriel et de permettre son exposition devant l’entrée de l’Académie François Bourdon. Ainsi restauré, il deviendra un élément emblématique du site, accessible au public et valorisant l’histoire industrielle du Creusot et l’œuvre de François Bourdon.

  • Fabricant : Eumuco
  • Type : marteau-pilon
  • Dimensions : 215 cm x 125 cm x 310 cm
  • Date : XIXème - XXème siècle
  • Lieu de conservation : Académie François Bourdon, Le Creusot (71)
  • Protection : non protégé

Épinac, Locotracteur

Située en Saône-et-Loire, Épinac est une ancienne cité minière dont l’histoire est étroitement liée à l’exploitation du charbon. Dès le XVIIIᵉ siècle, puis tout au long du XIXᵉ siècle, les houillères d’Épinac connaissent un important développement et participent à l’essor industriel de la Bourgogne. L’extraction du charbon alimente les usines, les forges et les manufactures de la région, et favorise également le développement des transports, avec la création d’une des premières lignes de chemin de fer industrielles de France reliant Épinac au canal du Centre. Aujourd’hui, les anciens bâtiments miniers, les chevalements, les cités ouvrières et les vestiges des infrastructures de transport témoignent de ce riche passé industriel.

L’œuvre 

Construit en acier, aluminium et cuivre, ce locotracteur électrique Schneider-Westinghouse LM 1054 B était destiné au transport de matériaux et de wagonnets dans les galeries minières. Robuste et compact, il facilitait le déplacement des charges lourdes sur les voies ferrées étroites des exploitations minières. Bien qu’il n’ait jamais circulé dans les mines d’Épinac, qui utilisaient d’autres modes de traction, ce locotracteur a été en service dans les mines du bassin de Blanzy à partir des années 1950. Offert par le Musée de la Mine de Blanzy, il a été installé en 1995 dans le quartier minier de la Garenne. Ce matériel évoque l’histoire minière de la région et rappelle le rôle majeur de l’exploitation du charbon dans le développement industriel de la Bourgogne.

La restauration 

Le locotracteur présente des altérations liées à son exposition aux intempéries, notamment un soulèvement de la peinture et des traces de corrosion sur les parties métalliques. La restauration consistera à traiter la rouille, à stabiliser les surfaces, puis à reprendre les revêtements de peinture afin d’assurer la conservation de l’engin et de mettre en valeur ce témoin de l’histoire minière régionale.

  • Fabricant : Schneider-Westinghouse
  • Type : locotracteur électrique
  • Dimensions : ?
  • Date : XIXème siècle
  • Lieu de conservation : locaux techniques d’Épinac (71)
  • Protection : non protégé

Puley, Maquette de prieuré

Située en Saône-et-Loire, la commune du Puley nichée au cœur d’un paysage vallonné et a conservé les traces de son passé rural, marqué par l’agriculture, l’exploitation de la pierre et les savoir-faire traditionnels. Le Puley est notamment connu pour son église romane Saint-Martin, édifiée au XIIᵉ siècle, remarquable par la qualité de son architecture et de son décor sculpté. Le village conserve également un patrimoine vernaculaire composé de maisons anciennes, de lavoirs et de murets en pierre qui participent à son identité.

L’œuvre

Réalisée en pierre par un compagnon du Tour de France, cette maquette représente le prieuré du Puley dans sa phase de construction. Elle offre une reconstitution fidèle de cet édifice roman fondé au début du XIIᵉ siècle et permet de mieux comprendre son architecture d’origine. En 1877, l’effondrement du clocher provoque la destruction d’une partie importante de l’église, notamment de la nef et du bas-côté sud. Longtemps laissée à l’abandon, elle est envahie par les gravats jusqu’en 1969, date à laquelle une association entreprend de dégager les ruines et de consolider les parties encore debout. Grâce à ces travaux de sauvegarde, le prieuré demeure aujourd’hui un témoignage précieux du patrimoine religieux et médiéval de la Bourgogne. Cette maquette met en valeur l’histoire de ce monument et contribue à transmettre la mémoire d’un édifice emblématique du village du Puley.

La restauration 

La maquette nécessite un nettoyage afin d’éliminer les salissures accumulées au fil du temps et de préserver la qualité de ses détails sculptés. Exposée au sein d’un prieuré en grande partie à ciel ouvert, elle est actuellement protégée de manière provisoire par une bâche en plastique transparent contre les intempéries et les déjections d’oiseaux. Afin d’assurer sa conservation dans de meilleures conditions, il est prévu de remplacer cette protection temporaire par un couvercle en plexiglas, plus esthétique, durable et adapté à la mise en valeur de l’œuvre tout en garantissant sa protection.

  • Artiste : anonyme
  • Type : maquette en pierre
  • Dimensions : ?
  • Date : ?
  • Lieu de conservation : prieuré du Puley (71)
  • Protection : non protégé
  • Parrainé par un salarié

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