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Vote
Les salariés Michelin à la découverte du Plus Grand Musée de France – Blavozy

LE PROJET

La Fondation d’Entreprise Michelin vous a proposé, ainsi qu’à treize autres sites industriels, de participer à la grande chasse au trésor du Plus Grand Musée de France. Plusieurs mois sont passés et nous voilà arrivés au vote ! Vous, salariés du site de Blavozy, avez identifié 19 œuvres ayant besoin d’une restauration dans votre région. Vous avez à présent la lourde tâche de voter pour celle(s) que vous voulez voir gagner.

L’œuvre obtenant le plus de voix bénéficiera d’un don de 8.000 € pour sa restauration, offert par la Fondation d’Entreprise Michelin. S’il s’avère que la restauration de votre premier choix est moins onéreuse que les 8.000 € donnés, l’œuvre arrivée en seconde position se verra offrir la somme restante.

RAPPEL DES règles du jeu

Vous pouvez voter du lundi 7 septembre jusqu’au dimanche 27 septembre (fin de vote dans la nuit du 27 au 28 septembre, à minuit).

La voix des salariés de votre site comptera pour 60% du résultat final. Un conservateur s'exprimera pour 20% du résultat. Enfin, la Fondation d'Entreprise Michelin ainsi qu'un jury de directeurs voteront pour 10% chacun.

Attention, seules les adresses mail @michelin.com seront prises en compte.

Les résultats du vote seront annoncés durant la première semaine du mois d'octobre.

comment voter ?

  1. Avant de voter, si vous souhaitez en savoir plus sur les œuvres, cliquez sur « plus d’infos ».
  2. Cliquez sur votre œuvre préférée, un rectangle rouge doit apparaître autour d’elle.
  3. Cliquez ensuite sur « je confirme mon vote ! »

Bon vote à tous !

Cubelles, Baptême du Christ et Vierge à l'Enfant

Cubelles, située dans le département de la Haute-Loire, est une commune au riche passé historique et au patrimoine architectural marqué par le temps. Le village s’est développé autour de ses terres agricoles et de ses voies anciennes, conservant un caractère rural typique de la région. L’église paroissiale, dédiée à saint Hilaire, illustre parfaitement cette histoire. Remaniée au fil des siècles, elle conserve des éléments romans datant d’environ l’an mil, témoignant de son rôle central pour la communauté depuis le milieu du Moyen Âge.

Les œuvres

Au sein de cette église sont exposées deux belles statues en bois polychrome du XIXème siècle. La statue du Baptême du Christ illustre la scène biblique célébrée chaque année le 13 janvier, lorsque le Christ est baptisé par saint Jean-Baptiste dans le Jourdain, une fête qui coïncide symboliquement avec la date de décès de Saint Hilaire, patron de la paroisse de Cubelles. La composition de l’œuvre, la posture des figures et les détails du drapé reflètent l’importance du geste sacramentel. La paroisse de Cubelles conserve également une Vierge à l’Enfant en bois polychrome et doré. Cette statue représente la Vierge tenant son fils dans les bras, avec une attention portée aux drapés et aux détails dorés, témoignage du goût religieux et artistique de l’époque pour les représentations mariales.

La restauration 

Les deux sculptures de Cubelles nécessitent une restauration pour assurer leur conservation. La statue du Baptême du Christ présente des fissures, des percements et quelques attaques d’insectes xylophages. La polychromie est abîmée, avec soulèvements, écailles, repeints brunis et vestiges de dorure. La Vierge à l’Enfant est elle aussi dans un état critique : bois fragilisé par des insectes, éléments manquants ou fissurés, clous corrodés et surface très dégradée. La restauration des deux œuvres devra inclure nettoyage, refixage des polychromies, consolidation du bois et étude des couches picturales. Ces interventions garantiront la stabilité et la lisibilité de ces œuvres majeures du patrimoine de la commune, et intrinsèquement liée à leur église.

  • Artistes : anonymes
  • Type : statues en bois
  • Dimensions : Christ : 110 cm ; Vierge : ? cm
  • Date : XIXème siècle
  • Lieu de conservation : église Saint-Hilaire, Cubelles (42)
  • Protection : non protégées

Bonneval, Vierge et chasubles

Située en Haute-Loire, à proximité de La Chaise-Dieu, Bonneval est une commune rurale dont l’histoire remonte au Moyen Âge. Au cœur du bourg, l’église Sainte-Eugénie, dont les origines remontent au XIIIe siècle, constitue le principal élément du patrimoine communal. Elle abrite notamment de remarquables peintures murales anciennes, découvertes lors de travaux de restauration. Bonneval conserve également les traces de son passé médiéval avec les vestiges d’une ancienne motte castrale au lieu-dit Château Vieux.

Les œuvres

L’église Sainte-Eugénie de Bonneval conserve un précieux ensemble d’objets religieux, parmi lesquels une statue en bois polychrome de la Vierge à l’Enfant couronnée, datant du XIXe siècle. La sacristie abrite également un remarquable ensemble de six chasubles des XVIIIe et XIXe siècles, dont certaines sont accompagnées de leurs accessoires liturgiques : étoles, manipules, bourses ou voiles de calice. Soieries vertes, étoffes ivoire ou framboise, fils d’or et d’argent, broderies florales et végétales composent un décor particulièrement raffiné. Roses, pampres, feuillages et motifs symboliques, comme le pélican, illustrent le soin apporté aux vêtements utilisés lors des célébrations. Cet ensemble témoigne à la fois du savoir-faire des artisans, de l’évolution des arts textiles et de la riche vie religieuse de Bonneval au fil des siècles.

La restauration 

Les œuvres conservées dans l’église Sainte-Eugénie présentent aujourd’hui un besoin de restauration afin d’assurer leur transmission aux générations futures. La statue de la Vierge à l’Enfant présente notamment des altérations de sa polychromie et une main endommagée. Les ornements liturgiques présentent des étoffes anciennes fragilisées, et les broderies et les fils métalliques impose des conditions de conservation adaptées, limitant notamment leur exposition à la lumière, à la poussière et aux variations climatiques. De plus, la commune envisage l’installation de vitrines d’exposition adaptées, ainsi que l’organisation de visites commentées pour permettre de mieux faire connaître l’histoire, les usages et la qualité artistique de ce patrimoine.

  • Artistes : anonymes
  • Type : statue en bois et chasubles
  • Dimensions : Statue : 68,5 cm
  • Date : statue : XIXème siècle ; chasubles : XVIIIème - XIXème siècle
  • Lieu de conservation : église Saint-Eugénie, Bonneval (43)
  • Protection : non protégés
  • Parrainé par un salarié

Saint-Paul-de-Tartas, Calvaire de 1617

Située en Haute-Loire, la commune de Saint-Paul-de-Tartas possède une histoire ancienne liée au mont Tartas, occupé dès la préhistoire, puis structurée au Moyen Âge autour d’un prieuré dépendant de l’abbaye de La Chaise-Dieu, qui organise la vie religieuse et économique locale. Marquée par les guerres de Religion, durant lesquelles son église est incendiée puis reconstruite au XVIIᵉ siècle, elle connaît également les transformations de la Révolution française, qui l’intègre définitivement au département actuel. Son patrimoine se concentre autour de l’église Saint-Paul, édifice roman fortifié en pierre volcanique, entouré d’un ancien cimetière avec des enfeus médiévaux, mais aussi de croix de granit, de vestiges du prieuré et d’un habitat rural typique, illustrant l’identité d’un territoire à la croisée du Velay et de l’ancien Vivarais.

L’œuvre 

Située à la sortie nord-est du bourg de Saint-Paul-de-Tartas, cette croix en pierre datant de 1617 est l’un des éléments les plus remarquables du patrimoine local. Son pilier, de forme ronde et légèrement affiné vers le haut, se termine par un petit chapiteau carré qui soutient la croix. Celle-ci est décorée de petites formes en relief à ses extrémités. On y voit, d’un côté, le Christ en croix, et de l’autre, une Vierge en prière entourée d’anges. Par ses caractéristiques, cette croix se distingue quelque peu des modèles typiques du Velay et se rapproche davantage des croix lozériennes, révélant l’influence des territoires voisins. Elle témoigne ainsi de la position ancienne de carrefour de la commune, située à la rencontre du Velay et de l’Auvergne, du Gévaudan (Lozère) et du Vivarais (Ardèche), un rôle déjà affirmé depuis l’époque gauloise.

La restauration 

Exposée aux intempéries depuis plus de quatre siècles, la croix de 1617 présente aujourd’hui des signes naturels d’usure : la pierre est fragilisée par le gel et l’humidité, certaines sculptures se sont adoucies avec le temps, et des mousses altérent sa lisibilité. Une restauration permettrait de consolider l’ensemble, de nettoyer la pierre et de préserver les détails sculptés. Au-delà de la restauration, un aménagement simple de ses abords (nettoyage, petit espace dégagé, panneau explicatif) permettrait de mieux la faire connaître. Ainsi restaurée et valorisée, cette croix continuerait de témoigner de l’histoire locale et de l’identité de Saint-Paul-de-Tartas.

  • Artiste : anonyme
  • Type : sculpture en pierre
  • Dimensions : ?
  • Date : 1617
  • Lieu de conservation : Saint-Paul-de-Tartas (43)
  • Protection : non protégé
  • Parrainé par un salarié

Arlet, Triptyque de la Sainte Face

Arlet est une petite commune située sur les contreforts de la Margeride, à la limite du Cantal. Niché dans l’étroite vallée de la Cronce, le village est entouré de bois et de prés, offrant un véritable écrin de verdure. L’histoire d’Arlet est étroitement liée à son église Saint-Pierre, rattachée dès le XIe siècle au prieuré de Pinols. Son mobilier, remarquable, comprend un Christ en croix du XIIe siècle et plusieurs statues des XIVe, XVIe et XVIIIe siècles.

L’œuvre

Parmi les trésors de l’église Saint-Pierre d’Arlet, le triptyque de la Sainte Face occupe une place particulière. Datant du XVIe siècle, ce panneau peint en bois, haut de 1,06 mètre, est relativement rare et suscite la curiosité des visiteurs. Le panneau central représente la sainte Face, qui désigne le visage du Christ, tandis que le volet gauche montre saint Pierre, patron de l’église et premier pape, coiffé de la tiare pontificale. Sur le panneau droit, un personnage agenouillé, probablement le donateur, se tient face à son confesseur. Ce triptyque semble avoir été conçu pour l’église Saint-Pierre, peut-être comme ex-voto, et était traditionnellement associé aux cérémonies religieuses locales. Les habitants d’Arlet lui restent particulièrement attachés, d’où son nom populaire : « le Pardon d’Arlet ».

La restauration 

Le triptyque de la Sainte Face présente aujourd’hui des signes de fragilité. L’œuvre a en effet été percée en plusieurs points pour être fixée au mur, un ancien système qui a affaibli sa structure. De plus, le fait qu’elle soit plaquée contre le mur limite la circulation de l’air, ce qui peut favoriser la détérioration du bois et des peintures. Pour assurer sa conservation, il est prévu de procéder à un nettoyage complet du triptyque, de combler ou dissimuler les anciens percements, puis de revoir le système de fixation. L’installation d’un support adapté et sécurisé permettra de protéger durablement cette œuvre tout en facilitant sa présentation aux visiteurs.

  • Artiste : anonyme
  • Type : huile sur bois
  • Dimensions : 106 cm
  • Date : XVIème siècle
  • Lieu de conservation : église Saint-Pierre, Arlet (43)
  • Protection : classé (20/10/1913)

Dunières, La vision d'Ézéchiel

Située en Haute-Loire, aux portes du Velay, Dunières est une commune au riche passé historique et industriel. Développée dès le Moyen Âge, elle connaît un important essor au XIXᵉ siècle grâce aux activités textiles, à la passementerie et à la métallurgie, qui façonnent durablement son identité. Son patrimoine témoigne de cette histoire, avec l’église Saint-Martin, les anciennes usines, le viaduc ferroviaire et plusieurs bâtiments de caractère.

L’œuvre

Cette toile monumentale d’Édouard Cibot (1799-1877), intitulée La Vision d’Ézéchiel, est déposée dans l’église de Dunières depuis 1876. L’artiste débute au Salon de 1827 et se spécialise rapidement dans la peinture d’histoire, réalisant plusieurs commandes pour le château de Versailles, avant de s’oreinter davantage dans la peinture religieuse. Achetée par l’État au Salon de 1874 pour la somme de 1 500 francs, elle demeure aujourd’hui encore propriété de l’État. Contrairement à ce qu’indique l’inscription « Donné par l’État 1875 », il s’agit d’un dépôt et non d’un don. Attribué à l’église de Dunières en 1875 à la demande du député François Malartre, le tableau est acheminé depuis Paris par chemin de fer et installé dans l’édifice en 1876. L’œuvre représente la seconde vision du prophète Ézéchiel, où les ossements desséchés reprennent vie, symbolisant la résurrection et l’espérance. Ce thème, très rarement traité au XIXᵉ siècle, est le seul exemple connu à ce jour pour cette période. Il traduit les préoccupations spirituelles de son auteur, dont les réflexions sur la résurrection et la vie après la mort ont profondément influencé son œuvre.

La restauration 

L’état de conservation du tableau nécessite aujourd’hui une intervention de restauration. La couche picturale présente de nombreuses craquelures, des soulèvements et d’importantes lacunes. Par endroits, la peinture s’écaille, laissant apparaître le support et altérant la lisibilité de l’œuvre. Une restauration permettrait de redonner toute sa cohérence à la composition en consolidant la couche picturale, en traitant les lacunes et en restituant la profondeur des couleurs.

  • Artiste : Edouard Cibot (1799 - 1877)
  • Type : huile sur toile
  • Dimensions : ?
  • Date : XIXème siècle
  • Lieu de conservation : église Saint-Martin, Dunières (43)
  • Protection : non protégé

Vorey, Pompe à bras et motopompe remorquable

Nichée au cœur de l’Emblavez, en Haute-Loire, la commune de Vorey s’est développée au fil des siècles autour de la Loire et de l’Arzon, dont la rencontre a façonné son histoire et son identité. Mentionné dès le Moyen Âge, le village occupait une position stratégique entre le Velay et l’Auvergne, surveillée autrefois par le fort d’Espaliou, aujourd’hui disparu mais encore présent dans la mémoire locale. Au fil de son histoire, Vorey a su préserver les témoignages de son passé : la pompe à bras et la motopompe remorquable des sapeurs-pompiers s’inscrivent pleinement dans ce patrimoine local, en rappelant l’évolution des moyens de secours et l’engagement des générations de pompiers volontaires au service de la population.

Les œuvres

Créé le 26 novembre 1871, le corps des sapeurs-pompiers de Vorey s’est d’abord équipé d’une pompe à bras, utilisée jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. Elle fonctionnait grâce à la force de plusieurs sapeurs-pompiers qui actionnaient de longues poignées. Ce mouvement entraînait des pistons aspirant l’eau d’une rivière, d’un puits ou d’une citerne, puis la refoulait sous pression vers une lance à incendie. Utilisée jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, elle a constitué le principal moyen de lutte contre les incendies avant l’arrivée des motopompes mécaniques à partir des années 1950. La motopompe remorquable de marque Camiva, en service au centre de secours de Vorey entre 1975 et 2000, permettait également de puiser l’eau dans les rivières ou autres points d’eau naturels pour alimenter les lances à incendie. Son moteur thermique entraînait une pompe qui aspirait et refoulait l’eau sous pression vers les équipes d’intervention.

La restauration 

Après plusieurs décennies de service, les deux engins présentent aujourd’hui un état de conservation qui nécessite une restauration complète. Les travaux porteront à la fois sur la partie mécanique, afin de remettre en état le moteur, la pompe et les différents organes de fonctionnement, et sur la carrosserie, qui nécessite un traitement contre la corrosion, une remise en peinture et la restauration des éléments d’origine. Cette intervention permettra de préserver ces témoins remarquables de l’évolution des équipements des sapeurs-pompiers en milieu rural.

  • Marque : Camiva
  • Types : pompe à bras et motopompe mécanique remorquable
  • Dimensions : ?
  • Date : XIXème et XXème siècles
  • Lieu de conservation : Caserne de sapeurs-pompiers, Vorey (43)
  • Protection : non protégées
  • Parrainé par un salarié

Beaune-sur-Arzon, Vierge à l'Enfant

Située au cœur de la Haute-Loire, Beaune-sur-Arzon est une commune rurale dont l’histoire est étroitement liée à celle du Velay. Son territoire, occupé depuis l’Antiquité comme en témoignent plusieurs vestiges gallo-romains, s’est développé au Moyen Âge autour de son église et de son bourg. La commune conserve un patrimoine remarquable, mêlant héritage religieux et témoignages antiques. Son église, les croix de chemins, les anciennes maisons en pierre et les bornes milliaires romaines réemployées dans l’espace public illustrent la richesse de son passé.

L’œuvre

Située face à l’entrée de l’église et dominant le jardin public, la statue de la Vierge à l’Enfant constitue un élément emblématique du patrimoine de la commune. Réalisée en plâtre, elle était à l’origine polychrome, avec une dominante blanche rehaussée de bleu clair, encore visible par endroits. La statue repose sur un piédestal soutenu par deux bornes milliaires romaines en granite. Ces colonnes, qui jalonnaient autrefois les voies romaines tous les mille pas, furent réemployées au fil des siècles : elles soutinrent d’abord un auvent à l’entrée de l’église, puis une croix vers 1900, avant d’accueillir la Vierge actuelle. Bien que leurs inscriptions soient aujourd’hui très effacées, l’une d’elles pourrait dater du règne de l’empereur Alexandre Sévère (222-235). La date de création de la statue n’est pas connue, mais sa dernière restauration est antérieure à l’an 2000. Visible de tous, cet ensemble associe un patrimoine religieux et des vestiges antiques, témoignant de la richesse historique du site.

La restauration 

Exposée en permanence aux intempéries, la statue de la Vierge à l’Enfant présente aujourd’hui un état de conservation qui nécessite une intervention. Sa surface est encrassée par les dépôts liés aux conditions climatiques et à la pollution, ce qui masque en partie sa polychromie d’origine, dont subsistent encore quelques traces de bleu clair. Une restauration permettrait de nettoyer la statue, de stabiliser les matériaux et de préserver ce témoignage du patrimoine religieux communal.

  • Artiste : anonyme
  • Type : statue en plâtre
  • Dimensions : ?
  • Date : ?
  • Lieu de conservation : jardin public, Beaune-sur-Arzon (43)
  • Protection : non protégé
  • Parrainé par un salarié

Saint-Germain-Laprade, Vierge à l'Enfant

Située aux portes du Puy-en-Velay, Saint-Germain-Laprade est une commune de Haute-Loire dont l’histoire s’inscrit dans celle du Velay. Occupé depuis l’Antiquité, la commune possède un riche patrimoine, marqué notamment par son église, ses croix, ses anciennes fermes en pierre volcanique et ses nombreux petits édifices religieux qui témoignent de son histoire rurale.

L’œuvre

Dans l’assemblée du village de Moulin-Neuf se trouve une statue en bois polychrome et doré du XVIIIᵉ siècle. Elle représente la Vierge Marie portant l’Enfant Jésus sur son bras gauche, selon une iconographie traditionnelle de la Vierge à l’Enfant. L’Enfant tient dans sa main un orbe crucigère, symbole de la souveraineté universelle du Christ sur le monde. Le bras droit avancé de la Vierge laisse supposer la présence ancienne d’un sceptre, aujourd’hui disparu, qui renforçait sa représentation en tant que Reine du Ciel. La sculpture conserve des vestiges de sa polychromie et de sa dorure d’origine, témoignant de la qualité de son exécution et de son intérêt artistique. Cette œuvre constitue un élément remarquable du patrimoine religieux de la commune et illustre le savoir-faire des ateliers de sculpture du XVIIIᵉ siècle.

La restauration 

L’état de conservation de cette statue du XVIIIᵉ siècle nécessite aujourd’hui une intervention spécialisée. En raison de l’absence de conditions de sécurité suffisantes dans son emplacement d’origine, une mesure conservatoire a été mise en place : depuis août 2023, la statue est déposée à l’Évêché du Puy-en-Velay dans le cadre d’une convention de dépôt. Une restauration est désormais indispensable afin de réaliser un diagnostic complet, de consolider les parties fragiles et de préserver les vestiges de polychromie et de dorure. Cette intervention permettra d’assurer la pérennité de l’œuvre et de préparer sa réinstallation dans le chœur de l’église de Saint-Germain-Laprade, au-dessus de la porte de la sacristie, où elle pourra de nouveau être présentée au public dans des conditions adaptées.

  • Artiste : anonyme
  • Type : statue en bois
  • Dimensions : 55 cm x 20,5 cm x 18 cm
  • Date : XVIIIème siècle
  • Lieu de conservation : Assemblée du Moulin-Neuf, Saint-Germain-Laprade (43)
  • Protection : non protégé
  • Parrainé par un salarié

Les Estables, Mobilier de la maison de la Béate

Située en Haute-Loire, au cœur du massif du Mézenc, la commune des Estables est le plus haut village du Massif central, à plus de 1 300 mètres d’altitude. Son histoire est profondément liée à son environnement montagnard, qui a façonné au fil des siècles les modes de vie, l’agriculture et l’architecture locale. Le village conserve un patrimoine rural et religieux caractéristique des hauts plateaux du Velay. Fermes traditionnelles, maisons de pierre, croix et petit patrimoine complètent cet héritage. Le hameau de la Vacheresse situé sur la commune abrite un bâtiment patrimoniale remarquablement conservé et entretenu par les habitants : une maison de Béate.

Les œuvres

Typiques de la Haute-Loire, les maisons de Béate, ou « assemblées », témoignent d’une tradition née au XVIIe siècle. Installées dans les hameaux, les béates assuraient l’éducation religieuse des enfants, mais enseignaient également la lecture, l’écriture, le calcul et l’art de la dentelle. À la Vacheresse, la maison de Béate constitue un témoignage particulièrement précieux de cette histoire locale. Ses habitants ont préservé les aménagements intérieurs dans un état proche de leur disposition d’origine, permettant de découvrir les conditions de vie et les activités quotidiennes des béates. Le mobilier ancien aujourd’hui conservé nécessite cependant des travaux de restauration et de conservation afin d’en assurer la sauvegarde. Sa préservation permettra de maintenir l’authenticité de ce lieu de mémoire et de poursuivre sa transmission et sa valorisation auprès du public.

La restauration 

Le mobilier ancien de la maison de Béate nécessite aujourd’hui des interventions de conservation et de restauration afin de préserver son authenticité et d’éviter sa dégradation. Ces éléments constituent des témoins précieux de la vie quotidienne et de la fonction des béates dans les hameaux de Haute-Loire. Ce projet de restauration permettra à la commune de préserver, sécuriser et mettre en valeur ce lieu emblématique de la culture locale, tout en poursuivant sa découverte auprès des habitants et des visiteurs.

  • Artistes : anonymes
  • Type : mobilier
  • Dimensions : ?
  • Date : ?
  • Lieu de conservation : hameau de La Vacheresse, Les Estables (43)
  • Protection : non protégé
  • Parrainé par un salarié

Saugues, Vierge en majesté

Située aux confins de la Haute-Loire et de la Margeride, Saugues est une commune dont l’histoire remonte au Moyen Âge. Ancienne place forte du Gévaudan, elle s’est développée autour d’un château et d’une enceinte fortifiée, profitant de sa position stratégique sur les voies de circulation entre l’Auvergne et le Languedoc. Elle est également une étape historique de la Via Podiensis, l’un des principaux chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle.

L’œuvre

Cette statue en bois polychrome de la Vierge à l’Enfant, exposée dans l’église Saint-Médard de Saugues, date de l’époque médiévale. La Vierge est représentée assise, portant l’Enfant Jésus sur ses genoux. L’œuvre a connu plusieurs transformations au cours de son histoire. La tête de la Vierge a été sculptée séparément, le siège d’origine a été remplacé et une terrasse a été ajoutée sous la sculpture. Certaines parties, notamment la main de la Vierge et probablement le bras de l’Enfant, ont également fait l’objet de restaurations anciennes. Il est par ailleurs possible que la statue ait autrefois porté une couronne. Malgré ces remaniements, la sculpture conserve de nombreux éléments d’origine, notamment de fins décors sculptés ornant le manteau de la Vierge et des vestiges de sa polychromie médiévale. Les analyses laissent supposer que le manteau était initialement bleu et la robe verte. Par la qualité de son décor et son intérêt historique, cette œuvre constitue un élément majeur du patrimoine religieux de la commune.

La restauration 

La statue a souffert d’anciennes attaques d’insectes xylophages qui ont malheureusement entraîné la perte de l’avant de la terrasse d’origine et de deux chaussures. De plus, les conditions de présentation actuelles, avec une vitre, une grille de protection et un éclairage inadapté, nuisent à la lisibilité et à l’appréciation de l’œuvre. Le projet de restauration et de valorisation vise ainsi à améliorer sa présentation tout en garantissant sa sécurité et sa bonne conservation. Il prévoit la mise en place d’une protection adaptée (vitrage anti-effraction et serrurerie), le maintien d’un environnement sain favorisant la circulation de l’air, ainsi qu’un nouvel éclairage permettant de révéler les qualités artistiques.

  • Artiste : anonyme
  • Type : statue en bois
  • Dimensions : 70 cm x 30 cm
  • Date : XIIème siècle
  • Lieu de conservation : église Saint-Médard, Saugues (43)
  • Protection : classé (10/06/1905)
  • Parrainé par un salarié

Saint-Georges-d'Aurac, Saint Georges terrassant le dragon

Située en Haute-Loire, la commune de Saint-Georges-d’Aurac est un village rural marqué par une histoire ancienne et un patrimoine typique du Massif central. Son histoire est notamment marquée par la Révolution française, période durant laquelle la commune change de nom et intègre des territoires voisins, reflétant les réorganisations administratives de l’époque. Le patrimoine local témoigne de ce passé : l’église du village constitue un repère central, tandis que le château de Flaghac et la maison forte d’Azinière rappellent l’organisation seigneuriale et l’habitat fortifié entre le Moyen Âge et l’époque moderne. Ainsi, Saint-Georges-d’Aurac conserve aujourd’hui un riche patrimoine riche qui témoigne de son évolution historique.

L’œuvre

Dans l’église Saint-Georges se trouve une statue en bois représentant le-dit saint, rendu célèbre dans un récit du Moyen-Âge pour avoir terrassé un dragon, symbole du mal et du chaos. Selon la légende, un dragon terrorisait une ville en exigeant des sacrifices humains, jusqu’au jour où la fille du roi fut désignée pour lui être sacrifiée. Saint Georges intervint alors, affronta la créature et la vainquit, sauvant la princesse et libérant la population, illustrant ainsi la victoire du bien sur le mal. L’œuvre met en scène le saint en chevalier, armé d’une lance, dans une composition dynamique qui souligne l’intensité du combat. Au-delà de son aspect décoratif, cette statue possède une forte valeur symbolique : elle incarne le courage, la foi et la protection, tout en témoignant de l’importance de cette figure dans le patrimoine religieux. Cette importance explique que l’église locale, tout comme le village de Saint-Georges-d’Aurac, lui soient dédiés.

La restauration 

Ce groupe sculpté présente aujourd’hui un état de conservation préoccupant : le dragon, initialement fixé par un simple système de tenon, s’est détaché du socle. Cette instabilité a entraîné plusieurs cassures, notamment au niveau de la lance de Saint Georges, de l’aile gauche du dragon et de l’extrémité de son aile droite. La séparation du dragon a aussi provoqué un arrachement des fibres du bois sous son ventre fragilisant davantage la structure de l’œuvre. De plus, le bois est vermoulu par endroits, ce qui témoigne d’une attaque ancienne d’insectes xylophages. L’objectif sera de stabiliser l’œuvre tout en respectant son intégrité historique et artistique.

  • Artiste : anonyme
  • Type : statue en bois
  • Dimensions : 97 cm x 83 cm x 40 cm avec socle
  • Date : XVIIème - XVIIIème siècle
  • Lieu de conservation : église Saint-Georges, Saint-Georges-d’Aurac (43)
  • Protection : classé (02/09/1995)
  • Parrainé par un salarié

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