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Vote
Les salariés Michelin à la découverte du Plus Grand Musée de France – Chapelle-Saint-Luc

LE PROJET

La Fondation d’Entreprise Michelin vous a proposé, ainsi qu’à treize autres sites industriels, de participer à la grande chasse au trésor du Plus Grand Musée de France. Plusieurs mois sont passés et nous voilà arrivés au vote ! Vous, salariés du site de Chapelle-Saint-Luc, avez identifié 14 œuvres ayant besoin d’une restauration dans votre région. Vous avez à présent la lourde tâche de voter pour celle(s) que vous voulez voir gagner.

L’œuvre obtenant le plus de voix bénéficiera d’un don de 8.000 € pour sa restauration, offert par la Fondation d’Entreprise Michelin. S’il s’avère que la restauration de votre premier choix est moins onéreuse que les 8.000 € donnés, l’œuvre arrivée en seconde position se verra offrir la somme restante.

RAPPEL DES règles du jeu

Vous pouvez voter du lundi 7 septembre jusqu’au dimanche 27 septembre (fin de vote dans la nuit du 27 au 28 septembre, à minuit).

La voix des salariés de votre site comptera pour 60% du résultat final. Un conservateur s'exprimera pour 20% du résultat. Enfin, la Fondation d'Entreprise Michelin ainsi qu'un jury de directeurs voteront pour 10% chacun.

Attention, seules les adresses mail @michelin.com seront prises en compte.

Les résultats du vote seront annoncés durant la première semaine du mois d'octobre.

comment voter ?

  1. Avant de voter, si vous souhaitez en savoir plus sur les œuvres, cliquez sur « plus d’infos ».
  2. Cliquez sur votre œuvre préférée, un rectangle rouge doit apparaître autour d’elle.
  3. Cliquez ensuite sur « je confirme mon vote ! »

Bon vote à tous !

Voué, Assomption de la Vierge

La commune de Voué, située dans le département de Aube en région Grand Est, est un village au riche passé historique implanté au cœur de la Champagne. Son territoire, façonné par l’agriculture, témoigne d’une occupation ancienne, avec des traces d’habitat et d’activités rurales qui se sont développées au fil des siècles. Ainsi, Voué constitue un témoignage du patrimoine champenois, mêlant histoire religieuse, architecture médiévale et tradition agricole.

L’œuvre

Au cœur de l’église Notre-Dame de l’Assomption à Voué est exposée une huile sur toile représentant une spectaculaire Assomption de la Vierge. Ce tableau est une copie simplifiée de L’Assomption de la Vierge d’après le célèbre peintre flamand Pierre-Paul Rubens (1577 – 1649), réalisée à l’origine en 1626 pour la cathédrale Notre-Dame d’Anvers. Plusieurs copies de cette œuvre existent dans des formats réduits, notamment au Musée des Beaux-Arts de Caen et à la National Gallery of Art à Washington. Il représente la Vierge Marie portée au ciel, entourée d’anges et baignée de lumière. La composition suit fidèlement l’original d’Anvers : la Vierge est au centre, regard tourné vers le haut, tandis que les figures célestes et les drapés dynamiques créent un mouvement ascendant. Les tons, plus acidulés que dans l’œuvre originale, et le format rectangulaire suggèrent que le peintre s’est inspiré d’une copie plutôt que de l’original directement.

La restauration 

Cette œuvre nécessite aujourd’hui une restauration complète. Le châssis est fragilisé, attaqué par des insectes xylophages, et la toile perd en tension. La peinture présente des craquelures, des soulèvements et des repeints anciens, tandis que le vernis est jauni, encrassé et partiellement oxydé. Le cadre mouluré et partiellement doré est usé et nécessite examen et consolidation. La restauration devra stabiliser le support, consolider la peinture, nettoyer et alléger le vernis, et restaurer le cadre pour retrouver la lisibilité et l’éclat de cette œuvre, inspirée d’un tableau mondialement reconnu.

  • Artiste : De Soncq, d’après Rubens
  • Type : huile sur toile
  • Dimensions : 192 cm x 148 cm hors cadre
  • Date : XIXème siècle
  • Lieu de conservation : église Notre-Dame de l’Assomption, Voué (10)
  • Protection : non protégée

Vaudes, Bannière de sait Clair

Située dans le département de l’Aube, en région Grand Est, la commune de Vaudes s’inscrit dans le paysage de la Champagne crayeuse, marqué par la vallée de la Seine et un environnement rural façonné par l’agriculture. Le patrimoine communal est principalement constitué de son église, élément central du bourg, ainsi que d’un bâti traditionnel champenois composé de maisons et de fermes anciennes. Ainsi, Vaudes conserve l’identité d’un village de Champagne, où le patrimoine religieux et rural reflète une histoire discrète mais profondément ancrée dans son territoire.

L’œuvre 

La bannière de saint Clair conservée dans l’église de Vaudes constitue un témoignage remarquable de l’art textile religieux du XVIᵉ siècle. Elle s’inscrit dans le culte de ce saint évangélisateur, considéré comme l’un des premiers évêques d’Albi et figure majeure de la christianisation de l’Aquitaine entre le IVᵉ et le Vᵉ siècle. Selon la tradition hagiographique, Saint Clair aurait parcouru le sud de la Gaule pour annoncer l’Évangile avant de subir le martyre à Lectoure, refusant de renier sa foi. Très tôt, son culte se diffuse dans le Sud-Ouest, et il est invoqué notamment pour la guérison des maladies de la vue, en lien symbolique avec son nom et la notion de “clarté”. La bannière de Vaudes illustre cette vénération. Réalisée en tissu précieux, probablement du velours ou du satin, elle présente le saint en pied, représenté en évêque, portant mitre et crosse. Il est entouré de palmes dorées, symboles de victoire spirituelle et de martyre, et mis en valeur par une riche ornementation en fils métalliques. L’ensemble, de forme liturgique traditionnelle à trois pointes, était destiné aux processions paroissiales.

La restauration 

La bannière présente aujourd’hui un état de conservation fragile nécessitant une restauration adaptée. Le support en velours ou satin est décoloré, terni et a perdu de sa souplesse, avec des zones fragilisées et des plis marqués. Les broderies dorées ont perdu de leur éclat et présentent des lacunes ou des fils détachés. La frange inférieure est également usée, avec des fils manquants ou effilochés. L’ensemble de la structure semble affaibli, ce qui peut compromettre la bonne tenue de la bannière.

  • Artiste : anonyme
  • Type : bannière en velours ou satin
  • Dimensions : 100 cm x 160 cm
  • Date : XVIème siècle
  • Lieu de conservation : église Saint-Clair, Vaudes (10)
  • Protection : non protégée
  • Parrainé par un salarié

Macey, Autel et saint Martin

La commune de Macey, située dans le département de l’Aube, est un village rural au passé ancien, profondément marqué par l’histoire agricole de la Champagne. Dès le Moyen Âge, elle se développe autour de terres fertiles exploitées sous l’autorité seigneuriale et religieuse. Son patrimoine se concentre notamment autour de son église Saint-Martin, témoin de la vie spirituelle et de l’évolution architecturale locale.

Les œuvres

L’église Saint-Martin conserve plusieurs œuvres remarquables. Parmi elles, une statue en bois polychrome représentant Martin de Tours attire particulièrement l’attention. Le saint y est figuré en évêque, reconnaissable à sa mitre, vêtu d’une tunique blanche et d’un manteau rouge, avec un gant bleu qui souligne le soin apporté aux détails. Né au IVe siècle, saint Martin fut d’abord soldat romain avant de se convertir au christianisme. Il est célèbre pour son geste de charité, lorsqu’il partagea son manteau avec un pauvre à Amiens. Devenu moine puis évêque de Tours, il consacra sa vie à l’évangélisation des campagnes et à l’aide aux plus démunis, faisant de lui l’un des saints les plus populaires de France. L’église abrite également un autel en bois sculpté, orné de petites colonnes qui structurent l’ensemble. Le décor, riche mais délicat, associe motifs végétaux — notamment des feuilles finement travaillées — et éléments figuratifs. Trois petites statues y prennent place, accompagnées d’une représentation de Jésus crucifié, formant une composition harmonieuse à forte portée symbolique.

La restauration 

Ces œuvres présentent aujourd’hui un état de dégradation avancé qui justifie une restauration urgente. Les polychromies sont fortement altérées, laissant apparaître le bois. Celui-ci montre également des signes de fragilisation, avec des fissures, des craquelures et parfois un affaiblissement de la structure. L’accumulation de poussière et de salissures masque les détails et nuit à la lisibilité des œuvres. Une intervention est nécessaire afin de nettoyer les surfaces, consolider le bois, stabiliser les structures et restaurer les polychromies dans le respect de l’œuvre d’origine. Ces travaux permettront non seulement de redonner lisibilité à ces pièces, mais aussi d’assurer leur conservation en tant que témoins du patrimoine artistique et religieux local.

  • Artistes : anonymes
  • Type : autel et statue en bois
  • Dimensions : ?
  • Date : ?
  • Lieu de conservation : église Saint-Martin, Macey (10)
  • Protection : non protégés
  • Parrainé par un salarié

Bercenay-le-Hayer, Pompe à bras

Située dans le département de l’Aube, au cœur de la Champagne méridionale, Bercenay-le-Hayer est une commune rurale dont les origines remontent au Moyen Âge. Son développement s’est construit autour de l’agriculture et de la seigneurie locale. Le patrimoine de la commune est marqué par l’église Notre-Dame de la Nativité, édifice ancien qui témoigne de l’histoire religieuse du village, ainsi que par plusieurs maisons traditionnelles et bâtiments agricoles caractéristiques de l’architecture champenoise.

L’œuvre

Cette pompe à bras Letestu constitue un remarquable témoignage du patrimoine des sapeurs-pompiers de la fin du XIXᵉ siècle. Fabriquée entre 1870 et 1900, il s’agit d’une pompe de traction hippomobile équipée de son balancier manuel, utilisée pour la lutte contre les incendies mais également pour des opérations de pompage. Exceptionnellement bien conservée, elle a conservé l’ensemble de ses éléments d’origine, notamment sa structure en bois, sa cuve, ses haches et un seau en toile. Propriété de la commune de Bercenay-le-Hayer, elle aurait été utilisée pour la dernière fois dans les années 1970 afin de vider une cave, témoignant de la longévité de son usage. Aujourd’hui, la commune souhaite installer cette pompe dans l’espace public afin de la préserver tout en la rendant accessible au plus grand nombre. Sa mise en valeur permettra de transmettre aux habitants et aux visiteurs un témoignage précieux de l’histoire des secours et du patrimoine communal.

La restauration 

Bien que conservée à l’abri de l’humidité pendant de nombreuses années, la pompe à bras présente les altérations naturelles liées à son ancienneté. Une intervention de restauration est nécessaire afin de stabiliser les éléments en bois et en métal, de traiter les traces de corrosion, de nettoyer l’ensemble et de consolider les différents assemblages.

  • Fabricant : Lestestu
  • Type : pompe à bras
  • Dimensions : ?
  • Date : 1894
  • Lieu de conservation : Bercenay-le-Hayer (10)
  • Protection : non protégé
  • Parrainé par un salarié

Troyes, Statuaire de jardin

Ancienne capitale des comtes de Champagne, Troyes est l’une des villes historiques les plus remarquables du Grand Est. Son développement au Moyen Âge, favorisé par les célèbres foires de Champagne, en fit un important centre économique, commercial et culturel en Europe. La ville conserve un patrimoine exceptionnel, marqué par son centre ancien en forme de « bouchon de champagne », ses maisons à pans de bois, ses hôtels particuliers et ses nombreuses églises gothiques, qui lui valent le surnom de « Ville aux dix églises ».

Les œuvres

Les jardins publics de Troyes conservent un ensemble de sculptures qui témoignent de l’histoire et de la vie culturelle de la ville. Parmi elles figurent les monuments dédiés à Louis Mony et Alfred Boucher, ainsi qu’un vase d’ornement inspiré des jardins de Versailles. Le monument consacré à Louis Mony rend hommage à cette personnalité troyenne qui joua un rôle important dans le développement de la ville. Son buste en bronze, réalisé d’après une œuvre du sculpteur Alfred Boucher, est érigé sur un socle en granit rose. Le monument dédié à Alfred Boucher (1850-1934), célèbre sculpteur né à Nogent-sur-Seine et figure majeure de l’art français de la fin du XIXᵉ siècle, célèbre l’un des artistes les plus prestigieux de l’Aube. Son buste en bronze, réalisé par le sculpteur Jacques Vignot, rappelle son importante contribution à la sculpture française. Enfin, le vase d’ornement, copie d’un modèle du XVIIᵉ siècle conservé dans les jardins du château de Versailles, illustre le goût pour les arts décoratifs classiques et participe à l’élégance des espaces verts troyens.

La restauration 

Exposés en permanence aux intempéries, les deux monuments et le vase d’ornement présentent des altérations liées au vieillissement des matériaux. Les surfaces en pierre sont encrassées et colonisées par des micro-organismes, tandis que les éléments en bronze présentent une patine altérée et des traces d’oxydation. Une campagne de restauration est nécessaire afin de nettoyer les œuvres, de consolider les matériaux, de traiter les désordres éventuels et de restaurer les éléments sculptés.

  • Artiste : buste : Jacques Vignot
  • Type : sculptures en bronze
  • Dimensions : ?
  • Date : XXème siècle
  • Lieu de conservation : jardins du Rocher et de Chevreuse, Troyes (10)
  • Protection : non protégés
  • Parrainé par un salarié

Laines-aux-Bois, Porte d'église

La commune de Laines-aux-Bois, dans le département de l’Aube, est un village rural marqué par son environnement boisé et agricole, à l’origine de son nom. Dès le Moyen Âge, elle se développe autour de l’exploitation des terres et des forêts, sous l’influence des seigneuries locales. Son patrimoine se concentre autour de l’église Saint-Pierre-ès-Liens, cœur historique du village, et d’un bâti traditionnel qui reflète l’organisation agricole ancienne.

L’œuvre

La porte de l’église de Laines-aux-Bois constitue un élément notable du patrimoine local, à la fois fonctionnel et symbolique. Imposante, elle est formée de deux lourds battants en bois sombre, encadrés de pierres de taille, qui lui confèrent une forte présence architecturale. Marquée par le temps, la surface du bois présente une patine authentique : usure, légères érosions et teintes atténuées témoignent de son ancienneté et de son usage prolongé. Cette apparence rustique participe au charme et à l’identité de l’édifice. Au-dessus, le tympan en demi-cercle vitré est orné d’une croix stylisée inscrite dans un motif rayonnant, évoquant la lumière divine. Ce décor simple mais évocateur souligne la dimension sacrée de l’entrée, faisant de cette porte un véritable seuil symbolique entre l’espace profane et le lieu de culte.

La restauration 

L’état actuel de la porte et de son tympan met en évidence la nécessité d’une restauration pour en assurer la conservation. Les battants en bois présentent des signes de dégradation tels que l’érosion, des fissures et une fragilisation des assemblages. Le tympan montre également des altérations, notamment au niveau du vitrage et de la structure en bois. Une restauration soignée permettra ainsi de préserver cet élément patrimonial, tant sur le plan esthétique que structurel.

  • Artiste : anonyme
  • Type : porte en bois
  • Dimensions : ?
  • Date : ?
  • Lieu de conservation : église Saint-Pierre-ès-Liens, Laines-aux-Bois (10)
  • Protection : non protégée
  • Parrainé par un salarié

Troyes, Vierge à l'Enfant et chemin de croix

Ancienne capitale des comtes de Champagne, Troyes est l’une des villes historiques les plus remarquables du Grand Est. Son développement au Moyen Âge, favorisé par les célèbres foires de Champagne, en fit un important centre économique, commercial et culturel en Europe. La ville conserve un patrimoine exceptionnel, marqué par son centre ancien en forme de « bouchon de champagne », ses maisons à pans de bois, ses hôtels particuliers et ses nombreuses églises gothiques, qui lui valent le surnom de « Ville aux dix églises ».

Les œuvres

Dominant la façade de l’église Notre-Dame-des-Trévois à Troyes, la Vierge à l’Enfant est une œuvre du sculpteur aubois Henri Charlier (1883-1975), réalisée en 1932. Taillée dans la pierre et haute de 2,10 mètres, elle aurait pour modèle Élisabeth, une habitante du Mesnil-Saint-Loup, où l’artiste avait installé son atelier. Elle est placée au-dessus du porche de la seule église troyenne dédiée à la Vierge Marie et accompagne depuis près d’un siècle l’histoire du quartier des Trévois. Témoin de la Seconde Guerre mondiale et des combats de la Libération de Troyes en 1944, elle porte encore un impact sur son épaule droite, possiblement lié à ces événements. À l’intérieur, l’église conserve également un remarquable chemin de croix de Fernand Py (1887 – 1949), artiste proche d’Henri Charlier. Installé en 1934, il se compose de quatorze stations octogonales, moulées d’après une œuvre originale en bois. Cette version se distingue des autres exemplaires connus par la présence d’une croix au sommet de chaque station.

La restauration 

Exposée aux intempéries et à la pollution urbaine depuis près d’un siècle, la Vierge à l’Enfant présente plusieurs altérations. Le pilier qui la supporte est affecté par des fissures, tandis que la pierre s’est progressivement noircie sous l’effet des dépôts atmosphériques. Les quatorze stations en plâtre polychromé du chemin de croix souffrent aussi d’importantes altérations de surface. Un voile gris recouvre les peintures, tandis que des lacunes, soulèvements et écaillages affectent de larges zones. Leur restauration permettrait de retrouver la lisibilité et l’unité de ces œuvres emblématiques du paysage communal.

  • Artistes : Henri Charlier (1883 - 1975) ; Fernand Py (1887 - 1949)
  • Type : statue en pierre ; sculptures en plâtre
  • Dimensions : chemin : 40 cm x 5 cm
  • Date : Vierge : 1932 ; chemin : 1934
  • Lieu de conservation : église Notre-Dame des Trévois, Troyes (10)
  • Protection : non protégés
  • Parrainé par un salarié

Fontvannes, Monument aux morts

Située dans le département de l’Aube, au cœur de la Champagne, Fontvannes est une commune rurale dont les origines remontent au Moyen Âge. Son développement s’est construit autour de l’agriculture et de son église, qui demeurent au cœur de l’identité du village. La commune attache également une grande importance au devoir de mémoire, à travers la préservation de ses monuments commémoratifs et des lieux qui rappellent l’engagement et les sacrifices des habitants au cours des conflits contemporains.

L’œuvre

Érigé à la suite de la Première Guerre mondiale, le monument aux morts de Fontvannes rend hommage aux habitants de la commune morts pour la France. Décidé en 1922 par le conseil municipal sous l’impulsion du maire Jules Aubry, il est financé grâce à une souscription publique et inauguré en septembre 1924 en présence d’une importante foule. Composé d’un obélisque en granit orné d’un médaillon de Poilu en bronze, de feuilles de laurier et de chêne ainsi que d’une Croix de Guerre, le monument commémore les neuf soldats de Fontvannes tombés durant la guerre de 1914-1918. En 1945, cinq nouveaux noms y sont ajoutés en mémoire des victimes de la Seconde Guerre mondiale : un soldat, un requis du Service du travail obligatoire et trois résistants. Lieu de mémoire et de recueillement, le monument perpétue le souvenir des sacrifices consentis par les habitants de Fontvannes au cours des conflits. Il constitue un élément essentiel du patrimoine communal et de la transmission de la mémoire collective.

La restauration 

Après plus d’un siècle d’exposition aux intempéries, les surfaces en pierre du monument sont encrassées et présentent des altérations liées aux conditions climatiques. Les éléments en bronze, notamment le médaillon du Poilu et les ornements décoratifs, montrent des phénomènes d’oxydation. Les inscriptions gravées, qui constituent le cœur de la fonction mémorielle du monument, méritent d’être reprises afin de garantir leur parfaite lisibilité et d’assurer la transmission de la mémoire aux générations futures. La restauration permettra de préserver l’intégrité de cet ouvrage commémoratif, d’assurer sa pérennité et de maintenir sa dignité lors des cérémonies patriotiques et des commémorations.

  • Artiste : anonyme
  • Type : monument aux morts en granit
  • Dimensions : ?
  • Date : 1924
  • Lieu de conservation : rue Louis Aubrat, Fontvannes (10)
  • Protection : non protégé
  • Parrainé par un salarié

Saint-Benoit-sur-Seine, Ex-voto et sépulture

Située dans l’Aube, Saint-Benoît-sur-Seine est une commune rurale au riche héritage historique. Son patrimoine se concentre principalement autour de l’église paroissiale Saint-Benoît, témoin de l’histoire locale, ainsi que d’un bâti traditionnel composé de maisons anciennes en pierre et en pans de bois. L’ensemble s’inscrit dans un cadre naturel marqué par la présence de la Seine, qui a fortement influencé l’implantation et l’évolution du village.

Les œuvres

Au sein de l’église Saint-Benoît et de ses abords, plusieurs œuvres témoignent de la mémoire locale et de l’histoire paroissiale. L’une d’elles est un ex-voto, c’est-à-dire une inscription offerte en remerciement à Dieu, à la Vierge ou à un saint, à la suite d’une grâce obtenue ou en mémoire d’un événement marquant. Celui conservé dans l’église prend la forme d’une plaque funéraire commémorative dédiée à Marie Coiffart, épouse d’un officier royal, décédée dans la commune en 1617. Par son inscription et la présence d’un blason, cet ex-voto constitue un témoignage précieux de la piété individuelle de l’époque, mais aussi du statut social des défunts. À l’extérieur de l’église se trouve la sépulture de l’abbé Pierre Duval, figure marquante de la vie locale. Né en 1806 et ordonné prêtre en 1830, il fut nommé curé de Saint-Benoît-sur-Seine peu après et y demeura jusqu’à sa mort en 1902, soit plus de 70 années de ministère au service de la même paroisse. Cette longévité exceptionnelle constitue un record dans le diocèse de Troyes. L’abbé Duval a également laissé un mémoire retraçant une grande partie de l’histoire de la commune, faisant de lui un témoin essentiel de son passé.

La restauration 

L’ex-voto conservé présente aujourd’hui un état de dégradation avancé. La pierre est encrassée et usée, et l’inscription, en grande partie effacée, est devenue difficilement lisible. La sépulture de l’abbé Pierre Duval, ainsi que celles de ses proches, montre également des signes de fragilité liés au temps et aux intempéries. L’érosion des inscriptions et l’altération des matériaux nécessitent une restauration afin de préserver ces deux témoignages de la mémoire locale et d’en assurer la transmission.

  • Artistes : anonymes
  • Types : ex-voto en marbre et sépulture en pierre
  • Dimensions : ex-voto : 56 cm x 46 cm
  • Date : ?
  • Lieu de conservation : église Saint-Benoît, Saint-Benoît-sur-Seine (10)
  • Protection : non protégés
  • Parrainé par un salarié

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