1. Accueil
  2. Les salariés Michelin à la découverte du Plus Grand Musée de France – Joué-les-Tours

Vote
Les salariés Michelin à la découverte du Plus Grand Musée de France – Joué-les-Tours

LE PROJET

La Fondation d’Entreprise Michelin vous a proposé, ainsi qu’à treize autres sites industriels, de participer à la grande chasse au trésor du Plus Grand Musée de France. Plusieurs mois sont passés et nous voilà arrivés au vote ! Vous, salariés du site de Joué-les-Tours, avez identifié 15 œuvres ayant besoin d’une restauration dans votre région. Vous avez à présent la lourde tâche de voter pour celle(s) que vous voulez voir gagner.

L’œuvre obtenant le plus de voix bénéficiera d’un don de 8.000 € pour sa restauration, offert par la Fondation d’Entreprise Michelin. S’il s’avère que la restauration de votre premier choix est moins onéreuse que les 8.000 € donnés, l’œuvre arrivée en seconde position se verra offrir la somme restante.

RAPPEL DES règles du jeu

Vous pouvez voter du lundi 7 septembre jusqu’au dimanche 27 septembre (fin de vote dans la nuit du 27 au 28 septembre, à minuit).

La voix des salariés de votre site comptera pour 60% du résultat final. Un conservateur s'exprimera pour 20% du résultat. Enfin, la Fondation d'Entreprise Michelin ainsi qu'un jury de directeurs voteront pour 10% chacun.

Attention, seules les adresses mail @michelin.com seront prises en compte.

Les résultats du vote seront annoncés durant la première semaine du mois d'octobre.

comment voter ?

  1. Avant de voter, si vous souhaitez en savoir plus sur les œuvres, cliquez sur « plus d’infos ».
  2. Cliquez sur votre œuvre préférée, un rectangle rouge doit apparaître autour d’elle.
  3. Cliquez ensuite sur « je confirme mon vote ! »

Bon vote à tous !

Le Liège, Adoration des Bergers

Située en Indre-et-Loire, la commune du Liège possède un patrimoine marqué par une occupation ancienne et une histoire rurale typique de la Touraine. Le territoire est habité dès la Préhistoire, comme en témoigne le dolmen d’Hys, vestige mégalithique du Néolithique. L’église Saint-Martin, édifiée à partir du XIIe siècle et remaniée jusqu’au XIXe siècle, constitue l’un des principaux éléments patrimoniaux, mêlant plusieurs styles architecturaux.

L’œuvre

Au cœur de l’église se trouve une huile sur toile représentant la scène biblique de l’Adoration des bergers. Cette œuvre possède un intérêt artistique certain puisqu’il s’agit d’une copie du célèbre tableau de Peter Paul Rubens, grand maître anversois des XVIe et XVIIe siècles. Le tableau original est lui au musée des Beaux-Arts de Rouen. Il représente la naissance du Christ dans une atmosphère à la fois intime et animée. Au centre, l’Enfant Jésus, allongé dans la crèche, attire tous les regards. La Vierge Marie, penchée vers lui, tandis que saint Joseph se tient en retrait, veillant sur la scène. Autour d’eux, les bergers, venus humblement rendre hommage, se pressent avec émotion. Leurs visages marqués contrastent avec la douceur de la lumière qui émane de l’Enfant, véritable source d’éclat dans la composition. Des animaux et quelques anges complètent la scène, renforçant son caractère vivant et chaleureux. Ainsi, même à travers cette copie, l’œuvre conserve la puissance expressive et la richesse narrative propres à Rubens.

La restauration 

L’œuvre présente plusieurs altérations nécessitant une restauration. Actuellement, elle est fixée directement dans son cadre, sans châssis, et présente une tension insuffisante ainsi que des déchirures et une trace de brûlure. La mise en place d’un châssis et des réparations localisées permettront de stabiliser l’ensemble. La peinture est également fragilisée, avec des fissures, des zones abîmées et des retouches visibles. Un travail de consolidation et de nettoyage est prévu, ainsi qu’une reprise discrète des parties manquantes. Enfin, le vernis jauni sera allégé afin de redonner de la clarté et de l’éclat à cette représentation vivante et émouvante voulue par l’un des plus grands artistes de notre temps.

  • Artiste : anonyme, d’après Pierre-Paul Rubens (1577 - 1640)
  • Type : huile sur toile
  • Dimensions : 177 cm x 155 cm
  • Date : XVIIème - XVIIIème siècle
  • Lieu de conservation : église Saint-Martin, Le Liège (37)
  • Protection : non protégée
  • Parrainé par un salarié

Photo 1

Rubens, Petrus Paulus, Musée du Louvre, Département des Arts graphiques, INV 20309, Recto - https://collections.louvre.fr/ark:/53355/cl020110485 - https://collections.louvre.fr/CGU

Cérelles, Bénitier

Située au nord de Tours, la commune de Cerelles s’inscrit au cœur de la Gâtine tourangelle, un territoire de vallons, de bois et de terres agricoles façonné par des siècles d’occupation humaine. Le patrimoine de Cerelles est dominé par l’église Saint-Pierre, dont les parties les plus anciennes remontent au XIIᵉ siècle. Remaniée au fil des siècles, elle conserve des éléments romans et témoigne de l’évolution de l’architecture religieuse en Touraine.

L’œuvre 

Dans l’église Saint-Pierre trône un bénitier réalisé au XIXème siècle en fonte et en marbre rose associant la solidité du métal à l’élégance de la pierre. Son pied, en forme de colonne balustre, est orné de motifs végétaux finement moulés, tandis que la vasque semi-sphérique présente un rebord mouluré et un décor de godrons sculptés dans le marbre. Le bénitier occupe une place essentielle dans les églises depuis les premiers siècles du christianisme. Dès les IIIᵉ et IVᵉ siècles, l’eau bénite est utilisée comme symbole de purification et de protection. En entrant dans l’église, les fidèles y puisent de l’eau bénite pour faire le signe de croix, rappelant ainsi leur baptême et leur entrée dans la communauté chrétienne. Par son décor soigné et sa fonction liturgique, ce bénitier témoigne de l’importance accordée aux objets du culte et à leur qualité artistique.

La restauration 

Le bénitier présente un état de conservation préoccupant. La fonte est encrassée et présente des traces de corrosion qui peuvent, à terme, fragiliser le métal. La vasque en marbre est également encrassée et présente quelques usures superficielles. La restauration consistera à nettoyer les différentes surfaces, à traiter la corrosion de la fonte et à appliquer une protection adaptée afin de ralentir son évolution. Le marbre fera l’objet d’un nettoyage respectueux de sa surface et de petites consolidations.

  • Artiste : anonyme
  • Type : bénitier en fonte et marbre
  • Dimensions : 104 cm x 40 cm
  • Date : XIXème siècle
  • Lieu de conservation : église Saint-Pierre, Cérelles (37)
  • Protection : inscrit (07/05/1973)

Amboise, Chaise à porteurs

Située sur les bords de la Loire, Amboise est l’une des villes emblématiques du Val de Loire. Ancienne résidence des rois de France, elle connaît son apogée à la Renaissance, lorsque la cour royale s’y installe. Dominée par le château royal d’Amboise, la ville est également célèbre pour le Clos Lucé, dernière demeure de Léonard de Vinci. Son centre historique, avec ses maisons anciennes, ses édifices religieux et ses ruelles pittoresques, témoigne de la richesse de son passé.

L’œuvre 

Cette chaise à porteurs, réalisée au milieu du XVIIIᵉ siècle, est conservée au Musée d’Art et d’Histoire d’Amboise. Elle provient des collections de l’ancien musée de la Poste d’Amboise, ouvert de 1971 à 1999. Apparues dans les grandes capitales européennes au XVIIᵉ siècle, les chaises à porteurs étaient d’abord réservées à l’aristocratie. Portées par deux hommes, elles permettaient de se déplacer rapidement et à l’abri des intempéries dans les rues souvent étroites et boueuses des villes. Elles constituaient également un symbole de prestige, exposé dans les vestibules des châteaux et des hôtels particuliers. Cette chaise est ornée des armes de France et de Navarre. Si ce décor évoque le pouvoir royal, il ne permet pas d’affirmer qu’elle appartenait à la Couronne. À partir de la seconde moitié du XVIIᵉ siècle, les chaises à porteurs se diffusent plus largement et donnent naissance aux premières chaises de poste, ancêtres de certains moyens de transport publics, marquant une étape importante dans l’histoire des déplacements.

La restauration 

La chaise à porteurs présente un état de conservation très préoccupant. Les peintures et les dorures sont gravement fragilisées : la couche picturale se soulève, s’écaille et se détache progressivement, entraînant des pertes de décor qui risquent de devenir irréversibles. La restauration débutera par un refixage d’urgence des peintures et des dorures afin de stopper les pertes de matière. Elle sera complétée par la restauration des garnitures intérieures, permettant ainsi de préserver durablement cette œuvre exceptionnelle et de retrouver toute la richesse de son décor.

  • Artiste : anonyme
  • Type : chaise à porteurs en bois
  • Dimensions : ?
  • Date : XVIIIème siècle
  • Lieu de conservation : Musée d’art et d’histoire, Amboise (37)
  • Protection : non protégé
  • Parrainé par un salarié

Chambray-lès-Tours, Saint Vincent et sainte Barbe

Située au sud de Tours, Chambray-lès-Tours est une commune dont les origines remontent à l’Antiquité. Des vestiges archéologiques, notamment une ancienne voie romaine et des sites funéraires, témoignent d’une occupation humaine ancienne. Longtemps tournée vers l’agriculture et la viticulture, la commune conserve l’héritage des vignes du Noble Joué, emblématiques de la Touraine.

Les œuvres

L’église Saint-Symphorien de Chambray-lès-Tours conserve deux statues inscrites au titre des Monuments historiques. La statue de saint Vincent, réalisée en terre cuite par le céramiste tourangeau Charles-Jean Avisseau en 1837, représente le saint debout, vêtu de la dalmatique. Il tient un livre et est accompagné de ses principaux attributs : une grappe de raisin, rappel de son rôle de patron des vignerons, et la palme du martyre, symbole de son sacrifice pour la foi. La statue de sainte Barbe, sculptée en pierre au XVIIᵉ siècle, représente la sainte debout tenant une tour dans sa main droite, son attribut traditionnel. Cette tour évoque le lieu où, selon la tradition, elle fut enfermée par son père avant de subir le martyre. Vénérée comme protectrice contre la foudre et les incendies, sainte Barbe est également la patronne des métiers exposés au feu et aux explosions.

La restauration 

Les deux statues présentent un état de conservation préoccupant. La statue de saint Vincent est mutilée, avec la disparition de sa main droite. Elle présente également un important empoussièrement ainsi que plusieurs lacunes de la couche picturale, altérant la lisibilité de l’œuvre. La statue de sainte Barbe est quant à elle dans un état plus dégradé. L’œuvre est largement mutilée et présente de nombreuses pertes de matière, qui nuisent à sa lecture et fragilisent sa conservation. Une intervention est nécessaire afin de consolider les deux sculptures et de traiter leurs altérations pour une conservation durable.

  • Artistes : saint Vincent : Charles-Jean Avisseau (1795 - 1861) ; sainte Barbe : anonyme
  • Type : saint Vincent : statue en terre cuite ; sainte Barbe : statue en pierre
  • Dimensions : saint Vincent : 95 cm ; sainte Barbe : 90 cm
  • Date : saint Vincent : 1837 ; Sainte barbe : XVIIème siècle
  • Lieu de conservation : église Saint-Symphorien, Chambray-lès-Tours (37)
  • Protection : inscrits (03/07/1991)

Chenonceaux, Adoration des Mages

Située dans la vallée du Cher, au cœur de la Touraine, la commune de Chenonceaux est mondialement connue pour son château, l’un des plus emblématiques des châteaux de la Loire. Au-delà de ce monument prestigieux, Chenonceaux possède un patrimoine riche qui témoigne de son ancienneté. Le village s’est développé autour du château et de l’église Saint-Jean-Baptiste, édifice d’origine romane remanié au fil des siècles.

L’œuvre

Conservée dans l’église Saint-Jean-Baptiste de Chenonceaux, cette huile sur toile réalisée au XVIIème siècle représente l’Adoration des Mages, épisode de l’Évangile relatant la visite des trois rois mages venus rendre hommage à l’Enfant Jésus. La composition privilégie une représentation rapprochée des personnages, visibles à mi-corps. À gauche, la Vierge, assise, présente l’Enfant Jésus nu sur ses genoux, tandis que saint Joseph se tient derrière elle. À droite, les trois Mages, richement vêtus, s’avancent avec leurs présents. Le plus âgé, agenouillé devant l’Enfant, lui baise le pied gauche, tandis que Jésus pose sa main sur sa tête en signe de bénédiction et d’accueil. L’œuvre est inscrite au titre des Monuments historiques depuis 1974.

La restauration 

L’état de conservation du tableau nécessite une intervention de restauration afin d’assurer sa préservation. L’œuvre présente un chanci, altérant la lisibilité de la couche picturale, ainsi que des déjections en surface qui encrassent la peinture et peuvent favoriser sa dégradation. Le cadre, également très encrassé, présente plusieurs éclats de dorure qui nuisent à son aspect esthétique et à sa cohérence avec l’œuvre. Une restauration comprenant le nettoyage de l’ensemble, le traitement de la couche picturale et la reprise des lacunes de la dorure permettrait de redonner au tableau toute sa lisibilité tout en garantissant sa bonne conservation.

  • Artiste : anonyme
  • Type : huile sur toile
  • Dimensions : 120 cm x 220 cm
  • Date : XVIIème siècle
  • Lieu de conservation : église Saint-Jean-Baptiste, Chenonceaux (37)
  • Protection : inscrit (05/06/1974)

Rochecorbon, Vierge en majesté

Située sur les bords de la Loire, aux portes de Tours, Rochecorbon est une commune au riche patrimoine historique et architectural. Occupé depuis la Préhistoire, son territoire a connu un essor important au Moyen Âge autour du château des seigneurs de Rochecorbon, dont la célèbre Lanterne domine encore aujourd’hui la vallée. Creusés dans les coteaux de tuffeau, les habitats troglodytiques, les caves et les anciens celliers témoignent d’une longue tradition d’exploitation de la pierre et de la vigne. L’église Notre-Dame de Vosnes, la chapelle Saint-Georges et plusieurs châteaux et manoirs illustrent également la richesse du patrimoine communal.

L’œuvre

Réalisée en 1863, cette huile sur toile est l’unique tableau de chevalet actuellement connu du peintre tourangeau Henri Grandin (1825-1902) conservé dans une collection publique. Élève de Julien-Léopold Lobin, célèbre maître-verrier de Tours, Grandin s’est principalement illustré par la réalisation de décors peints dans de nombreuses églises de Touraine. L’œuvre représente la Vierge Marie en majesté, c’est-à-dire sur un trône, présentant à l’Enfant Jésus un lys, symbole de l’Annonciation et de la pureté de Marie. Les roses qui l’entourent évoquent quant à elles la « Rose mystique », titre traditionnel de la Vierge, symbole de la grâce divine. Par la douceur de sa composition et la richesse de sa symbolique, cette peinture témoigne du talent d’un artiste qui a largement contribué au décor des églises tourangelles.

La restauration 

L’œuvre présente un état de conservation préoccupant : la toile est désolidarisée de son cadre dans l’angle supérieur gauche, et son cadre, également en mauvais état, nécessite également une restauration. Le revers du tableau est fortement empoussiéré, ce qui favorise l’accumulation de salissures. Les pattes de fixation, aujourd’hui rouillées, devront être remplacées par un système de fixation adapté et non corrosif. À l’issue de la restauration, il est recommandé de remettre l’œuvre en place en l’écartant légèrement du mur et en lui donnant une faible inclinaison. Cette disposition permettra d’améliorer la ventilation du revers du tableau, de limiter les phénomènes de condensation et de contribuer à sa bonne conservation à long terme.

  • Artiste : Henri Grandin (1825 - 1902)
  • Type : huile sur toile
  • Dimensions : 176 cm x 135 cm
  • Date : 1863
  • Lieu de conservation : église Notre-Dame de Vosnes, Rochecorbon (37)
  • Protection : classé (09/12/2002)

Bléré, Chemin de croix

Située sur les rives du Cher, au cœur de la Touraine, Bléré est une commune dont l’histoire remonte à l’Antiquité. Carrefour de circulation et d’échanges, elle s’est développée au fil des siècles grâce à sa position stratégique entre Tours et Amboise. Son église Saint-Christophe, dont les origines remontent au XIIᵉ siècle, constitue un remarquable exemple de l’architecture religieuse tourangelle.

L’œuvre

Conservé dans l’église Saint-Christophe de Bléré, ce chemin de croix se compose de quatorze stations réalisées en plâtre, métal et bois. La première station est située dans la partie sud du chœur, puis les différentes scènes se déploient le long des murs de l’église vers le nord et l’ouest, accompagnant le parcours des fidèles. Le chemin de croix constitue un élément essentiel du mobilier liturgique des églises catholiques. Il invite les fidèles à méditer les quatorze étapes de la Passion du Christ, depuis sa condamnation jusqu’à sa mise au tombeau. Ce parcours de prière, particulièrement pratiqué durant le temps du Carême et le Vendredi saint, permet de revivre symboliquement les derniers moments de la vie du Christ. Au-delà de sa fonction cultuelle, le chemin de croix participe pleinement au patrimoine de l’église. Par ses représentations figurées, il contribue à la transmission du récit évangélique et constitue un témoignage de l’art religieux et de la dévotion populaire.

La restauration 

Le chemin de croix présente un fort empoussièrement et un encrassement généralisé. Les dorures sont localement ternies par l’oxydation et certaines stations présentent des lacunes importantes, probablement liées à des problèmes d’humidité. Plusieurs éléments sont fracturés ou manquants (station II, III, VIII, X et XII). En l’absence de documentation, ces pertes ne pourront être restituées, mais les épaufrures et éclats mineurs pourront être comblés. Enfin, plusieurs croix en bois sont instables, mal positionnées ou manquantes et devront être refixées ou remplacées si nécessaire.

  • Artiste : anonyme
  • Type : chemin de croix en plâtre, métal et bois
  • Dimensions : 83 cm x 57 cm ou 54 cm x 57 cm
  • Date : ?
  • Lieu de conservation : église Saint-Christophe, Bléré (37)
  • Protection : non protégé
  • Parrainé par un salarié

Bossay-sur-Claise, Saint Martin évêque de Tours et sainte Thérèse d’Avila

Située en Indre-et-Loire, la commune de Bossay-sur-Claise possède un patrimoine marqué par une histoire rurale ancienne. Occupé dès l’Antiquité, le territoire se développe au Moyen Âge autour de son église et de seigneuries locales. L’église Saint-Martin, dont les origines remontent au XIIe siècle, constitue le principal élément patrimonial, avec une architecture remaniée au fil du temps.

Les œuvres

Au sein de l’église sont conservées deux huiles sur toile illustrant des figures majeures de la spiritualité chrétienne. La première toile représente Mar tin de Tours, arrêté sur un chemin. Tourné vers la gauche, le regard levé vers le ciel, il adopte une attitude de recueillement et de détermination. Vêtu en évêque, avec mitre, manteau et crosse, il incarne pleinement sa fonction spirituelle. À l’arrière-plan, des bâtiments et un clocher évoquent l’abbaye de Ligugé, rappelant l’un des moments marquants de sa vie : son départ vers Tours en 371 pour devenir évêque, quittant alors l’ermitage qu’il avait fondé quelques années plus tôt. La scène traduit à la fois le renoncement et l’engagement du saint. La seconde toile figure Thérèse d’Avila dans une scène d’extase mystique. Agenouillée, les mains jointes sur le cœur, elle lève les yeux vers le Christ, représenté à droite, enveloppé d’un manteau rouge et entouré d’une lumière éclatante. Deux anges accompagnent la scène : l’un soutient Thérèse, tandis que l’autre tient une flèche dorée, symbole de la transverbération, épisode mystique au cours duquel son cœur est transpercé par l’amour divin. Cette composition reprend le thème de la Transverbération de sainte Thérèse, traité par Rubens pour un couvent bruxellois. À travers ces deux œuvres, le fidèle est invité à contempler deux formes d’expérience religieuse : l’engagement actif et pastoral de saint Martin, et l’intensité mystique de sainte Thérèse.

La restauration 

Les deux toiles présentent un état de conservation très dégradé et nécessitent une restauration importante. Les supports en toile sont fragilisés, les surfaces picturales sont fortement encrassées et recouvertes d’un vernis épais, oxydé et chanci, qui altère fortement les couleurs et la lecture des œuvres. Des repeints, des taches et des coulures sont également visibles.

  • Artistes : anonymes
  • Type : huiles sur toile
  • Dimensions : saint Martin : 142 cm x 110 cm ; sainte Thérèse : 162 cm x 98 cm
  • Date : XVIIIème siècle
  • Lieu de conservation : église Saint-Martin, Bossay-sur-Claise (37)
  • Protection : inscrites (16/10/2023)

Artannes-sur-Indre, Saint Maurice

Située au sud-ouest de Tours, sur les rives de l’Indre, Artannes-sur-Indre est une commune au riche passé historique. Occupé depuis l’Antiquité, son territoire s’est développé au Moyen Âge autour de son église et de plusieurs domaines seigneuriaux, profitant de la fertilité de la vallée de l’Indre. Le patrimoine de la commune est marqué par l’église Saint-Maurice, dont les origines remontent au XIIᵉ siècle, ainsi que par plusieurs demeures anciennes, manoirs et moulins, dans lesquels l’écrivain Honoré de Balzac séjourna à plusieurs reprises.

L’œuvre

Cette huile sur toile, non signée, représente saint Maurice, patron de l’église d’Artannes-sur-Indre. Chef de la légion thébaine, une unité de l’armée romaine composée de soldats originaires d’Égypte, Maurice est l’une des grandes figures du martyre chrétien. Selon la tradition, vers l’an 300, l’empereur ordonna à la légion de participer à la persécution des chrétiens. Fidèle à sa foi, Maurice refusa d’exécuter cet ordre et entraîna ses compagnons dans ce refus. Avant son exécution, il aurait prononcé ces paroles devenues célèbres : Magis mori quam occidere parati sumus (« Nous sommes prêts à mourir plutôt qu’à tuer »). Maurice et les quelque 6 000 soldats de sa légion furent alors condamnés à mort et décapités. À travers cette représentation, le tableau célèbre le courage, la fidélité à la foi et le sacrifice de saint Maurice, dont le culte s’est largement diffusé en Europe au Moyen Âge. Il rappelle également l’attachement de la paroisse à son saint patron et constitue un élément important du patrimoine religieux de l’église.

La restauration 

Le tableau présente un état de conservation satisfaisant, mais sa lisibilité est altérée par un vernis fortement oxydé et un encrassement généralisé de la surface. Une intervention de restauration comprenant un nettoyage et un allègement, voire un retrait du vernis oxydé si son état le permet, permettrait de retrouver la luminosité de la composition, de raviver les couleurs d’origine et d’améliorer la lecture de l’œuvre.

  • Artiste : anonyme
  • Type : huile sur toile
  • Dimensions : ?
  • Date : ?
  • Lieu de conservation : église Saint-Maurice, Artannes-sur-Indre (37)
  • Protection : non protégé
  • Parrainé par un salarié

Charentilly, Calvaire et monument aux morts

Située au nord-ouest de Tours, au cœur d’un paysage de vallons, de bois et de terres agricoles, Charentilly est une commune dont les origines remontent au Moyen Âge. Son développement est étroitement lié à l’activité agricole et à la présence de plusieurs domaines seigneuriaux qui ont façonné son territoire au fil des siècles. Le patrimoine de la commune est dominé par l’église Saint-Laurent, édifice dont les parties les plus anciennes datent du XIIIᵉ siècle.

Les œuvres

Situés au sein du cimetière communal de Charentilly, le calvaire central et le monument aux morts constituent deux éléments majeurs du patrimoine historique et mémoriel de la commune. Édifié en 1863, le calvaire est réalisé en pierre de tuffeau sculptée. Charentilly conserve six calvaires répartis sur son territoire, qui jalonnent une partie des itinéraires de pèlerinage vers Saint-Jacques-de-Compostelle et le Mont-Saint-Michel, renforçant leur intérêt historique et culturel. À proximité, le monument aux morts de la Première Guerre mondiale, également en pierre, rend hommage aux habitants de Charentilly morts pour la France entre 1914 et 1918. Lieu de mémoire et de recueillement, il perpétue le souvenir des victimes des conflits et occupe une place essentielle dans le patrimoine commémoratif de la commune.

La restauration 

Le calvaire central présente plusieurs désordres structurels qui nécessitent une intervention de restauration. La pierre supportant la croix est traversée par de nombreuses fissures, tandis que le soubassement en tuffeau, composé de trois niveaux de marches, est déjointé en plusieurs endroits. Le monument aux morts présente également un état de conservation dégradé. La pierre est fortement encrassée et noircie, altérant la lisibilité des sculptures, de la croix du combattant et des inscriptions commémoratives. Plusieurs noms gravés s’effacent progressivement en raison de l’usure de la pierre. Une intervention de nettoyage, de restauration des gravures et de conservation permettrait de préserver ce témoignage essentiel de la mémoire communale et d’assurer sa transmission aux générations futures.

  • Artistes : anonymes
  • Type : calvaire et monument aux morts en pierre
  • Dimensions : ?
  • Date : calvaire : 1863 ; monument aux morts : ?
  • Lieu de conservation : cimetière communal, Charentilly (37)
  • Protection : non protégés
  • Parrainé par un salarié

Tours, Fontaine de Beaune-Semblançay

Capitale historique de la Touraine, Tours possède un patrimoine exceptionnel hérité de plus de deux mille ans d’histoire. Fondée à l’époque gallo-romaine, la ville s’est développée autour du culte de saint Martin, dont le rayonnement fit de Tours l’un des grands centres religieux de l’Occident médiéval. Son patrimoine se distingue par la cathédrale Saint-Gatien, la basilique Saint-Martin, les maisons à pans de bois du Vieux-Tours et les nombreux hôtels particuliers qui témoignent de son essor à la Renaissance.

L’œuvre

Édifiée en 1511, la fontaine de Beaune-Semblançay est l’un des plus remarquables monuments de la Renaissance tourangelle et l’une des dernières fontaines publiques de cette époque encore conservées dans son environnement urbain. Commanditée par la Ville de Tours et financée par Jacques de Beaune, seigneur de Semblançay et général des finances de Louis XII, la fontaine a été réalisée par le maître fontainier Pierre de Valence et sculptée dans les ateliers de Michel Colombe, l’un des plus grands sculpteurs français de la Renaissance. Construite en marbre de Carrare et en pierre de Volvic, elle est richement ornée de motifs inspirés de l’Antiquité ainsi que des armoiries de la Ville de Tours, de Jacques de Beaune et du couple royal Louis XII et Anne de Bretagne. Aujourd’hui installée dans le jardin de Beaune-Semblançay, la fontaine témoigne des progrès techniques réalisés au début du XVIᵉ siècle dans l’alimentation en eau des villes et demeure un élément emblématique du patrimoine historique de Tours.

La restauration 

Exposée aux intempéries pendant près de cinq siècles et déplacée à plusieurs reprises, la fontaine de Beaune-Semblançay présente un état de conservation préoccupant. Elle a perdu sa partie sommitale (environ 1,20 m), est fortement encrassée et présente des fissures, des altérations de la pierre et une importante colonisation biologique. Le projet de restauration prévoit un nettoyage respectueux des matériaux ainsi que la restitution de la partie sommitale à partir d’un moulage. En raison de la fragilité de l’ouvrage, aucune remise en eau n’est envisagée. Des mesures de sécurisation et de valorisation accompagneront également cette restauration afin d’assurer la mise en valeur de ce chef-d’œuvre de la Renaissance.

  • Artistes : Pierre Valence et Michel Colombe (1430 - 1515)
  • Type : fontaine en marbre de Carrare et pierre de Volvic
  • Dimensions : ?
  • Date : 1511
  • Lieu de conservation : jardin de Beaune-Semblançay, Tours (37)
  • Protection : classé (12/07/1886)
  • Parrainé par un salarié

Villandry, Le martyre de saint Étienne

Située en Touraine, la commune de Villandry possède un riche patrimoine historique intimement lié au Val de Loire, classé à l’UNESCO. Anciennement appelée Colombiers au Moyen Âge, elle fut le théâtre en 1189 d’un événement majeur, la paix entre Henri II Plantagenêt et le roi de France Philippe Auguste. Au XVIᵉ siècle, le site est transformé par Jean Le Breton, qui fait édifier le célèbre Château de Villandry, dernier grand château Renaissance construit sur les bords de la Loire, et célèbre pour ses jardins à la française de renommée internationale.

L’œuvre

Le tableau représentant le martyre de saint Étienne, aujourd’hui conservé dans l’église Saint-Étienne de Villandry, s’inscrit dans un contexte historique riche et documenté. Saint Étienne est considéré comme le premier martyr chrétien : diacre de la première communauté de Jérusalem, il est condamné pour sa foi et lapidé vers l’an 36 après avoir proclamé l’Évangile. Cette mort violente fonde son iconographie traditionnelle, où il est généralement représenté avec des pierres et vêtu de la dalmatique des diacres. Il apparaît agenouillé, les yeux tournés vers le ciel, entouré de ses bourreaux. Accrochée dans la nef de l’église, la toile s’intègre à un ensemble mobilier en partie renouvelé au XIXᵉ siècle, à la suite des travaux financés par Stéphanie Oudinot, épouse de Georges-Tom Hainguerlot, alors propriétaires du château de Villandry, qui entreprend une importante restauration de l’édifice et contribue probablement à l’acquisition de cette toile. L’œuvre est attribuée à Léonie Prin, artiste du XIXᵉ siècle spécialisée dans la peinture religieuse, qui expose aux Salons entre 1836 et 1848 — période durant laquelle ce tableau a été réalisé.

La restauration 

Le tableau présente un état de conservation fragile, principalement dû à d’anciennes infiltrations d’eau et à un important empoussièrement. La toile est déstabilisée, avec une perte de tension, une grande déchirure et plusieurs altérations, tandis que la couche picturale montre des soulèvements constituant une urgence de conservation en raison des risques de pertes supplémentaires. Enfin, le vernis jauni, les coulures et l’encrassement altèrent fortement la lisibilité de la scène, et le cadre comme le système de fixation nécessitent une révision, rendant une restauration indispensable.

  • Artiste : Léonie Prin (1820 - ?)
  • Type : huile sur toile
  • Dimensions : 280 cm x 180 cm
  • Date : 1847
  • Lieu de conservation : église Saint-Étienne, Villandry (37)
  • Protection : inscrit (15/07/1997)

* champs requis

Étape suivante