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Vote
Les salariés Michelin à la découverte du Plus Grand Musée de France – Roanne

LE PROJET

La Fondation d’Entreprise Michelin vous a proposé, ainsi qu’à treize autres sites industriels, de participer à la grande chasse au trésor du Plus Grand Musée de France. Plusieurs mois sont passés et nous voilà arrivés au vote ! Vous, salariés du site de Roanne, avez identifié 13 œuvres ayant besoin d’une restauration dans votre région. Vous avez à présent la lourde tâche de voter pour celle(s) que vous voulez voir gagner.

L’œuvre obtenant le plus de voix bénéficiera d’un don de 8.000 € pour sa restauration, offert par la Fondation d’Entreprise Michelin. S’il s’avère que la restauration de votre premier choix est moins onéreuse que les 8.000 € donnés, l’œuvre arrivée en seconde position se verra offrir la somme restante.

RAPPEL DES règles du jeu

Vous pouvez voter du lundi 7 septembre jusqu’au dimanche 27 septembre (fin de vote dans la nuit du 27 au 28 septembre, à minuit).

La voix des salariés de votre site comptera pour 60% du résultat final. Un conservateur s'exprimera pour 20% du résultat. Enfin, la Fondation d'Entreprise Michelin ainsi qu'un jury de directeurs voteront pour 10% chacun.

Attention, seules les adresses mail @michelin.com seront prises en compte.

Les résultats du vote seront annoncés durant la première semaine du mois d'octobre.

comment voter ?

  1. Avant de voter, si vous souhaitez en savoir plus sur les œuvres, cliquez sur « plus d’infos ».
  2. Cliquez sur votre œuvre préférée, un rectangle rouge doit apparaître autour d’elle.
  3. Cliquez ensuite sur « je confirme mon vote ! »

Bon vote à tous !

Sail-sous-Couzan, Saint Blaise et saint Étienne

La commune de Sail-sous-Couzan, située dans le département de la Loire au cœur du Forez, possède un riche héritage historique et patrimonial. Son histoire est étroitement liée à celle du Château de Couzan, forteresse médiévale construite dès le XIᵉ siècle sur un éperon rocheux dominant la vallée du Lignon du Forez. Ancienne place stratégique contrôlant les voies entre la plaine du Forez et l’Auvergne, le village conserve également un patrimoine rural caractéristique du Forez, avec son église, ses croix anciennes et ses hameaux traditionnels.

Les œuvres

Au sein de l’église Saint-André de Sail-sous-Couzan se trouvent deux statues en bois polychrome datant approximativement du XVIème siècle. La première représente saint Blaise assis, une iconographie relativement rare, figuré en évêque avec tiare, tunique verte et chape rouge et dorée. Martyr du IIIᵉ siècle sous Dioclétien, il sauva un enfant étouffé par une arête de poisson, ce qui en fit un saint invoqué contre les maladies de la gorge. La présence de saints guérisseurs dans la région s’explique par les épisodes de peste qui marquèrent la fin du Moyen Âge, période durant laquelle ces figures protectrices occupèrent une place importante dans la dévotion populaire. La seconde statue représente saint Étienne debout. Il porte les vêtements du diaconat, une longue aube et une chasuble. Premier martyr du christianisme, Saint Étienne fut condamné à mort et lapidé pour sa foi, ce qui explique la présence des pierres receuillies dans sa chasuble.

La restauration 

La statue de saint Blaise est globalement stable, sans attaque d’insectes, mais présente des fentes radiales, la fracture de la main gauche et la disparition de la crosse. La polychromie est fragile, avec craquelures, soulèvements et lacunes accentués par un fort empoussièrement. La statue de saint Étienne présente également un bois sain, avec quelques fentes et une lacune sur la terrasse. La surface est empoussiérée, les argentures oxydées et les soulèvements instables, surtout en partie basse. La restauration des deux statues devra inclure nettoyage, refixage des couches picturales et étude de la polychromie pour guider la conservation.

  • Artistes : anonymes
  • Type : statues en bois
  • Dimensions : saint Blaise : 32 cm x 30 cm x 26,5 cm ; saint Étienne : 67 cm x 21 cm x 17 cm
  • Date : XVIème siècle
  • Lieu de conservation : église paroissiale Saint-André, Sail-sous-Couzan (42)
  • Protection : non protégées (en cours d’inscription)

Saint-Marcel-d'Urfé, Vierge de Pitié

Située au cœur des monts du Forez, la commune de Saint-Marcel-d’Urfé possède un patrimoine riche hérité du Moyen Âge. Autrefois placé sous l’autorité des seigneurs d’Urfé, grande famille noble qui a profondément marqué l’histoire du Forez, le village garde encore aujourd’hui les traces de ce passé. Cette lignée est notamment connue pour avoir vu naître Honoré d’Urfé, auteur du célèbre roman pastoral L’Astrée. Patrimoine religieux, architecture rurale et paysages préservés témoignent de l’histoire et de l’identité de la commune.

L’œuvre 

Dans l’église communale Saint-Marcel, une statue en bois polychrome du XVIIᵉ siècle retient particulièrement l’attention. Cette œuvre représente une Vierge de Pitié, ou Pietà, thème majeur de l’art chrétien figurant la Vierge Marie recueillant sur ses genoux le corps du Christ après la Crucifixion. Expression de douleur, de compassion et de recueillement, la Pietà invite à méditer sur la souffrance humaine et le sacrifice. L’œuvre présente une dimension patrimoniale et mémorielle singulière par son intégration au monument aux morts de la commune dédié à la guerre de 1914-1918. Elle domine une inscription particulièrement émouvante : « Marie, ô Mère des douleurs, ayez pitié de nos soldats tombés dans les derniers combats. Au Ciel, recevez-les tous ». Le parallèle entre la Vierge pleurant son fils et la commune endeuillée par la perte de ses habitants confère à cette sculpture une forte portée émotionnelle et renforce son lien profond avec l’histoire et la mémoire de Saint-Marcel-d’Urfé.

La restauration 

L’état de conservation de cette Pietà rend aujourd’hui nécessaire une intervention de restauration et de sécurisation. La polychromie présente d’importants signes de vieillissement, avec des craquelures, des pertes de matière et une altération des couleurs. L’œuvre est également affectée par des salissures ainsi que par des attaques d’insectes xylophages fragilisant le bois. La restauration comprendra un nettoyage de l’ensemble, la consolidation des parties fragilisées et une reprise des lacunes de polychromie dans le respect des techniques anciennes.

  • Artiste : anonyme
  • Type : statue en bois
  • Dimensions : 71 cm
  • Date : XVIIème siècle
  • Lieu de conservation : église Saint-Marcel, Saint-Marcel-d’Urfé (42)
  • Protection : classée (15/03/1956)

Usson-en-Forez, Assomption de la Vierge

Usson-en-Forez, situé aux confins du Forez, du Velay et de l’Auvergne, est une commune dont l’histoire remonte à l’Antiquité, lorsqu’elle occupait une position stratégique sur une voie gallo-romaine. Au fil des siècles, cette terre de frontière a été marquée par les rivalités entre provinces et seigneuries, laissant un riche héritage historique. L’église Saint-Symphorien, la chapelle de Chambriac, les vestiges des anciennes fortifications, les fours à poix, les moulins ou encore les nombreux hameaux témoignent de la richesse de son histoire rurale et artisanale.

L’œuvre 

Dans la chapelle romane de Chambriac trône une très grande toile spectaculaire : une copie agrandie – près de quatre fois plus grande que l’œuvre originale – de L’Assomption de la Vierge de Nicolas Poussin (1594 – 1665), conservée au musée du Louvre. Cette copie s’inscrit dans une politique artistique mise en place au XIXᵉ siècle, qui consistait à faire réaliser des reproductions des grands chefs-d’œuvre nationaux afin d’enrichir les églises et édifices publics. Commandée à Auguste Piot par l’État en 1851, à la demande du curé d’Usson-en-Forez, cette œuvre était destinée à orner l’église paroissiale. La composition reprend fidèlement celle imaginée par Nicolas Poussin : la Vierge Marie s’élève vers le ciel, portée par les anges dans une lumière éclatante, tandis que les apôtres, réunis autour de son tombeau, contemplent avec émerveillement le mystère de son Assomption. Au-delà de sa qualité artistique, cette toile constitue un précieux témoignage du rôle joué par les artistes copistes, comme Auguste Piot, dans la diffusion des grands modèles de la peinture française.

La restauration 

L’œuvre se trouve dans un mauvais état de conservation et nécessite une intervention de restauration. Elle est marquée par un important empoussièrement, des salissures et des traces d’humidité. Le châssis déformé entraîne un gondolement de la toile, notamment dans les angles, tandis que la couche picturale présente des craquelures. Une restauration permettrait de restituer toute la qualité de cette importante copie du XIXᵉ siècle.

  • Artiste : Auguste Piot, d’après Nicolas Poussin
  • Type : huile sur toile
  • Dimensions : 233 cm x 160 cm avec cadre
  • Date : 1851
  • Lieu de conservation : chapelle de Chambriac, Usson-en-Forez (42)
  • Protection : non protégé

Briennon, Saint Roch, saint Isidore et saint Jean-Baptiste

Située sur les rives du canal de Roanne à Digoin et de la Loire, la commune de Briennon possède une histoire étroitement liée aux voies de circulation et aux échanges commerciaux qui ont façonné le territoire roannais. Ancien village de bateliers et de mariniers, Briennon s’est développé grâce à sa position stratégique entre Loire et canal, devenant un lieu important pour le transport de marchandises aux XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles. L’église Saint-Irénée, reconstruite au XIXᵉ siècle, participe notamment au caractère authentique de la commune.

Les œuvres

Cette église conserve justement plusieurs œuvres remarquables, parmi lesquelles trois statues en bois polychrome du XVIIIᵉ siècle représentant saint Isidore, saint Jean-Baptiste et saint Roch. La présence de saint Roch revêt une signification particulière à Briennon, ancienne étape sur les chemins de pèlerinage vers Saint-Jacques-de-Compostelle. Protecteur des pèlerins et invoqué contre les épidémies, ce saint occupait une place essentielle dans les territoires traversés par les voyageurs. La statue de saint Isidore, patron du monde rural et agricole, rappelle quant à elle l’attachement du territoire à ses traditions paysannes. Enfin, saint Jean-Baptiste, figure majeure de la tradition chrétienne annonçant la venue du Christ, compte parmi les saints les plus représentés dans les églises. Ces trois sculptures constituent ainsi un précieux ensemble patrimonial qui témoigne de l’histoire locale.

La restauration 

L’état de conservation de ces trois statues nécessite aujourd’hui une intervention de restauration. Plusieurs altérations sont visibles, notamment des lacunes de dorure sur les statues de saint Isidore et de saint Jean-Baptiste, ainsi que des usures liées au temps et aux conditions de conservation. La restauration envisagée permettra de stabiliser les œuvres, de nettoyer délicatement les surfaces et de reprendre les parties altérées dans le respect des matériaux et techniques d’origine. Cette intervention est essentielle pour transmettre aux générations futures ces œuvres intimement liées à l’histoire et à l’identité de la commune.

  • Artistes : anonymes
  • Type : statues en bois
  • Dimensions : ?
  • Date : XVIIIème siècle
  • Lieu de conservation : église Saint-Irénée, Briennon (42)
  • Protection : non protégés

Colombier, Croix monumentale

Située au cœur du massif du Pilat, dans le département de la Loire, la commune de Colombier est un village de moyenne montagne au riche patrimoine rural. Son territoire, composé de hameaux traditionnels, témoigne d’une histoire étroitement liée à l’agriculture et à la vie montagnarde. Le lieu-dit Le Plâtre illustre cette identité. Il abrite une remarquable croix de chemin datée de 1651, inscrite au titre des Monuments historiques, symbole de la piété populaire et des anciens chemins de circulation.

L’œuvre

Érigée en 1651, la croix monumentale du hameau du Plâtre constitue l’un des principaux témoins du patrimoine historique de Colombier. Taillée dans le granite gris local, elle repose sur un piédestal en pierre qui lui confère une silhouette imposante et souligne son rôle de repère dans le paysage rural. Inscrite au titre des Monuments historiques, cette croix illustre la richesse du petit patrimoine religieux des monts du Pilat. Au XVIIᵉ siècle, ces monuments marquaient les chemins, les entrées de hameaux ou les carrefours, tout en servant de lieux de prière et de rassemblement pour les habitants. Selon le témoignage de l’ancien cantonnier de la commune, la croix aurait été déplacée dans le lieu-dit dans les années 1970, sans que son emplacement d’origine soit aujourd’hui connu avec certitude.

La restauration 

La croix monumentale présente plusieurs altérations nécessitant une intervention de conservation. De longues fissures verticales affectent le fût et la croix sommitale, la plus importante atteignant près de 1 cm de largeur. Ces désordres fragilisent l’ouvrage et favorisent les infiltrations d’eau. La surface du granite est également colonisée par des algues ainsi que des lichens blancs et orangés. Cette colonisation biologique, bien que courante, retient l’humidité et contribue à l’altération progressive de la pierre. Une restauration comprenant le traitement des fissures, le nettoyage de la pierre et la consolidation des parties fragilisées permettrait d’assurer la conservation durable de ce monument historique.

  • Artiste : anonyme
  • Type : croix en granit
  • Dimensions : 286 cm x 50 cm x 30 cm
  • Date : 1651
  • Lieu de conservation : lieu-dit “Le Plâtre”, Colombier (42)
  • Protection : inscrit (16/12/1949)

Saint-Galmier, Le Mariage de la Vierge

Située dans la plaine du Forez, dans le département de la Loire, Saint-Galmier est une commune au riche passé historique, réputée pour son patrimoine architectural et ses sources d’eau minérale. Développée autour du culte de saint Galmier, ermite du VIIᵉ siècle, la ville conserve un centre ancien aux ruelles pittoresques, maisons Renaissance et édifices témoignant de son histoire médiévale. À partir du XIXᵉ siècle, l’exploitation des sources minérales donne un nouvel essor à la commune. Le développement du thermalisme et de l’embouteillage de l’eau minérale façonne durablement son identité, tandis que parcs, villas et établissements de cure viennent enrichir son patrimoine.

L’œuvre

Conservée dans la chapelle du cloître de Saint-Galmier, cette œuvre est une copie réalisée par le peintre Jean-Antoine Raymond Balze (1818-1909), élève de l’atelier du peintre Ingres à Paris et reconnu pour ses nombreuses copies des œuvres de Raphaël. Le tableau reprend fidèlement le célèbre Mariage de la Vierge peint par Raphaël en 1504, aujourd’hui conservé à Milan. La composition s’organise autour du Temple de Jérusalem, placé en arrière-plan. Au premier plan, le prêtre unit Marie et Joseph, qui passe l’anneau à la main droite de la Vierge, conformément au rite du mariage de l’époque. De chaque côté de la scène principale se tiennent les témoins : à gauche, les femmes accompagnant Marie ; à droite, les prétendants éconduits. L’un d’eux brise sa baguette restée stérile, symbole de son renoncement, tandis que la branche fleurie de Joseph désigne celui qui a été choisi pour épouser Marie. Par la qualité de son exécution et la fidélité au modèle de Raphaël, cette œuvre témoigne de la diffusion des grands modèles de la Renaissance italienne dans les églises françaises au XIXᵉ siècle.

La restauration 

L’œuvre est globalement bien conservée et ne présente aucune déchirure. La toile comporte toutefois de nombreuses petites lacunes, tandis que la couche picturale est fortement ternie, probablement en raison de l’encrassement du vernis, avec d’éventuelles traces d’humidité. Le cadre, également encrassé, nécessite un nettoyage. Une restauration comprenant le nettoyage du cadre et de la toile, le traitement des lacunes et un contrôle des éventuelles altérations liées à l’humidité permettrait de redonner toute sa lisibilité à l’œuvre.

  • Artiste : Jean-Antoine Raymond Balze (1818 - 1909), d’après Raphaël
  • Type : huile sur toile
  • Dimensions : 170 cm x 100 cm
  • Date : XIXème siècle
  • Lieu de conservation : chapelle du Cloître, Saint-Galmier (42)
  • Protection : non protégé

Saint-Chamond, Annonciation

Située dans la vallée du Gier, entre Saint-Étienne et Lyon, Saint-Chamond est l’une des principales communes du département de la Loire. Son histoire remonte au Moyen Âge, lorsque la ville se développe autour du château et du prieuré fondés par les seigneurs de Saint-Chamond. De cette période subsistent plusieurs édifices et un centre ancien qui témoignent de son riche passé. À partir du XIXᵉ siècle, Saint-Chamond connaît un essor considérable grâce à l’industrialisation. Les activités métallurgiques, textiles et mécaniques, puis la fabrication d’armements, font de la ville un important pôle industriel de la région.

L’œuvre

Conservée dans l’église Saint-Pierre de Saint-Chamond, cette huile sur toile du XVIIᵉ siècle illustre l’Annonciation, épisode biblique où l’archange Gabriel annonce à la Vierge Marie qu’elle enfantera Jésus. Elle est classée au titre des Monuments historiques depuis 1982 et est également répertoriée dans le Répertoire des tableaux italiens dans les collections publiques françaises de l’Institut national d’histoire de l’art (INHA). Longtemps considérée comme une copie d’une œuvre attribuée à Fra Bartolomeo, la toile a été réattribuée en 2012 à Francesco Curradi (1570-1661), peintre italien baroque de l’école florentine, le plus important de la peinture dévote de la première moitié du XVIIe siècle. Il est l’exécutant de nombreuses commandes d’œuvres et de décors pour des cathédrales, des églises, des couvents et des résidences de Toscane. Par la finesse de son exécution et son intérêt historique, cette œuvre constitue un élément majeur du patrimoine religieux de Saint-Chamond.

La restauration 

Le tableau est aujourd’hui menacé par l’environnement très humide de la chapelle qui l’abrite. Les remontées capillaires dégradent les maçonneries et les enduits, dont certains risquent d’endommager la toile. Le tableau présente une distension de la toile, un encrassement de la couche picturale, plusieurs lacunes et une opacification du vernis. Le cadre classé est également encrassé et présente de nombreuses craquelures. La restauration permettrait de mettre l’œuvre en sécurité, de lui redonner toute sa lisibilité et d’améliorer sa présentation au public grâce à une nouvelle scénographie mieux adaptée.

  • Artiste : attribué à Francesco Curradi (1570 - 1661)
  • Type : huile sur toile
  • Dimensions : 245 cm de hauteur
  • Date : XVIIème siècle
  • Lieu de conservation : église Saint-Pierre, Saint-Chamond (42)
  • Protection : classé (30/09/1982)

Roanne, Imprimante linotype du Pays Roannais

Roanne possède une riche tradition dans le domaine de la presse et de l’édition locale. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la reconstruction de la vie démocratique s’accompagne du développement d’une presse indépendante, soucieuse d’informer les habitants et de témoigner de la vie du territoire. Fondé le 11 octobre 1945 par Pierre Bouligaud, Le Pays Roannais s’inscrit dans la continuité de La Liberté Roannaise, journal du Comité de Libération publié à partir d’août 1944. Héritier de cet engagement en faveur de l’information locale, l’hebdomadaire accompagne depuis près de quatre-vingts ans l’actualité politique, économique, culturelle et patrimoniale du Roannais.

L’œuvre

Cette Linotype a été utilisée pendant plusieurs décennies pour composer les pages du journal Le Pays Roannais, imprimé rue de Sully à Roanne. Inventée en 1886 par Ottmar Mergenthaler, la Linotype révolutionne l’imprimerie en permettant de composer une ligne entière de texte en un seul bloc de plomb, contrairement à la typographie traditionnelle, où les caractères étaient assemblés un à un. Cette innovation accélère considérablement la fabrication des journaux. Dès ses débuts en 1945, le journal adopte cette machine, et pendant plusieurs décennies, le bruit des claviers, le cliquetis des matrices et le métal en fusion rythmeront le travail des typographes. Remplacée à partir des années 1970 par l’offset, la photocomposition puis l’informatique, cette imposante machine d’environ 1,5 tonne demeure le symbole d’un savoir-faire aujourd’hui disparu, lorsque chaque page de journal naissait du plomb et de la maîtrise des ouvriers typographes.

La restauration 

La Linotype doit faire l’objet d’une restauration afin d’assurer sa conservation et de préparer sa mise en valeur. À l’issue de cette intervention, elle sera installée de manière permanente sur la branche de rue reliant la place centrale de l’îlot Foch-Sully à la rue de Sully, à l’emplacement même des anciens locaux du journal Le Pays Roannais. Cette implantation rappellera le lien historique entre cette machine emblématique et l’histoire de la presse roannaise. Le projet sera complété par un dispositif de médiation comprenant un QR code, permettant au public d’accéder à des informations sur la Linotype, son fonctionnement et son rôle dans l’histoire du journal et de l’imprimerie.

  • Fabricant : inconnu
  • Type : imprimante linotype
  • Dimensions : ?
  • Date : XXème siècle
  • Lieu de conservation : rue de Sully, Roanne (42)
  • Protection : non protégé
  • Parrainé par un salarié

Roanne, Les Gourmandes, d'Arman

Roanne est une ville emblématique de la gastronomie française, en particulier grâce à la célèbre famille Troisgros, dont le restaurant a contribué à son rayonnement international. Cette identité culinaire est renforcée en 1987 avec la création du Festival des Arts de la Table, qui met notamment à l’honneur les grands acteurs de la gastronomie roannaise. Lors de la sixième édition, en 1992, le maire Jean Auroux fait appel à l’artiste Arman pour réaliser une œuvre monumentale dédiée à l’univers culinaire. Inaugurée le 30 septembre 1992 sous le nom de Les Gourmandes, cette sculpture devient un symbole de l’identité gastronomique de Roanne.

L’œuvre

Les Gourmandes est une sculpture monumentale réalisée en 1992 par le célèbre artiste Arman (1928-2005). Installée devant l’ancien restaurant des frères Troisgros à Roanne, elle rend hommage à la tradition gastronomique de la ville et à la renommée internationale de la famille Troisgros. Haute d’environ 4,5 mètres, l’œuvre est composée de 120 fourchettes en bronze, coulées individuellement puis assemblées par soudure. Leur accumulation en spirale crée une impression de mouvement ascendant, transformant un objet du quotidien en un monument spectaculaire. Cette œuvre s’inscrit dans la démarche artistique d’Arman, qui intègre les objets manufacturés à la création artistique. Membre fondateur du mouvement du Nouveau Réalisme, il est notamment connu pour ses Accumulations, série emblématique à laquelle appartient Les Gourmandes. Devenue un symbole de Roanne, cette sculpture est aujourd’hui l’une des œuvres d’art public les plus photographiées de la ville.

La restauration 

Installée à Roanne depuis plus de trente ans, Les Gourmandes est exposée en permanence aux intempéries et à une circulation automobile dense. Comme toute sculpture en bronze, elle a naturellement développé une patine brun-vert au fil du temps. Cependant, cette évolution s’est accompagnée d’un important encrassement dû aux dépôts de pollution atmosphérique, altérant la lisibilité de l’œuvre et son aspect d’origine. Une campagne de restauration apparaît aujourd’hui nécessaire afin de procéder à un nettoyage adapté, de préserver l’intégrité de l’œuvre et de lui redonner toute sa qualité esthétique.

  • Artiste : Arman (1928 - 2005), Fonderie Bocquel
  • Type : sculpture en bronze
  • Dimensions : 450 cm de hauteur
  • Date : 1992
  • Lieu de conservation : place Jean Troisgros, Roanne (42)
  • Protection : non protégé
  • Parrainé par un salarié

Saint-Symphorien-de-Lay, Fontaine

Située entre Roannais et Beaujolais, Saint-Symphorien-de-Lay possède une histoire ancienne, marquée par sa position stratégique sur l’axe Paris-Lyon. Dès l’époque gallo-romaine, le territoire est occupé, comme en témoignent les vestiges d’une villa découverte à Pieragaut. Au Moyen Âge, le village se développe autour d’un prieuré fondé par les moines de Cluny. Au fil des siècles, la commune devient une importante étape sur la route de Paris à Lyon. Le Relais de la Tête Noire, installé dès le XVe siècle, témoigne de cette époque où voyageurs et diligences animaient le bourg.

L’œuvre

Située à l’intersection de la route Nationale 7 et de la rue de la Tête Noire, la fontaine de Saint-Symphorien-de-Lay constitue un repère du patrimoine local. Sa maçonnerie est composée de briques rouges, complétées par des éléments en pierre sculptée qui encadrent et couronnent la structure. Le bassin, en pierre ou en béton, complète l’ensemble. L’élément le plus remarquable est son robinet en métal, en forme de tête sculptée représentant un personnage mythologique. Ce type de figure, présent sur les fontaines depuis l’Antiquité, pouvait évoquer des divinités liées à l’eau ou simplement servir à l’évacuation de l’eau. Les motifs géométriques et les corniches en pierre évoquent une inspiration classique ou néoclassique, renforçant le caractère monumental de la fontaine, qui constitue ainsi un élément à la fois fonctionnel et décoratif du village.

La restauration 

La fontaine de Saint-Symphorien-de-Lay présente aujourd’hui plusieurs signes de dégradation nécessitant une restauration. La maçonnerie montre des fissures, des affaissements et une forte usure des briques et des pierres. Le crépi du panonceau central est également craquelé et s’effrite. La tête servant de robinet est marquée par le temps et l’humidité, avec des traces de corrosion, tandis que le mécanisme pourrait nécessiter une remise en état. L’écoulement de l’eau favorise aussi la présence de mousse et d’humidité autour du bassin. Une restauration permettrait de consolider la structure, remplacer les éléments abîmés, refaire le crépi, traiter la tête et nettoyer le bassin.

  • Artiste : anonyme
  • Type : fontaine en pierre et brique
  • Dimensions : ?
  • Date : ?
  • Lieu de conservation : Saint-Symphorien-de-Lay (42)
  • Protection : non protégé
  • Parrainé par un salarié

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