Carnet de route : parcours en Occitanie

Cet été, embarquez avec La Sauvegarde pour un parcours à travers l’Occitanie. De village en village, découvrez six sites emblématiques d’une région où la Fondation œuvre depuis plus de cinquante ans. Depuis 1972, elle y a consacré 3,7 millions d’euros pour soutenir la restauration de 363 édifices et PRÉSERVER un patrimoine d’une grande richesse.

Aveyron
Quins (12) – Chapelle Saint-Clair de Verdun
- Montant total des dons : 6 000 €
- 6 000 € en 2025
La chapelle Saint-Clair, inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis 1999, est l’un des édifices religieux les plus anciens du département de l’Aveyron. Érigée avant l’an 1000 en pierre de schiste locale, elle a longtemps appartenu au château de Verdun. Après son abandon, elle est devenue, à la fin du XVe siècle, une chapelle de pèlerinage dédiée à Saint-Clair. Dans le chœur, des peintures murales de la même époque furent retrouvées en 1975.


Ariège
Massat (09) – Église de la Vierge de la Nativité
- Montant total des dons : 1 000 €
- 1 000 € en 2022
L’église de la Vierge de la Nativité est le vestige d’un illustre passé, à l’époque où Massat était la plus importante ville de l’Ariège. Ses premières fondations remontent au XIIᵉ siècle. Elle fut ensuite agrandie et remaniée au cours du XVIIIᵉ siècle, comme en témoignent son remarquable portail occidental de style classique et son imposant clocher de plan octogonal. L’église est composée d’un chevet semi-circulaire et d’un transept formé de deux chapelles accolées aux murs gouttereaux de la nef principale. En raison de son caractère atypique, l’édifice est inscrit au titre des monuments historiques depuis le 12 novembre 1985.


Aude
Gasparets (Boutenac) (11) – Église Saint-Martin-de-Gasparets
- Montant total des dons : 10 000 €
- 10 000 € en 2019
Située au cœur des terres viticoles de l’Aude, l’église Saint-Martin-de-Gasparets présente une architecture sobre et massive. Composée d’une nef et d’un chœur séparés par un arc brisé, elle conserve un chevet, qui constitue sa partie la plus ancienne, probablement d’origine wisigothique. Les murs de l’église, épais de plus d’un mètre, lui confèrent un caractère défensif qui laisse penser qu’elle pouvait servir de refuge aux habitants du village. Tout autour s’étend un cimetière renfermant de nombreuses sépultures constituées de grandes dalles funéraires, impressionnantes par leur taille et adossées à l’édifice.


Gers
Boulaur (32) – Abbatiale Sainte-Marie de Boulaur
- Montant total des dons : 14 000 €
- 14 000 € en 2026
Le prieuré de Boulaur fut fondé entre 1139 et 1140 par la comtesse Longuebrune. L’église actuelle daterait toutefois du XIVᵉ siècle. De l’édifice roman subsiste notamment le portail nord, tandis que les bâtiments conventuels furent entièrement reconstruits au XVIIIᵉ siècle. À la Révolution, le domaine fut vendu comme bien national et changea plusieurs fois de propriétaire avant d’être acquis par Madame de Latour, qui y rétablit une communauté religieuse. Malgré plusieurs épisodes d’exil, les moniales cisterciennes occupent les lieux depuis 1949. Le domaine est inscrit au titre des monuments historiques depuis 1972.


Hautes-Pyrénées
Orignac (65) – Église Saint-Martin
- Montant total des dons : 45 000 €
- 30 000 € en 2021
- 15 000 € en 2016
Le village d’Orignac, situé sur une crête à 550 mètres d’altitude, abrite une église probablement construite au XIIᵉ siècle. Entourée d’un enclos quasi circulaire, elle est dotée d’un clocher carré coiffé d’une flèche en éteignoir à cinq clochetons d’ardoise. Sa fausse voûte lambrissée, antérieure à la Révolution, présente un décor exceptionnel représentant la Vierge Marie entre Dieu le Père et le Christ, accompagné de saint Michel terrassant le dragon et de saint Jean-Baptiste. Unique dans les Pyrénées par sa richesse et sa polychromie, cet ensemble est inscrit au titre des monuments historiques depuis 2018.

© Romain BassenneHérault
Mérifons (34) – Chapelle Saint-Pierre
- Montant total des dons : 9 000 €
- 9 000 € en 2025
La chapelle Saint-Pierre se distingue par sa silhouette particulièrement trapue, caractérisée par un plan en croix latine et une toiture peu inclinée en lauzes de schiste. La variété des pierres employées confère à l’ensemble une profonde tonalité brun-rouge. Si certains éléments architecturaux permettent de dater l’édifice du XIᵉ siècle, la légende raconte que saint Fulcran, évêque de Lodève († 1006), y aurait été baptisé. Initialement dépourvue de voûte, la nef fut couverte, sans doute aux XVᵉ ou XVIᵉ siècles, de deux travées de voûtes d’arêtes. Au XIXᵉ siècle, alors que l’édifice menaçait de s’effondrer, il fut restauré, préservant ainsi son caractère historique et esthétique.


Nos projets en faveur des édifices
Restaurer, protéger et transmettre le patrimoine