Prix Lambert 2026 : Lucas La Barbera récompensé
Le Prix Lambert 2026 distingue Lucas La Barbera pour sa thèse consacrée à l’architecture gothique en Bourgogne. Il s’accompagne de la parution de l’ouvrage issu des recherches de Julie Glodt, PRIMÉE EN 2024.
Lucas La Barbera, lauréat du Prix Lambert 2026
La Sauvegarde de l’Art Français est heureuse d’annoncer que Lucas La Barbera est le lauréat du Prix Lambert 2026.
Docteur en histoire de l’art à l’Université de Strasbourg, au sein du laboratoire ARCHE (Arts, civilisation et histoire de l’Europe), il a consacré sa thèse à L’architecture gothique en Bourgogne (1150-1300). Analyse d’un art de bâtir.
Spécialiste de l’histoire de l’art du Moyen Âge occidental, Lucas La Barbera étudie les monuments gothiques sous l’angle de leur conception, de leurs techniques de construction et de leur inscription dans un territoire. Ses recherches s’intéressent à la circulation des formes, des modèles et des savoir-faire, afin de mieux comprendre les transferts artistiques qui façonnent les paysages monumentaux médiévaux.
En replaçant les édifices dans leur contexte historique, géographique et culturel, il montre que la diffusion du gothique ne relève pas d’un phénomène uniforme. L’un des apports majeurs de sa recherche consiste à démontrer que, dans l’Est de la Bourgogne, les formes romanes ne disparaissent pas avec l’apparition du gothique. Pendant plusieurs décennies, les bâtisseurs continuent d’adapter et de faire évoluer des traditions locales, révélant un dialogue fécond entre héritage roman et innovations gothiques.
Lucas La Barbera, lauréat du Prix Lambert 2026 pour sa thèse consacrée à l’architecture gothique en Bourgogne.De la thèse au livre : le parcours de Julie Glodt
Parallèlement à la désignation de son nouveau lauréat, le Prix Lambert célèbre la publication de l’ouvrage issu de la thèse de Julie Glodt, lauréate en 2024.
Publié aux Éditions de la Sorbonne sous le titre L’environnement textile de l’autel (v. 1250-v. 1550). Une histoire ritologique de l’art, cet ouvrage renouvelle notre compréhension du décor de l’autel à la fin du Moyen Âge. En s’intéressant aux textiles liturgiques — nappes, antependia, dais, courtines ou encore corporaux — longtemps restés en marge des études sur le mobilier ecclésial, Julie Glodt montre combien ils participent à la définition visuelle de l’autel et à la mise en scène du rituel eucharistique. Croisant l’étude de leur matérialité, de leurs usages et des pratiques liturgiques, son approche met en lumière le rôle essentiel de ces étoffes dans l’expérience sensible et symbolique de l’espace sacré.
Lauréate du Prix Lambert 2024, Julie Glodt lors de la cérémonie de remise du prix.Un prix pour faire rayonner la recherche
Créé en 2019 grâce au mécénat de Thomas Lambert, ancien élève de l’École normale supérieure et administrateur de la Fondation au titre des amis et mécènes, le Prix Lambert récompense chaque année une thèse d’excellence en histoire de l’art soutenue dans une université française. Doté de 10 000 €, il associe une récompense attribuée au lauréat et une aide à la publication versée à l’éditeur, affirmant ainsi sa double ambition : soutenir les jeunes chercheurs et favoriser la diffusion de leurs travaux.

Le Prix LamberT
Un prix pour la recherche et la publication des thèses en histoire de l’art