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Châsse reliquaire

Antonin Riglet et Lucie Koehl, étudiants à l’université de Dijon Bourgogne-Franche-Comté, se lancent dans le sauvetage d’une châsse reliquaire conservée à Beaune (21).

L’OEUVRE

Cette châsse reliquaire du XVème est actuellement conservée dans la sacristie Notre-Dame à Beaune. On ne connaît pas l’identité du saint qu’elle contenait ni son auteur.

Ce reliquaire en bois peint et doré en forme de sarcophage recouvert d’un couvercle à deux versants évoque la forme d’une église. Le bâtiment miniature est composé de deux longs côtés et de deux pignons. Quatre petits contreforts placés de biais sur chacun des angles de la structure sont surmontés de pinacles. Sur le faîte et les rampants, se déploient de petits redents trilobés décoratifs alors qu’un bouquet feuillagé surmonte le gable. Sur chacune des faces de cette châsse se trouvent des scènes peintes.

Sur un premier pignon, se reconnaît une représentation du Christ du Jugement dernier, assis sur le globe du monde et accompagné de la Résurrection des morts. Sur le second pignon, la Vierge debout tient l’Enfant dans ses bras. L’un et l’autre se contemplent tendrement.

Sur les deux longs côtés se trouvent différents personnages. D’un côté, un chanoine agenouillé en position de donateur est présenté par saint Pierre à un évêque identifiable à saint Thomas Becket. Ce personnage est représenté́ cinq fois dans l’œuvre. Il apparaît en effet une nouvelle fois à gauche avec un roi à ses genoux, qu’on a identifié comme Henry II. Sur le long côté opposé, un personnage est agenouillé devant le saint qui lui touche la bouche du doigt. À l’autre extrémité de la scène c’est un moine (bénédictin ?) qui est présenté agenouillé devant Thomas Becket.

LA RESTAURATION

L’état de l’œuvre n’est pas bon. La peinture est écaillée sur les deux longs côtés ainsi qu’à différents endroits des éléments microarchitecturés où la dorure est partiellement effacée. En outre, l’un des quatre pinacles des angles a disparu et un autre est tordu. Quelques éléments manquent dans les trilobés décoratifs. La structure de l’œuvre est, elle aussi, très endommagée. Les assemblages sont disjoints. Même si l’œuvre avait déjà été restaurée entre 1853 et 1854 par Albert-Humbert, elle l’a de nouveau été entre 1893 et 1894, date à laquelle elle fut repeinte.

Les restaurations envisagées sont :

  • Dépoussiérage
  • Consolidation de l’œuvre
  • Reprise du décor peint des panneaux principaux et de la structure
  • Protection de l’œuvre avec un traitement fongicide ou insecticide, si nécessaire

À la suite de sa restauration, cette châsse sera conservée dans la sacristie en attendant son installation définitive dans l’une des chapelles de la collégiale Notre-Dame de Beaune.

Le projet en images

Châsse reliquaire

Châsse reliquaire

Equipe Dijon

Châsse reliquaire

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