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Somme affectée
2 500 €

Le Ravissement de sainte Madeleine, conservé dans l’église Saint-Loup de Châlons-en-Champagne, a été réalisé dans l’atelier de Simon Vouet, d’après une composition originale du maître du baroque français. En 2026, le tableau est restauré par Igor Kozak et Tatiana Ullois. Cette intervention est réalisée dans le cadre de la campagne du « Plus Grand Musée de France », grâce au mécénat de la Fondation Lazard Frères Gestion. En s’associant à La Sauvegarde de l’Art Français pour cette campagne de restauration, la Fondation réaffirme son soutien à la préservation du patrimoine culturel ainsi que son attachement aux territoires, en particulier à l’Ouest de la France et à Rennes, où l’œuvre sera prochainement présentée au musée des Beaux-Arts dans le cadre d’une exposition consacrée au peintre.

Simon Vouet, entre l’Italie et la France

Figure majeure de la peinture française du XVIIᵉ siècle, Simon Vouet naît à Paris en 1590. Il séjourne une quinzaine d’années en Italie, notamment à Rome, où il se confronte directement aux grands courants artistiques de son temps. Il assimile notamment le clair-obscur du Caravage, la richesse des coloris de la peinture italienne ainsi que le goût baroque pour le mouvement et les compositions spectaculaires.

Devenu l’un des peintres français les plus renommés de son époque, Vouet est rappelé en France par Louis XIII en 1627 et devient premier peintre du roi. Il reçoit alors de nombreuses commandes pour la cour, les demeures aristocratiques et les édifices religieux.

Dans les années 1630, il dirige à Paris l’un des ateliers les plus importants et les plus influents de son temps. De nombreux artistes y travaillent ou s’y forment, parmi lesquels Eustache Le Sueur, Pierre Mignard et Charles Le Brun, qui joueront à leur tour un rôle majeur dans la peinture française du XVIIᵉ siècle.

Le ravissement de sainte Madeleine

Le tableau représente Marie Madeleine emportée vers le ciel par deux anges. La sainte, les longs cheveux dénoués, abandonne son corps aux figures célestes qui la soutiennent. Son attitude et son expression traduisent l’intensité de l’expérience mystique qu’elle est en train de vivre.

Selon une hypothèse proposée à propos de cette composition, le visage de Marie Madeleine reprendrait les traits de Virginia Vezzi, peintre italienne et épouse de Simon Vouet, disparue en 1638. Si cette identification demeure une hypothèse, elle donnerait à la représentation de la sainte une dimension plus personnelle et intime.

La composition est caractéristique du langage développé par Simon Vouet après son retour d’Italie. Le mouvement des figures, les effets de lumière, la richesse des étoffes et la théâtralité de la mise en scène sont autant d’éléments caractéristiques de la peinture baroque qui l’a inspirée.

Une composition célèbre et largement diffusée

Le succès du Ravissement de sainte Madeleine est attesté par l’existence de plusieurs versions de la composition. Une autre version est notamment conservée au musée des Beaux-Arts et d’Archéologie de Besançon.

Un dessin préparatoire de cette composition, provenant de la prestigieuse collection de Pierre-Jean Mariette, est également conservé au musée du Louvre. 

« Le Plus Grand Musée de france » depuis 2013

Lancée en 2013 par La Sauvegarde de l’Art Français, la campagne de restauration du « Plus Grand Musée de France » sensibilise les Français à la préservation du patrimoine mobilier public. Cette vaste mobilisation en faveur des œuvres de nos territoires a déjà permis la restauration de 450 objets (certains encore en cours de restauration), soulevant un total de 3 300 000 euros.

Depuis sa création, « Le Plus Grand Musée de France » s’est associé à 17 partenaires – dont 14 entreprises/fonds et 3 régions – bénéficiant à plus de 300 communes, partout en France. 

Portée par l’implication de 400 000 citoyens – lycéens, actifs et retraités – la campagne s’impose aujourd’hui comme l’un des grands projets participatifs dédiés à la sauvegarde du patrimoine régional en France.

Le projet en images

©Igor Kozak