• Supprimer
  • Supprimer
  • Supprimer

Correspondant de la Sauvegarde de l’Art Français pour le département de l’Aube, François Cartault, officier de l’Ordre national du Mérite, chevalier de l’Ordres des Arts et des Lettres, est décédé le vendredi 29 mai.

Né en 1923, il a toujours été préoccupé par le beau et le bien commun. Les témoignages des maires de l’Aube exprimant leur gratitude à son égard sont impressionnants. Durant plus de 20 ans, il a œuvré sans relâche, sillonnant le territoire de son département qu’il connaissait comme sa poche.
Chaque église était notée dans sa prodigieuse mémoire, et il connaissait pour chaque commune les besoins de restauration ou les mouvements municipaux.

 

"la sauvegarde gardera la mémoire de François Cartault comme un exemple"

Le 26 juin 1986, François Cartault crée l’association « Les amis du château de la Motte Tilly », et en sera Président jusqu’en 2014. Une centaine d’adhérents, les « bonnes fées » du château, organise tout au long de l’année, des animations : visites guidées, concerts, récitals vocaux, pièces de théâtre, contes et goûters pour enfants… En 1987, un son et lumière, une nouveauté, marque les esprits.

Très attaché à la convivialité, François Cartault fait toujours préparer une collation à la fin de chaque évènement. De fil en aiguille, son engagement à la Motte-Tilly, demeure de la marquise de Maillé, le conduit à devenir bénévole pour la Sauvegarde de l’Art Français dont elle fut la seconde présidente.

Autour de Troyes, il relaye les initiatives favorables au patrimoine, comme « Un jour une église » monté par José Cortel, qu’il connaissait de longue date. Toujours, il cherche les synergies possibles entre chaque association.

Monsieur Cartault insistait souvent sur l’importance de cultiver une excellente communication avec les parties prenantes de la restauration du patrimoine. C’est ainsi qu’il lance des tournées communes avec l’Architecte des Bâtiments de France et avec ses homologues de la Fondation du Patrimoine, mais également les architectes du patrimoine de sa région.

Il animait un échange concernant le patrimoine religieux de l’Aube le 6 décembre 2016, accueillant avec le président de la Sauvegarde, Olivier de Rohan Chabot, les affectataires, architectes, associations pour permettre une meilleure compréhension des enjeux communs.  

Son attention aux détails, son humour, sa conviction et sa puissance de persuasion en faisaient un interlocuteur très apprécié.  Cet amoureux des églises de Troyes était également membre de la société académique de l’Aube et expert immobilier honoraire près la cour d’appel de Reims.

Infatigable jusqu’à la fin, il relançait les communes depuis la chambre confinée de sa maison de retraite. C’est avec beaucoup de tristesse que nous avons appris sa mort le vendredi 29 mai dans sa 98ème année. Nous adressons nos respectueuses pensées à son épouse.

TémoignageS

Alain Izabel, délégué départemental de l’Aube pour la Fondation du Patrimoine:

« M. Cartault était homme de contact humain, cherchant toujours à faire progresser les hommes vers le respect de la nature et du patrimoine culturel et surtout religieux. Il n’hésitait pas à bousculer les responsables pour qu’il ne laissent pas tomber en ruine les batiments religieux et donnait toujours de bons conseils en ajoutant une pointe d’humour.
Je garde de lui des qualités d’ un homme discret et volontaire pour sa disponibilité pour la sauvegarde  de notre patrimoine. »

Jean-Baptiste Laurey, maire de Praslin (Aube):

« Son investissement sur le territoire ainsi que ses connaissances techniques et historiques ont permis la restauration et la mise en valeur de nombreux édifices »

Jean-Louis Martinot-Lagarde, correspondant de la Sauvegarde pour les Pyrénées-Atlantiques:

« Avec beaucoup d’humour, il savait bousculer les uns et les autres pour en obtenir le meilleur. »

Magali Rebours, maire d’Avirey-Lingey:

« Quelle tristesse lorsqu’un personnage comme Monsieur François Cartault nous quitte. Il a su œuvrer pour notre Eglise Saint-Phal à plusieurs reprises aux côtés de la Sauvegarde de l’Art Français.
J’ai eu le plaisir de le rencontrer et de lui montrer l’avancement de nos travaux lors d’une visite locale. Quel dommage qu’il ne puisse voir l’achèvement de cette restauration.
Une personne qui va beaucoup manquer au patrimoine culturel et religieux ! »